Mardi Conseil

Mardi conseil – Des thrillers qui tabassent !

Après la grosse colère piquée le week-end dernier au sujet du dernier livre de Karine Giebel, qui non seulement m’a ennuyée profondément, mais qui en plus a provoqué ma colère en raison d’un nombre incalculable de scènes de violences gratuites et sans but, j’ai eu envie d’écrire un article dans lequel je mettrais en avant les thrillers que j’ai pu lire et que je considère comme les plus sombres, les plus difficiles et les violents. Pourquoi ce sujet abordé dans le Mardi Conseil ? Tout simplement car j’aime les thrillers ultra violents, et que quand c’est bien écrit, ils sont à chaque fois des réels et immenses coups de cœur pour moi. Cette violence, j’aime qu’elle soit utilisée à bon escient, dans un but précis et pas seulement pour faire étalage de scènes dégueulasses qui n’ont que pour seul but de faire du sensationnel et venir titiller notre besoin de voyeurisme.

La violence se manifeste, dans cette sélection, de diverses manières : scènes de meurtres difficiles, violences psychologiques, violences sexuelles parfois, violences aussi dans les sentiments qu’elles créent chez le lecteur. Plus que ça, il y a également, dans cette sélection, certaines histoires parmi les plus sombres de ma bibliothèque, du genre « noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ». J’aime les auteurs qui osent, j’aime les maisons d’édition qui n’ont pas froid aux yeux de publier des livres différents, extrêmes, j’aime le politiquement incorrect…

Plus que du voyeurisme morbide, tous ces livres que je vais vous proposer m’ont amenés à réfléchir, ont marqué ma sensibilité au fer rouge.

Je vous propose en quelque sorte aujourd’hui ma crème de la crème, les thrillers les plus marquants de ma vie de serial lectrice. Vous en aurez certainement d’autres en tête, n’hésitez pas à m’en parler ici ou sur les réseaux sociaux, histoire que j’allonge encore un peu ma liste à acheter ! Il en manque un à cette liste, mais j’ai décidé de ne pas vous en parler tout de suite, parce que je lui ferai une place de choix au moment voulu.

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Mardi Conseil

Mardi conseil – Des visages et des morts de Mickaël Koudero

Merci Mickaël pour la photo !

Je ne vous ai pas parlé de ce livre, car je l’ai lu il y a bien longtemps déjà, alors que l’auteur l’avait fait paraître une première fois en autoédition et qu’il s’appelait encore Les Enfants d’Erostrate. La Madame Irma qui sommeille en moi avait prédit, dans le balbutiement d’une chronique (je venais tout juste de commencer mon blog), que ce bouquin ne pouvait définitivement pas rester perdu parmi la masse d’autoédités présents sur Amazon et qu’il serait un jour édité, chez un éditeur, un vrai, et qu’il était un coup de tonnerre dans le monde de l’autoédition !

Quelques mois plus tard, le voilà ! Remanié, amélioré, lui qui avait déjà toutes les qualités pour devenir un beau succès littéraire, est paru récemment chez un éditeur Québécois, De Mortagne, sous le titre Des visages et des morts, et largement diffusé en France !

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Editions Ring, Mardi Conseil

Mardi conseil – Les démoniaques de Mattias Köping

Ça faisait un moment que je n’avais pas fait de mardi conseil, et j’ai décidé d’en faire à nouveau régulièrement histoire que certains excellents bouquins lus les années passées ne tombent pas dans l’oubli.

Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre en avant ce livre qui a fait partie de mon TOP 7 2016. Si je n’avais qu’une chose à dire pour résumer mon ressenti, c’est qu’il a été pour moi un véritable coup de massue. Il reste, à ce jour, un des thrillers les plus marquants de ma vie de serial lectrice.
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Arnaldur Indridason, Editions Métailié Noir, Editions Points, Mardi Conseil, Non classé, Polar/thriller nordique

MardiConseil #4 – Arnaldur Indridason

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Aujourd’hui sur la Twittosphère c’est #MardiConseil !

