Editions Pocket, Polar/thriller nordique

Tu me manqueras demain – Heine Bakkeid

Le mois de décembre se prête particulièrement bien à la lecture de thriller nordique. Après le rendez-vous manqué avec Jo Nesbo, je découvre un nouvel auteur norvégien traduit en France. C’est toujours une joie immense pour moi de voir que de nouveaux auteurs sont traduits, et je dois avouer que la couverture illustrée par une aurore boréale a été d’une grande importance dans mon choix de lecture =)

Cet ouvrage est le premier d’une trilogie et je peux d’ores et déjà vous dire que j’attends la suite avec impatience !

Je vous parle aujourd’hui de Tu me manqueras demain, de Heine Bakkeid, publié chez Pocket.

L’histoire (4ème de couverture)

Parfaite entrée en matière !

J’ai failli refermer immédiatement le bouquin quand j’ai lu les premières pages où on assiste à un entretien professionnel entre une conseillère emploi et un flic déchu, au sein de l’organisme norvégien qui est l’équivalent de Pôle emploi en France. Qui ose me parler boulot alors que je suis en week-end hein ? J’ai ensuite failli refermer le bouquin (ouais j’étais pas dans une bonne lune ce jour-là !) quand j’ai compris qu’il se déroulait à Tromsø et alentours en Norvège, lieux dans lesquels je suis supposée me rendre en voyage en mars prochain mais qui sera très certainement et pour la deuxième fois annulé pour cause de nouveau variant super méga méchant. Ces deux contrariétés passées, je dois avouer que j’ai rapidement été prise de passion pour ce roman au point de le lire d’une traite. Commencé tôt le matin un samedi, terminé après une journée à faire le mollusque dans le canapé, ce livre est tout ce que je cherche quand j’ouvre un polar nordique.

L’intrigue se déroule à l’automne et autant vous dire que si vous avez en ce moment besoin de soleil, de palmiers et de luminosité, ça risque de ne pas vous plaire ! Plus sombre et lugubre comme ambiance, tu meurs. On fait la rencontre d’un ancien flic, Thorske, tout juste sorti de prison et qui a interdiction de retourner dans la police. Son psy le met en lien avec des parents éplorés qui cherchent à faire la lumière sur la disparition mystérieuse de leur fils. Démarrent alors les recherches,  et les dangers sont grands, dans le nord norvégien.

A la différence de Leur domaine de Jo Nesbø où j’ai cru mourir d’ennui, ici l’ambiance ultra pesante de l’environnement dans lequel évolue le personnage donne du corps à une intrigue relativement classique. Il y a un petit côté huis-clos d’ailleurs dans ce roman, même s’il n’en est pas réellement un. Les lieux isolés, la tempête qui arrive et qui déchaîne la mer renforcent le sentiment d’isolement, d’éloignement et d’étouffement même. J’attache beaucoup d’importance à l’environnement dans mes lectures, il n’y a rien de plus fade qu’un polar classique qui ne se contente que de dérouler des faits les uns après les autres, sans prendre en compte l’atmosphère dans laquelle évoluent les personnages.

Le personnage de Thorske ajoute également du caractère à l’intrigue. Traumatisé par des événements qui ont conduit à son emprisonnement et dont nous découvrirons les faits au fil de la lecture, il garde des séquelles psychologiques importantes, il est accro aux médicaments et n’arrive pas à surmonter ses angoisses sans eux. Pourtant, le professionnalisme du bonhomme le pousse à poursuivre son enquête contre vents et marées, et en se mettant parfois lui-même en danger. L’auteur se plaît à nous perdre dans les méandres de sa psyché, on se demande parfois ce qui est réel, hallucinatoire ou carrément surnaturel (n’ayez pas peur, c’est vraiment très léger comme impression).

Le mot de la fin

Mon seul regret est de ne pas avoir attendu d’être en Norvège pour le lire, car l’intrigue se situe pile poil dans le secteur où je dois me rendre en mars prochain (si le Coco19 se calme parce que c’est mal barré !)

Finalement je n’arrive pas à savoir ce qui a fait que je n’ai pas pu lâcher ce roman. Je suppose que je me suis sentie bien en sa compagnie, comme on se sentirait bien dans une couette moelleuse un soir de tempête. Il m’a permis de déconnecter d’une semaine qui avait été difficile, il a été mon réconfort, mon exutoire, et j’ai en tout cas hâte de lire le prochain tome de la trilogie.

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