Editions Ring, Français, Polar/thriller français

Les démoniaques – Mattias Köping

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C’est sur les conseils de nombreux lecteurs que je me suis lancée dans la lecture du premier livre de Mattias Köping, les Démoniaques.

Préparez votre liste de livres à acheter, parce que celui-ci est à ajouter tout en haut de la pile !

L’histoire

C’est dans le fin fond de la campagne française Les démoniaques est enraciné. Nous suivons la vie de Jacky, dit « l’Ours », une espèce de brute, magna de la drogue et proxénète notoire. D’apparence tranquille, une petite communauté des notables et gens respectables de la ville va se retrouver au cœur de la plus grosse affaire de mœurs du secteur. Tous vont être éclaboussés par la vengeance de Kim, la fille de l’Ours, utilisée comme dealeuse et servant accessoirement régulièrement d’objet aux hommes friands de chair fraîche, et à son père lui-même. Les cadavres s’amoncèlent, les révélations fracassantes auront pour but de jeter une bombe dans ce petit monde aux rouages bien huilés. Parce que Kimy, ce qu’elle veut, ce n’est pas la justice des hommes, c’est la vengeance pure et dure, elle veut les voir souffrir comme elle, elle a souffert.

Un thriller choc, un coup de massue

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Editions Le Geste Noir, Français, Polar/thriller français

La chute du cafard – Denis Zott

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Voilà déjà quelques jours que j’ai terminé mon livre, mais je traverse une sorte de désert littéraire en ce moment et suis assez occupée dans ma vie personnelle, j’ai donc un peu moins de temps pour lire en ce moment et surtout pour mettre en ligne mes chroniques.
Je vais donc vous parler aujourd’hui de La chute du cafard, premier ouvrage écrit par Denis Zott.

L’histoire

Anita est une jeune adolescente, fille d’un notable de la région, elle est le parfait opposé de ses deux jeunes sœurs, des jumelles à la beauté saisissante et très populaires dans leur école. Anita est obèse, elle n’est pas avantagée par son physique, ce qui lui vaut le surnom de « cafard ». Un soir, l’inspecteur Lanson rentre à son domicile. Du bas de la rue, il aperçoit Anita au bord de son balcon, elle se jettera quelques instants plus tard dans le vide sous ses yeux impuissants. Gravement blessée, elle sera transportée à l’hôpital et restera dans le coma plusieurs jours jusqu’à son décès. Lors de l’enquête, les collègues de Lanson découvriront des éléments troublants, comme par exemple des traces de liquide séminal sur les mains de la jeune fille ou encore des photos pornographiques d’elle dans le pc de Lanson. Pourquoi le jeune flic est-il en possession de ces photos ? S’il est innocent comme il l’affirme, qui les a introduites dedans, et surtout, pourquoi? Il deviendra rapidement le suspect principal de l’affaire, malgré son acharnement à clamer son innocence. L’enquête menée à charge nous emmènera dans une incroyable affaire dans laquelle de nombreuses personnes de cette petite communauté seront éclaboussés.
Français, Laurent Guillaume, Polar/thriller français

Delta Charlie Delta – Laurent Guillaume

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J’ai découvert la série Mako de Laurent Guillaume au printemps dernier, j’ai enchaîné les deux premiers consécutivement, Mako et Eaux Troubles, et j’attendais avec impatience la sortie de ce 3è opus en format poche. Non parce que sinon, ça n’aurait pas été assorti dans ma bibliothèque et ça m’aurait posé un réel problème 😀 Les deux premiers m’avaient très emballée et c’est avec un plaisir non dissimulé que je retrouve cet enquêteur. Il est paru chez Folio Policier en septembre 2016.

