Interview

Lumière sur… Jacques Expert !

Je ne vous présente plus l’auteur français Jacques Expert qui fait partie de mes incontournables depuis que je l’ai découvert, bien que tardivement je dois l’avouer.

Après une riche carrière en tant que journaliste, il est désormais auteur à plein temps et il publie de manière active, un roman par an, pour notre plus grand bonheur !

Cette interview est le deuxième échange que nous avons ensemble, je vous propose de (re)découvrir le premier si vous le souhaitez en cliquant ici.

Dans cette interview, l’auteur nous parlera un peu de lui, et beaucoup de son dernier roman Le carnet des rancunes.

Avant de vous lancer dans la lecture de cette interview, vous pouvez re(découvrir) mes chroniques :

Et maintenant, place à l’interview !

Lumière sur Jacques Expert !

Bonjour Jacques. Vous n’en êtes pas à votre coup d’essai en écrivant un roman dont le thème principal est la vengeance, vous l’abordez déjà dans Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils. Qu’est-ce qui vous donne envie de continuer d’explorer ce processus humain qui consiste à nuire à ceux qui nous ont fait du mal ?


La vengeance est un ingrédient assez classique des thrillers. En revanche, ici j’y ajoute la notion de rancune, c’est à dire, comme le définit le Larousse, d’un ressentiment que l’on garde d’une offense, d’une injustice. Chacune de nous a des rancunes enfouies, c’est cette plaie, pour certain indélébile, que j’ai voulu raconter. Mon héros n’a rien oublié, Il s’est promis de solder ses rancunes à cinquante ans et il vient de les fêter.
Lui, c’est un rancunier, vrai de vrai !
J’aime comme vous le savez, Anaïs, explorer les tréfonds de la complexité l’âme humaine dans mes romans. Les rancuniers et leurs rancunes sont un territoire d’exploration formidable pour un romancier. Comme je le dis souvent, c’est en priorité l’individu qui m’intéresse davantage que son acte. Le criminel plus que son crime.



La noirceur humaine est l’essence même de vos romans. N’êtes-vous pas tenté parfois de vos en éloigner pour écrire des histoires disons plus… Joyeuses ?

Au cours de mes années de grand reporter à France Inter, puis comme auteur de documentaires, j’ai souvent été confronté à la noirceur humaine dans de qu’elle a parfois de pire. Aussi, la noirceur que je raconte ne m’effraie pas, je dirais même qu’elle est parfois en de ça de ce que j’ai vu. Alors, indéniablement, je dois être influencé par mon passé professionnel.
Cependant, vous trouverez, dans ma bibliographie un roman réjouissant et gai, « Ne nous quittons pas », une histoire vraie, émouvante et sans assassinat. Comme quoi…
Quant à écrire du feel good, je ne sais si je saurais, en revanche, je sais que ce genre n’est pas pour moi.
D’ailleurs si on m’applique la formule, dis moi ce que tu lis je te dirai qui tu es, réponse, je lis quasiment que des polars ! Je vous laisse en tirer les conclusions qui s’imposent !



Et d’ailleurs, quel rancunier êtes-vous, Monsieur Expert ?

Je ne suis pas rancunier, pourtant j’aurais de quoi l’être ! Avec moi, les rancunes autant que les trahisons, finissent par s’éroder avec le temps. Cela ne veut pas dire que je les oublie, mais je passe à autre chose. La vie est trop courte et bien trop passionnante pour se prendre la tête avec ça.


Depuis quelques années, vous publiez un roman par an. Quel rythme ! Comment se déroule votre travail d’écriture ? Est-ce que vous écrivez tous les jours, à des horaires définis et dans une mise en condition particulière ? Vos lecteurs veulent tout savoir !


Sauf quand je décroche vraiment pour voyager, j’écris quasiment tous les jours. C’est d’abord une nécessité pour garder le fil de l’histoire. Par exemple aujourd’hui, jeudi 23 février, j’ai travaillé sur mon prochain triller de 10 heures à midi et je vais m’y remettre après avoir rempli ce questionnaire. J’ajoute que je n’ai pas d’horaires fixes et je ne m’impose aucune durée. J’écris pendant la journée, jamais la nuit ni au petit matin. Le meilleur endroit est mon bureau et j’écris en faisant tourner les deux mille titres de mon Deezer. Sinon pas de mise en condition particulière, et j’ai la chance de ne pas connaître le syndrome de la page blanche.
Ecrire est pour moi désormais une activité à plein temps, puisque je travaille sur une mini série pour TF1 et je coécrit le scénario de Tu me plais, pour le cinéma.
Bref, ainsi confiné, j’ai échappé au covid !



Les salons littéraires reprennent de plus belle en 2022 après deux ans plutôt compliqués en raison de la pandémie. Où vos lecteurs pourront-ils venir vous rencontrer cette année ?


Quelques salons sont déjà programmés comme Lens, fin mars, Quai du polar à Lyon, début avril, le salon du livre de Paris, 23 et 24 avril, Limoges le 14 mai et bien sûr livre en poche à Saint Maur, fin juin
Il y a aussi de rendez-vous en librairie, comme, A Hyères et la Seyne sur mer et Hyeres les 17 et 18 mars, à Metz, le 8 avril



Le carnet des rancunes vient tout juste d’être publié, mais nous sommes nombreux à nous demander déjà… A quand le prochain ? ☺
Un par an, comme vous le dites.. Alors, il faut que je me remette au boulot puisque le prochain est programmé pour le premier semestre 2023 !



Je vous laisse carte blanche pour terminer cette interview !

Vivement le 8 avril à Metz, chère Anaïs ! Il y aura une rencontre au sommet.

Je vous remercie infiniment d’avoir pris le temps de répondre une nouvelle fois à mes questions. Je vous dis à très bientôt à Metz !

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