Comme tous les mardis depuis les quelques semaines où j’ai crée mon blog, c’est l’occasion pour moi de revenir sur un livre, ou un auteur, que j’ai apprécié dans les mois ou années précédents ma découverte des réseaux sociaux littéraires, à l’époque où j’étais une petite lectrice qui lisait bien sagement dans son coin.

Aujourd’hui, je reviens sur un auteur le premier auteur du nord que j’ai lu, et qui a été une révélation pour moi, Arnaldur Indridason.

imageIndridason sur les lieux du tournage de La cité des Jarres

 

Qui est-il ?

Arnaldur Indridason est un auteur islandais de thrillers. Ancien journaliste et critique, il est l’auteur d’une quinzaine de thrillers. Ses livres sont traduits dans 26 langues, et certains ne sont pas encore traduits en français, espérons que ça soit le cas un jour. En France, ses romans sont édités aux Editions Métailié et le format poche chez Points et traduit par Éric Boury, célèbre pour des traductions d’auteurs islandais.

 

Son œuvre

On peut découper son œuvre en deux parties : la série Erlendur Sveinsson, son enquêteur fétiche, et ses one-shots.

Série Erlendur (par ordre de lecture)

  • La cité des jarres
  • La femme en vert
  • L’homme du lac
  • Hiver Arctique
  • Hypothermie
  • La rivière noire
  • La muraille de lave
  • Etranges rivages
  • Le duel
  • Les nuits de Reykjavik
  • Le lagon noir

One-shot 

Série Trilogie des ombres (Trilogie se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale)

 

J’ai une nette préférence pour les livres où l’on retrouve Erlendur. On le découvre dans La cité des jarres, il est un enquêteur taciturne, un peu asocial sur les bords et hanté par son passé et la disparition de son jeune frère lorsqu’ils étaient encore de jeunes enfants, perdu dans une tempête de neige une sombre journée d’hiver. Son cadavre ne sera jamais retrouvé. Ce traumatisme marquera Erlendur toute sa vie. Il développera une véritable passion pour les histoires de disparitions inexpliquées, il est très documenté et a une bibliothèque remplie d’ouvrages concernant ces faits divers.  Erlendur a raté sa vie de famille, sa relation avec ses enfants est très compliquée, avec son ex-femme, c’est pire. Lorsqu’il n’enquête pas, il lit, rideaux fermés en été lorsque le soleil est éternel. Il est un flic nostalgique de l’Islande d’autrefois, quand elle n’était qu’une petite île habitée par une majorité d’éleveurs de moutons et de pêcheurs, avant qu’elle ne subisse l’assaut des banques, des financiers, et qu’elle ne subisse de plein fouet la crise de 2008 qui mènera le pays à une quasi banqueroute.

Les histoires de la série Erlendur sont construites systématiquement de la même manière : d’un côté l’enquête au présent, celle qui se passe à notre époque, et de l’autre, une enquête qui trouve son fondement dans le passé et qui poussera Erlendur à enquêter durant son temps libre.  On le suit avec deux de ses enquêteurs, aussi attachants l’un que l’autre et on voit au fil du temps leurs évolutions aussi bien sur le plan moral que personnel. Le fait qu’il y ait deux enquêtes est un peu déroutant au début, mais au bout du deuxième livre quand on a compris la mécanique de l’auteur, ça devient la norme et on sait, quand on commence un livre d’Indridason, qu’on va se retrouver dans ces deux histoires simultanées.

Ce qui n’est pas aisé non plus, ce sont les noms des personnages et des lieux, qui peuvent rendre difficile la lecture. Morceaux choisis : Elinborg, Erlendur, Sigurdur Oli, Gudlaugur, Hafnarfjördur, Ösp, Sindri, Skarphédinn… et si j’ajoute les noms de famille, c’est bon, je vous perds ! 🙂   Et ça serait dommage que vous passiez à côté ! J’ai failli arrêter plusieurs fois le premier, la Cité des jarres, tellement je me suis mélangée les pinceaux et que du coup je n’y comprenais rien!  Ce que je vous conseille, c’est de prendre un minimum de notes. Un petit post-it glissé dans votre livre vous aidera à passer le cap des noms nordiques un poil compliqués. Encore aujourd’hui, malgré le fait que je sois une grande habituée des thrillers islandais, et de l’Islande en général car je m’intéresse beaucoup au pays, j’ai encore du mal et je m’y perds un peu si je ne note pas les noms des personnages !