L’histoire

Delta Charlie Delta commence par la découverte d’une jeune femme battue, violée, laissée pour morte dans une caravane. L’enquête est rapidement confiée à la direction de la police judiciaire en raison de son caractère ultra violent. Il  y a la mort d’Hermann, un drogué très violent et bien connu des services de police. Il est retrouvé une balle dans la tête chez ses parents, où il vit avec sa fille Angy, une adolescente taciturne et très attachée à ses grands-parents qui l’élèvent comme leur fille. Mako est persuadé que c’est le grand-père qui a tué son fils violent, ne pouvant plus supporter de vivre sous la menace de cet homme. Il décide d’enterrer l’affaire, s’étant pris de compassion pour ces deux personnes âgées maltraitées par leur propre fils, et surtout pour protéger la jeune adolescente. Quelques jours plus tard, c’est au tour des grands-parents d’être retrouvés morts, leur cadavre portant les traces de violences qui s’apparentent presque à de la torture. Dévastée, l’adolescente sera placée en foyer d’accueil où elle ne restera pas longtemps, car elle fuguera de là-bas, s’étant mise en tête de vivre avec Mako auquel elle s’est beaucoup attachée. Et puis, il y a ces meurtres en banlieue, qui s’apparentent à une série de règlements de compte dans le milieu de la drogue… Mako, qui mène l’enquête en sous-marin après avoir été mis à pied par les bœufs-carottes, est persuadé qu’il n’a pas affaire à trois affaires différentes, mais que tout est lié. Ce qu’il va découvrir avec l’aide de Marie, une collègue flic, va dépasser tout ce qu’il imaginait.

 

Pas de (mauvaise) surprise avec Laurent Guillaume

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Coup de coeur, Edition Aconitum, Français, Polar/thriller français

The life game – Laurence Fontaine

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L’histoire

Jade est une jeune étudiante française. Son but, à terme et grâce à sa double nationalité franco-américaine, est d’intégrer le FBI. Elle entend parler d’un jeu télévisé qui fait fureur aux Etats-Unis, The Life Game, qui propose depuis quelques années à des candidats de leur donner les moyens financiers pour réaliser leur rêve professionnel. Jade tente donc l’aventure, et c’est son dossier qui est retenu parmi quelques dizaines de milliers de candidatures. Elle s’envole donc, direction San Francisco, abandonnant sa famille et son petit-ami en France. Elle retrouve là-bas son ami Chang, qui va l’aider dans ses recherches grâce à ses compétences informatiques. Elle fera la rencontre du présentateur du show, Tom Newton, qui s’impliquera de plus en plus dans l’enquête de la jeune candidate. Jade sera obligée de porter une montre continuellement connectée, ainsi qu’une caméra lors de ses interviews. Cela faisait deux ans qu’elle travaillait en France sur de mystérieuses disparitions impliquant des jeunes femmes aux USA. Elles semblent avoir le même profil : de jeunes, voire très jeunes femmes, belles et un peu paumées. Rapidement, toutes les recherches convergent vers Scott Eden, un ancien acteur américain qui a totalement disparu il y a de nombreuses années.

 

J’avais deux principales craintes en commençant mon livre…

La première est que j’espérais que le livre ne soit pas trop centré sur l’aspect téléréalité, j’ai lu il y a quelques mois Le Vide de Patrick Senécal, et le livre était trop axé sur l’émission, les directs etc, et cela ne m’avait vraiment pas intéressé. Ici, l’aspect Reality Show n’est quasiment pas abordé. Aucune scène ne se passe sur un plateau télé avec un public, c’est vraiment passé au second plan et il s’agissait juste d’un prétexte pour démarrer l’intrigue en fait.

La deuxième, est que j’avais peur de l’effet « too-much » et bourré de clichés, qui peuvent être présents dans les thrillers américains, là encore, je me suis laissée avoir par mes a priori à la con (il faut savoir reconnaître quand on l’est 🙂 ) et j’ai été agréablement surprise de constater que l’effet surenchère que je craignais était totalement absent de ce livre. (oh my goooooddddd it’ssss amaaaaaazzziiiiiiinnngggg – j’vous jure qu’ils parlent comme ça en vrai les américains)

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Fleuve Editions, Français, François-Xavier Dillard, Non classé

Un vrai jeu d’enfant – François-Xavier Dillard

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Après presque 3 semaines d’absence sur mon blog du fait de mon voyage, j’ai un sacré gros retard à rattraper niveau chronique! Je commence aujourd’hui par le dernier livre que j’ai terminé, hier soir, Un vrai jeu d’enfant de François-Xavier Dillard.

