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Leur domaine – Jo Nesbo

Amoureuse de thrillers nordiques, je n’avais encore jamais lu un seul Jo Nesbo. Le fait qu’une partie de ses romans se déroule dans un autre pays que la Norvège ne me donnait pas envie de le découvrir, alors quand j’ai vu que celui-ci était non seulement un one shot mais en plus se déroulait là-bas, j’ai foncé ! Et… ça ne s’est pas très bien passé malheureusement !

Je vous parle aujourd’hui du dernier roman de Jo Nesbo, Leur domaine, publié chez Gallimard.

L’histoire (4ème de couverture)

Carl et Roy ont seize et dix-sept ans lorsque la voiture de leurs parents tombe au fond d’un ravin. Roy s’installe comme mécanicien dans une station-service du bourg voisin pour subvenir à leurs besoins. Carl, aussitôt sa scolarité finie, file au Canada poursuivre ses études et tenter sa chance.Des années plus tard, Carl revient au pays avec une trop ravissante épouse, mû par un ambitieux projet pour le modeste domaine familial : construire un hôtel spa de luxe qui fera leur fortune et celle de leur communauté, sur laquelle il compte pour financer les travaux. Mais le retour de l’enfant prodigue réveille de vieilles rancoeurs et les secrets de famille remontent à la surface. Tandis que les murs du palace peinent à s’ériger, les cadavres s’amoncellent.

Leur domaine est un thriller complexe, déroutant, à l’atmosphère irrespirable, dans lequel Jo Nesbø expose avec un réalisme glaçant les rouages des rapports familiaux pervertis. On comprend que Stephen King ait trouvé ce roman « original et spécial » et qu’il « n’ait pas pu le lâcher »…

Rencontre manquée

Si dans un premier temps je me suis sentie complètement absorbée par l’intrigue du roman, j’ai commencé à éprouver une certaine lassitude aux alentours de la page 200, et la suite de ma lecture a été digne de montagnes de russes avec des moments où j’avais envie de continuer, et d’autres où je pouvais sauter des passages entiers tant que je m’y ennuyais.

J’ai l’habitude de dire que l’absence de rythme de certains polars nordiques ne me pose pas de grande difficulté lorsqu’elle est compensée par des descriptions de paysages, d’environnement, et par une ambiance pesante, sauf qu’ici je ne sais pas, il y a un truc qui ne s’est pas fait… Entre personnages fades et peu attachants, pas assez approfondis sur le plan psychologique malgré de looongues digressions de la part de l’auteur, passages que je trouvais complètement inutiles, et rebondissements à peine crédibles, quel ennui mes amis !

Ça aurait pu être un excellent bouquin car finalement la trame de fond est bonne : un lieu isolé dans un petit village norvégien froid, pluvieux et glauque, un espèce d’Hermite qui ne vit que pour la pompe à essence dont il est le patron, le retour de son frère prodige et du paquet d’emmerdes qui va avec, les résurgences de leur enfance, de leurs drames… Dit comme ça, ça me vendait du rêve ! Mais la longueur du pavé a été un problème pour moi. En allant peut-être plus à l’essentiel (et en supprimant au moins 200 pages), mon ressenti aurait peut-être été différent.

Le mot de la fin

« Plus c’est long, plus c’est bon. »

Ben non, pas toujours, la preuve ! J’ai subi une partie de ma lecture, je suis allée jusqu’au dénouement car je voulais malgré tout savoir comment ça allait terminer, mais quel soulagement une fois la dernière page tournée !

Un prochain Jo Nesbo ? Peut-être oui… J’en ai plusieurs dans ma PAL et j’ai craché juré d’en venir à bout même si ça me prendra des mois… Mais il va encore attendre un peu car je suis un peu refroidie par ma lecture.

Next !

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