Bilans livresques, Editions Fleuve noir, Editions Points, Editions Ring, Editions Sonatine, Prix du polar Points 2018

Bilan livresque d’Août 2018

Mois d’août très, très chargé ! Si une bonne partie de la France prenait ses congés, je n’ai, quant à moi, pas chômé ! Entre mon boulot et mille choses à faire pour le blog, août a été un mois très riche ! On se reposera quand tout le monde sera rentré, n’est-ce pas ? 🙂

J’ai lu 7 livres au mois d’août, dont plusieurs pavés (plus de 700 pages pour Sa majesté des ombres, je vous le rappelle !) Je ne vous en présenterai que 6 pour ce bilan, le 7è était le manuscrit d’un livre qui paraîtra dans les mois à venir et qui va faire grand bruit, je peux vous le garantir !

Comme je suis en pleine lecture des livres sélectionnés pour le Prix du Polar Points 2018, je vous ai également fait un rappel sur un titre que j’avais découvert l’an dernier, Piégée, de Lilja Sigurdardottir. Je souhaite vous parler, dans le cadre des jurys littéraires dont je fais partie, de tous les livres qui sont sélectionnés, et j’ai décidé de republier mes anciennes chroniques les concernant.

Août a aussi été l’occasion pour moi de mettre en lumière à travers une interview, le jeune auteur français Nicolas Druart, vainqueur du Prix du suspense psychologique 2018. J’avais prévu de faire une interview par mois, mais septembre sera un mois littérairement parlant assez court pour moi car, maintenant que tout le monde rentre, moi je me sauve au soleil pour presque 15 jours, donc je pense que je n’aurai pas le temps de faire une interview. J’ai bien envie de proposer à un de mes auteurs préférés de se prêter à l’exercice, mais…. Wait and see, je ne sais pas s’il va accepter 🙂

Je viens également d’inaugurer une nouvelle catégorie dans le menu qui se situe en haut de mon blog, nommée « Actualité autour de mon blog » où je publierai régulièrement les mises en avant dont il bénéficie. La première que je vous ai présentée est une mise en avant faite par le site français de l’auteur islandais Ragnar Jonasson, qui cite mon blog dans sa catégorie « Les blogueurs/influenceurs en parlent« . Quand on sait à quel point je suis une fidèle lectrice de cet auteur depuis la sortie de Snjor, son premier livre traduit en France, inutile de vous dire à quel point je suis heureuse !

Trêve de bavardages, voici, comme chaque mois, un extrait de chacune de mes chroniques !

Lire la suite « Bilan livresque d’Août 2018 »

Editions Points, Islandais, Nordique, Yrsa Sigurdardottir

Ultimes rituels – Yrsa Sigurdardottir

image

 

Je vais (encore) passer pour une ronchonne, mais que ce livre m’a paru long… Deuxième déception en trois jours, ça commence à faire beaucoup! Au moins, vous ne direz pas que parce que c’est islandais, j’ai aimé =)

 

Ultimes rituels, c’est l’histoire de…

Thora, jeune avocate de Reykjavik associée dans un petit cabinet récent. Les affaires sont dures, ils ne sont pas connus et cherchent à se faire une place dans le cercle des avocats islandais. Thora est en proie à des difficultés financières, elle élève seule ses deux enfants et les affaires ne sont pas très florissantes. Jusqu’au jour où un curieux appel provenant d’Allemagne vient bouleverser leur quotidien : Harald Guntlieb, étudiant allemand alors en Islande pour travailler sur son mémoire, est assassiné et est retrouvé mort dans l’Université de Reykjavik. Son cadavre porte des séquelles, ses yeux ont été arrachés. L’affaire est vite résolue par la police locale, un de ses proches amis est arrêté et emprisonné, sans aucun aveu de sa part. Les parents Guntlieb doutent, ils sont riches, ils ont de quoi assurer une vie confortable à Thora, si toutefois elle accepte de rouvrir l’enquête à l’aide de Matthew, un proche de la famille qui a déjà mené de son côté des investigations. Harald avait pour particularité de s’intéresser pour son mémoire à la chasse aux sorcières qui a eu lieu en Islande les siècles passés. Nous accompagnerons donc Thora et Matthew, durant cette enquête, qui nous mènera dans le monde de la sorcellerie, des rites de sorcellerie et de magie noire, pratiqués par certains groupes d’étudiants.

Parlons d’abord du positif…

J’ai  apprécié de retrouver le thème de l’Histoire de la sorcellerie, qui est un sujet qui m’a beaucoup attiré quand j’étais ado. Je connaissais un peu cette histoire du point de vue islandais car je m’intéresse beaucoup au pays (et que d’ailleurs je suis passée par la musée de la Sorcellerie qui est décrit dans le livre!) et ça m’a plu de retrouver ces éléments dedans. Mais la réflexion faite autour de l’histoire de la sorcellerie est trop poussée, à mon sens pour un thriller, ça occupe trop de place, et surtout encore une fois c’est trop répétitif! On a parfois l’impression de lire plusieurs fois le même extrait! ça m’a donné le sentiment que l’auteure brodait pour faire des pages en plus. Si le livre avait fait 150 pages de moins, je pense que je n’aurais pas eu ce sentiment.

Le livre avait pourtant bien commencé…

Un cadavre mutilé, des personnages qui passent assez bien, une enquête où on se sent investi, nous lecteurs, comme si nous reprenions nous-même une enquête bâclée de flics trop pressés de mettre derrière les barreaux un meurtrier tout désigné. Et puis rapidement, une impression de tourner en rond. Les éléments se répètent, beaucoup (beaucoup, beaucoup)… Nos deux protagonistes mettent un temps faramineux à avancer dans leur enquête, les passages liés à l’enquête sont parasités par de nombreuses scènes qui se déroulent au sein du groupe d’amis d’Harald à l’université, par la perte d’une lettre manuscrite datant de plusieurs siècles… On ne voit pas où l’auteure veut en venir, rassurez-vous on comprendra à la fin. Mais j’ai continué et lui ai laissé ma chance, d’abord parce que j’ai horreur de commencer quelque chose et de ne pas le finir, ensuite et je dois bien l’avouer, parce que c’est islandais et que je suis un peu monomaniaque quand il s’agit de ce pays. Et surtout parce qu’on sait, finalement, que les thrillers islandais ne sont pas franchement très virulents ni mouvementés.

J’ai forcément à nouveau eu des difficultés avec les noms islandais… Ajoutez en plus des noms allemands, et je trépasse tant ça se mélange dans ma tête! J’ai à  nouveau opté pour la solution « post-it » afin d’y faire un tri et d’y voir plus clair, mais ça n’est pas vraiment un problème car je suis plutôt coutumière du fait.

 

Finalement tout se décante 30 pages avant la fin. Je vais être honnête, j’ai passé une centaine de pages et j’ai repris les trente dernières, tellement je n’en pouvais plus! Et bien figurez-vous que j’ai néanmoins réussi à reprendre le cours de l’histoire et que ça ne m’a pas du tout dérangée pour comprendre le dénouement final. Parlons-en du dénouement, il est plutôt pas mal je dois bien l’avouer! On ne s’attend pas forcément à ce retournement de situation, on en apprend plus sur certaines zones d’ombre de l’enfance d’Harald, et il laisse un porte ouverte vers une suite, où l’on suivra certainement les aventures de Thora.

Par contre, cette fois, ça sera sans moi…

 

 

image