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L’histoire

Nous faisons la connaissance d’Emma, jeune étudiante fauchée, qui se voit proposer par une copine une mission bien payée et pas très compliquée en apparence. Elle doit transporter de manière anonyme, dans un vieux sac d’étudiant, des bijoux de très grande valeur d’un bijoutier de la place Vendôme jusqu’à un atelier de photographe afin qu’il en prenne des clichés. La mission est bien rémunérée et Emma ne se pose pas vraiment la question avant d’accepter. Elle rencontrera donc Joe, le garde du corps qui la suivra tout au long de son parcours afin de lui éviter des ennuis. En parallèle, on rencontre François, ancien détenu récemment libéré, qui a décidé de se ranger et d’accepter un petit boulot payé au SMIC pour rentrer dans le rang. Sauf qu’il va être contacté par Momo, un ancien ami peu recommandable, qui a eu vent de l’opération d’Emma et qui lui proposera le casse du siècle, qui devrait être net, bref, rapide à réaliser. Après diverses tergiversations, François décide d’accepter ce dernier coup avant de se ranger totalement, à la condition que cela se fasse sans blessé ni mort. Ils seront rejoints par Ben, une petite frappe des cités habitué aux petits trafics et qui veut maintenant jouer dans la cour des grands. Et puis il y a aussi Marc, un flic en mal de reconnaissance, il est mis sur le coup par son responsable qui lui assure une affaire simple qui redorera son blason et mettra un coup d’accélérateur à sa carrière.

Ils vont apprendre à leur dépens que ce qui leur est apparu comme simple en apparence, va les faire basculer dans une opération catastrophique.

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Non classé

Le visage de Satan – Florent Marotta

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J’ai terminé il y a quelques jours Le visage de Satan de Florent Marotta, paru aux éditions Taurnada. J’ai manqué un peu de temps ces derniers jours pour mettre en ligne ma chronique, mais mieux vaut tard que jamais !

Le visage de Satan, c’est l’histoire de Gino, ancien flic reconverti en détective privé, qui se retrouve à enquêter, à la demande de Sybille, une sulfureuse veuve, sur la mort à priori banale de son mari Walter. Gino est un personnage torturé, alcoolique repenti en cours de sevrage difficile, il doit affronter les démons des différents drames qui ont jalonné sa vie et sa carrière. Ses investigations le mèneront dans le milieu obscure du satanisme, de la magie noire et de ses adeptes, évoluant dans un milieu de luxure et de débauche profonde. L’enquête piétine, les découvertes macabres se succèdent… Son enquête le mènera jusqu’à Abraxas, qui se veut fédérateur d’un nouvel ordre. Il est le Maître, il est celui qu’il faut suivre, il est celui qui faut vaincre pour que cette violence s’arrête.

Le visage de Satan commence très fort. Dès le premier chapitre, dès la première page, on est plongé dans l’ultra violent. Les meurtres s’apparentent à des boucheries, les scènes de tortures, de viols, d’orgies sexuelles sont largement détaillées et nous rappelleraient parfois un certain Gilles Caillot, et ça, moi j’adore ! Bon, sauf les scènes de viol qui me sont particulièrement pénibles… c’est comme ça, malgré mon profond attrait pour les thrillers très violents, j’arrive pas à m’y faire et il m’arrive de sauter certains passages trop pénibles (j’ai en tête le terrible chapitre 13!).
Le satanisme est un sujet que j’ai apprécié retrouver. Connaissant relativement bien le sujet, j’ai trouvé que l’auteur était largement documenté et qu’il poussait son analyse très loin dans ce mouvement flirtant avec le borderline et l’interdit. Il a choisi d’ancrer son histoire dans un contexte de fin du monde, quelques jours avant la supposée disparition de notre ère en décembre 2012. Il exploite donc en parallèle du satanisme la piste des groupuscules religieux chrétiens, en proie à un obscurantisme profond, voyant le monde qui les entoure à travers le prisme de la religion.

Le personnage de Gino est très attachant. On rencontre un Gino solitaire, c’est une volonté chez lui de se mettre en retrait et de ne pas s’impliquer émotionnellement, car il finit par perdre tous ceux qu’il aime. Derrière son air de brute et ses manières peu orthodoxes, on se rend compte qu’il s’est forgé une carapace car il est quelqu’un de profondément sensible et humain. 

Le livre se lit bien, Florent sait maintenir le suspens avec une apogée de la tension dans les dernières pages où l’auteur prend soin d’ajouter de longues descriptions pour retarder le moment fatidique du dénouement  que tout lecteur attend impatiemment. J’ai cependant trouvé le début un peu long, au moment de la mise en place de l’enquête… mais après la centième page, coup d’accélérateur, impossible de le lâcher !

