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Le tombeau – Hjorth & Rosenfeldt

Comme je vous l’ai dit dans mon précédent article, j’enchaîne toute la série Hjorth & Rosenfeldt, inlassablement tome après tome. L’inconvénient d’enchaîner plusieurs romans d’une même série est qu’on commence à tourner en rond niveau chronique lecture, elle sera moins longue que la précédente mais je tenais malgré tout à la faire.

Je vous parle aujourd’hui du troisième tome de la série Dark Secret de Hjorth & Rosenfeldt, Le tombeau.

L’histoire (4ème de couverture)

Le profiler Sebastian Bergman enquête sur un charnier découvert dans les collines du Jämtland en Suède.

En randonnée dans les collines du Jämtland, deux femmes font une découverte macabre : la main d’un squelette sortant de terre. La police locale met au jour non pas un, mais six corps : quatre adultes et deux enfants. Le profiler Sebastian Bergman et ses collègues arrivent de Stockholm pour mener l’enquête. Si deux corps s’avèrent être ceux d’un couple de Néerlandais disparu dix ans auparavant, l’identification des quatre autres corps pose problème. Leur ADN prouve qu’il s’agit des membres d’une même famille mais aucune famille n’a été portée disparue. Les enquêteurs s’intéressent aussi de près à une mystérieuse Américaine qui s’est volatilisée après un accident de voiture la semaine même de la disparition du couple de Néerlandais. Parallèlement, un journaliste d’investigation a été contacté par une femme qui croit que son mari a été assassiné plusieurs années auparavant. L’homme, d’origine afghane, a disparu avec son cousin. Le journaliste apprend avec étonnement qu’à l’époque les services secrets suédois s’étaient occupés de l’affaire. Pourrait-il s’agir d’autre chose que d’un cas typique de demandeurs d’asile ayant tenté de se soustraire à l’administration suédoise ? Dans un cas comme dans l’autre, des forces puissantes semblent vouloir protéger à tout prix leurs agissements coupables, mais Sebastian Bergman n’est pas homme à se laisser impressionner.

Dans la continuité des précédents

Comme d’habitude, l’ouvrage démarre par une enquête sur laquelle l’équipe de la Crim est appelée en renfort, aidée par le profil Sebastian Bergman. Cette fois, c’est la découverte de plusieurs corps ensevelis qui va donner du fil à retordre à l’équipe. Parallèlement, nous suivons une famille d’afghans implantés en Suède depuis quelques années, et qui tente de faire la lumière sur la disparition mystérieuse du père de famille plusieurs années auparavant, à l’aide d’un journaliste.

Pas besoin d’être devin pour savoir que les deux affaires vont être liées à un moment, le tout est de savoir comment, et par quel cheminement. L’enquête passe au second plan par moment, les auteurs ont pris le parti de développer au maximum l’aspect psychologique des personnages, leurs amours, leurs emmerdes, les tensions également au sein de l’équipe. Habituellement je me lasse assez vite de ce genre de romans mais ici, je trouve que cela insuffle une dynamique incroyable. Comme d’habitude, Sebastian est au centre de tout (et toutes les embrouilles évidemment), et on le découvre calculateur et capable du pire pour arriver à ses fins.

Si j’ai vraiment bien accroché à l’enquête sur les corps découverts dans le tombeau, l’histoire de la famille afghane m’a un peu lassée par moment même si elle est loin d’être majoritaire dans le récit. Peut-être parce que j’avais compris quel était le lien entre les deux affaires ? Ou par manque d’empathie peut-être, je ne sais pas… Arrivée au dernier chapitre du roman je n’ai pas ressenti cette exaltation que j’avais eue pour les précédents, quand tout à coup… Un rebondissement incroyable qui m’a fait manquer un battement de cœur, et qui m’a fait me précipiter sur le quatrième tome illico une fois la dernière page (virtuelle) tournée !

Par contre, gros coup de gueule contre la traduction de ce roman, non seulement les erreurs sont nombreuses, certaines phrases doivent être relues plusieurs fois pour être comprises, mais le pire est sans doute le fait qu’il y a des incohérences telles que des erreurs dans les noms des personnages… Quand AlexandER se transforme soudain en AlexandRA, je me demande qui est cette nana, qu’est-ce que j’ai loupé… Alors je reviens 10, 20, 50 pages en arrière, je relis à nouveau mon passage et je me rends compte qu’il s’agit d’une erreur. Certes, les erreurs sont humaines, mais elles sont bien trop nombreuses dans les trois romans de cette maison d’édition pour ne pas être soulignées. Heureusement, dès le quatrième tome, Acte Sud est le nouvel éditeur et avec eux, on sait que les ouvrages sont absolument nickels, de la première lettre à la dernière ligne de l’ouvrage.

Le mot de la fin

Il ne sera pas mon préféré de la série, mais je l’ai aimé malgré tout.

Affaire à suivre, dans quelques jours je vous parlerai de La fille muette, le quatrième opus !

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