Si vous n’avez pas froid aux yeux, lancez-vous!

Âmes sensibles, s’abstenir !

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Polar/thriller français

Mardi Conseil #3 – Meurtres pour rédemtpion – Karine Giebel

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Aujourd’hui sur la Twittosphère, c’est #MardiConseil ! L’occasion comme chaque semaine pour moi de vous parler d’un livre coup de cœur qui m’a marqué, il y a plusieurs mois ou plusieurs années, avant que je ne commence mes chroniques… J’ai décidé aujourd’hui de vous parler d’un livre qui a été une véritable claque pour moi, Meurtres pour rédemption de Karine Giebel. Je m’excuse par avance pour l’horrible photo sur cet article mais j’ai prêté le livre à ma mère et elle ne me l’a toujours pas rendu!

Quelques mots sur l’auteure

Karine Giebel est une auteure française. Assez discrète sur les réseaux sociaux et dans les médias, elle n’en est pas moins une des meilleures plumes en terme de thrillers, une des plus captivantes, une des plus acérées.  Que ça soit clair, les fins heureuses, elle ne connaît pas, amateurs de happy ends, passez votre chemin. Ça peut être frustrant lorsqu’on lit pour la première fois un de ses livres, et puis on s’habitue… Vous pouvez lire sa bibliographie dans l’ordre de votre choix, il s’agit à chaque fois de one-shot.

Meurtres pour Rédemption

C’est l’histoire de Marianne, jeune femme d’une vingtaine d’année, condamnée pour une violente agression sur un vieux monsieur à son domicile. Elle n’est pas une enfant de cœur, elle a pris perpétuité, et son caractère volcanique l’a conduite à être incarcérée en isolement loin des autres détenues. Marianne est violente, Marianne est imprévisible, elle est une bombe à retardement prête à exploser. Le peu de temps où elle est confrontée aux autres détenues, elle est humiliée, maltraitée, violentée. Dans cette prison pour femmes, c’est la loi du plus fort qui prime. Elle s’est créé une solide carapace pour vivre dans cette jungle. Jusqu’au jour où elle rencontre Daniel, un maton à qui elle monnaie des services sexuels les nuits où il est de garde. Elle en tombera amoureuse et il sera son seul rayon de soleil dans cet univers de noirceur. Et puis un jour, un parloir, des inconnus viennent lui proposer un marché pour la faire sortir… Le début de la rédemption ?

Dans ce livre, ce n’est pas seulement Marianne qui prend des coups, le lecteur en prend aussi… Car on se prend rapidement d’affection pour cette jeune paumée en fait, qui n’est pas sans rappeler une certaine Lisbeth Salander dans Millenium. Elle a développé une carapace autour d’elle pour masquer sa fragilité et sa sensibilité, parce que derrière les barreaux, c’est la loi du plus fort. Mais nous, lecteurs omniscients que nous sommes, nous savons qu’en réalité elle est une personne profondément fragile, en proie à une souffrance intérieure terrible. Alors on souffre avec elle lorsqu’elle se fait tabasser, on souffre de ce destin brisé, de sa vie de souffrances, jusqu’à la dernière page.

 

L’univers carcéral y est décrit sans concession, certaines scènes sont très difficiles, la violence et la brutalité sont partout, les sévices sont physiques, mais aussi psychologiques. La relation amoureuse avec Daniel y est également largement développée, une véritable passion naît entre ces deux personnages. Je n’ai pas l’habitude d’être touchée dans mes lectures par les histoires d’amour, c’est même d’ailleurs plutôt quelque chose que je fuis en temps normal tant ça me refile de l’urticaire. Mais dans ce livre, on est loin du « choupitrognon » et du « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », ce n’est pas un roman à l’eau de rose loin de là !

Ce livre m’a absolument, totalement, profondément bouleversée… Au début pourtant, j’étais sceptique et il est resté quelques mois planqué dans ma PAL… Tenir près de 1000 pages dans un huis clos au sein d’une prison, je me suis dit que je risquais de trouver le temps long et de tourner en rond, sachant que j’aime quand ça bouge et quand il y a de l’action. Et pourtant ! J’ai avalé ce livre en moins de 3 jours tant j’ai été prise dans l’histoire. Karine Giebel a un don particulier pour tenir le lecteur jusqu’à la fin, pour nous rendre complètement accro au livre, et marqué au fer rouge une fois terminé. J’ai ressenti ça dans tous ses livres quasiment, à l’exception de Satan était un ange qui était du coup un peu trop gentillet pour moi.

Comme il est écrit sur la couverture « Un choc, comme je n’en ai jamais eu ». Un des meilleurs livres lus de ma vie, un des plus atroces aussi tant j’ai souffert, tant l’auteure a réussi à faire développer en moi des sentiments profonds envers les personnages. J’ai pleuré énormément pendant ma lecture, j’vous entends d’ici dire que je suis une chialeuse (rires !) parce que c’est au moins le troisième article où je dis que j’ai été bouleversée au point d’avoir envie de pleurer (ou de pleurer tout court) mais il est impossible de rester insensible à certains événements.  Et une fois le livre terminé, il ne reste qu’un grand vide difficile à combler. Je n’ai pas réussi à enchaîner pendant plus de 3 semaines avec un autre livre (vous savez, la fameuse dépression littéraire !). Plus d’un an après l’avoir lu, je me rappelle encore les détails toute l’intrigue, toutes les scènes qui m’ont touchées ou choquées.

Si je ne devais garder qu’un livre lu en 2015, ça serait Meurtres pour rédemption.

 

Polar/thriller français

Tu ne manqueras à personnes – Alexis Aubenque

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Ayant terminé récemment Ne crains pas la faucheuse sur un suspens d’enfer, je ne pouvais que continuer avec Tu ne manqueras à personne, le second livre de la série Pacific View d’Alexis Aubenque.

 Tu ne manqueras à personne commence rapidement par la découverte d’un cadavre, un jour de rentrée, dans un lycée de Pacific View. La mise en scène est macabre, le corps est retrouvé dans les toilettes, la tête est tranchée et posée sur ses jambes. Qui a bien pu s’en prendre ainsi à une adolescente apparemment sans histoire ? C’est ce que vont essayer de découvrir l’équipe de policiers Gregory Davis et Veronica Bloom, ainsi que Faye, la tenace journaliste amie de Veronica.

 

Nous retrouvons donc dans ce livre les personnages dont nous avons fait la connaissance dans le précédent opus. L’enquête est nouvelle certes, mais un parallèle est fait avec certains événements qui se sont passés dans le premier opus,  et qui ont des répercutions sur la vie de certains personnages. On retrouve également avec plaisir des personnages que nous avons rencontré dans les précédentes séries d’Alexis.  L’auteur arrive, à chaque série, à nous attacher à ses personnages, à tel point que quand il arrive malheur à l’un d’entre eux, ton sentiment c’est juste « mais pourquoiiiiiiiiiii !!! ». (Je conseille d’ailleurs aux lecteurs de lire les séries dans l’ordre. D’abord, parce que l’écriture d’Alexis évolue, ensuite, parce que c’est agréable de retrouver au sixième ou septième livre des personnages rencontrés dans les tomes précédents.). Vous pouvez Cliquer ici pour voir l’ordre de parution

Les intrigues d’Alexis Aubenque se font plus piquantes, les meurtres deviennent plus violents et les mises en scène plus élaborées. Toi, en bon lecteur avisé de thrillers, tu mènes l’enquête en même temps que des personnages, tu soupçonnes, tu accuses… D’ailleurs dans l’enquête, tout le monde est soupçonné tour à tour. L’enquête est sanglante, certaines failles policières provoquent des bavures et il y aura de très nombreux dommages collatéraux pendant l’enquête. Coup de théâtre à la fin du livre, quand tu comprends enfin la vérité. Celle-là, je ne l’avais pas vue venir !

Cet opus laisse à nouveau une porte ouverte vers une suite, parce que les mystères et zones d’ombre qui gravitent autour de Gregory Davis sont loin d’être résolus.

A force de lire cet auteur et d’en faire des chroniques, je ne sais plus forcément quoi dire pour vous convaincre de foncer et de vous laisser embarquer par la plume d’Alexis Aubenque !

Je le remercie d’ailleurs, ainsi que les Editions J’ai lu, pour m’avoir envoyé ce livre à sa sortie.

Polar/thriller français

Rêver – Franck Thilliez

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Rever est une tempête, que dis-je ? Un cataclysme, dans ma vie de lectrice ! J’avais été quelque peu déçue par Angor et Pandemia, mais ce nouvel opus, un one-shot, dépasse l’entendement tellement il est magistral !


Je vais déroger à ma règle et ne rien dévoiler de l’histoire, pour éviter de spoiler les lecteurs. Evitez aussi de lire la 4è de couverture pour que la surprise soit totale ! Sachez juste que nous suivons Abigaël, psychologue narcoleptique, à travers un drame personnel et dans sa carrière de psy spécialisée dans les crimes.


La construction du récit est complexe car l’histoire se déroule sur plusieurs mois. Le truc en plus, c’est que ce n’est pas raconté dans l’ordre chronologique. Heureusement, une frise est dessinée régulièrement en début de chapitre afin d’éviter que nos neurones n’implosent et qu’on soit complètement perdu. On oscille entre rêve et réalité, rêve de par la maladie d’Abi, réalité parce qu’on suit ses drames, l’enquête dans laquelle elle fait partie intégrante. Ces différents allers-retours dans le temps et dans le « rêve-réalité » procurent un sentiment de vitesse, comme si on était embarqué dans un train à grande vitesse sans pouvoir maîtriser quoi que ce soit. C’est haletant, la lecture se fait addictive, frénétique, obsessionnelle, tu ne peux pas te détacher de ton livre, plus rien n’existe autour de toi. Le final est monumental, jusqu’au dernier chapitre tu te prends encore des revirements de situation alors que tu pensais que c’était terminé. Tu es un pantin entre les mains expertes de Franck Thilliez qui te manipule comme il manipule ses personnages. Tu joues, tu enquêtes… Tu te dis « untel est suspect je le sens » et quand le récit te donne raison tu te lâches « je le savaiiiiiiiiisssssss » !!! Je me demande encore où il trouve l’imagination de nous écrire des livres pareils, c’est machiavélique, c’est magistral.


La lecture me laisse l’impression de ressortir d’un ouragan où mon cerveau aurait été passé dans un espèce de tourbillon infernal. Pour moi,à ce jour le meilleur ouvrage de Franck Thilliez, et ceux qui me connaissent savent à quel point j’ai aimé les autres, c’est dire si pour moi,ce livre est au-dessus de tout.

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Auto-édités, Polar/thriller français

Régis – James Osmont

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3è auto-édité lu récemment, 3è découverte grâce à #JeudiAutoEdition sur Twitter, 3è pépite. Et quelle pépite !


Régis, c’est l’histoire d’un malade, d’un psychotique qui vit dans une réalité bien à lui, angoissante, où tout est prétexte à devenir un signe négatif. Regis est enfermé dans un hôpital psychiatrique, depuis plusieurs années, après un passage à l’acte violent. Regis est violent, Régis est fragile, Régis se sent persécuté. C’est d’ailleurs à cause d’un de ses persécuteurs qu’il va basculer de l’équilibre fragile dans lequel il était, jusqu’au point de non retour.


L’écriture de James Osmont est magistrale, réaliste et pourtant parfois poétique, de même que la couverture qui représente parfaitement, pour moi, l’image que Regis pourrait avoir de lui-même et de ses persécuteurs. C’est d’ailleurs la couverture qui m’a accrochée car je la voyais très souvent sur Twitter. On sent que James maîtrise son sujet, néanmoins on n’est pas perdu dans le jargon médical compliqué. Ce livre nous place en tant que lecteur dans la tête de Régis, on vit et on respire à travers sa folie et ses angoisses, à travers son sentiment de persécution. Ce livre est sombre, j’ai senti une sorte de malaise, de voyeurisme parfois, à me retrouver dans la tête de ce malade. Et moi j’aime être une lectrice omnisciente, je veux tout voir, tout comprendre, surtout le pire et le dérangeant.
On se prend d’affection pour lui, parfois, lui pardonnant presque ce pour quoi il a été interné.
Le récit est ponctué de manière très régulière par des citations et extraits musicaux qui ont donné un rythme particulier à la lecture que j’ai beaucoup apprécié, moi qui suis friande de citations. Ça m’a d’ailleurs donné envie d’écouter ces morceaux que je ne connais pas du tout. Le travail de recherche a été très important à ce niveau je pense pour l’auteur.
Un roman qui pourrait, selon moi, parfaitement se trouver édité par une maison d’édition.

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