Le rythme d’écriture est parfois lent, l’enquête également, il n’y a pas un rebondissement à chaque chapitre mais après avoir lu plusieurs auteurs islandais, c’est la norme. A croire que leur manière d’écrire est à l’image de leur manière de vivre dans le pays. Attention hein, je vous vois venir, ça ne veut pas dire que ça tire en longueur, loin de là! Il arrive à nous captiver à chaque fois!

L’auteur évoque souvent l’histoire de son pays, occupé un temps par l’armée américaine, soumis aux restrictions d’un embargo, ses dérives aussi, cette société gangrenée par la corruption, ses politiques véreux qui tiennent sous leur coupe les journalistes…  Indridason se plaît à multiplier les meurtres homophobes, les agressions sexuelles, dans ce pays pourtant si calme et sécuritaire. Il est d’ailleurs parfois décrié par certains intellectuels islandais qui disent qu’il y a plus de meurtres dans les livres d’Indridason que durant une année complète au pays !

à noter que La Cité des jarres a été adapté au cinéma, on a un peu de mal à le trouver sur internet mais en cherchant bien, on trouve! Je l’ai trouvé assez fidèle au livre.

Contrairement à d’autres auteurs islandais, Arnaldur Indridason a l’art de mettre en avant la beauté et la rudesse des paysages de son île. Le véritable personnage central de ses livres, c’est la Nature en elle-même. La Nature qui décide d’un effondrement sous-terrain qui aura pour conséquence de vider un lac dans la région de Reykjanes et qui fait remonter à la surface un cadavre vieux de plusieurs années, la Nature qui lui a enlevée son frère, la Nature et ses lacs, ses volcans capricieux et ses glaciers, la Nature et son froid glacial… Il évoque la grandeur de ses paysages avec un tel amour qu’au troisième livre, je me suis dit « tiens ça a l’air sympa je vais regarder des photos sur google ! ». 30 jours plus tard, j’atterrissais à Reykjavik, 31 jours plus tard je suis tombée amoureuse de l’Islande. C’était en 2014, j’y suis retournée 8 mois après, et j’y retourne à  nouveau dans une soixantaine de jours. On pourra dire qu’Indridason est plus qu’un auteur pour moi, il m’a permis d’avoir le plus grand coup de foudre de ma vie, celui pour ce pays où je me sens plus chez moi qu’en France. Alors si un jour j’ai la chance de le rencontrer au détour d’un café de Reykjavik ou dans un salon littéraire, je lui dirai juste « Merci Monsieur, vous avez changé ma vie! ».

 

Pour aller plus loin

Ma chronique de La Femme en vert (cliquez sur le lien) qui est pour moi son ouvrage le plus magistral, un bijou de la littérature nordique et Le Lagon noir (et cliquez sur le lien là aussi tant qu’à faire!) =)

 

 

imageLac de Kleifarvatn, qui donne son nom à L’homme du lac. Photo de mon 1er voyage sur place.

Mardi Conseil

Mardi Conseil #1

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Chaque semaine sur Twitter, je participe à #MardiConseil je me suis dit que ça serait sympa de partager ici mes anciennes lectures, chaque mardi…


Pour commencer, je vous parle d’un de mes auteurs préférés, Arnaldur Indridason. Ce livre est pour moi son meilleur, bouleversant de par son écriture, magistral dans sa description des paysages islandais, magistral dans son récit sur la société islandaise, magistral au niveau de son enquête qui le ramènera quelques 50 ans dans le passé.
C’est le premier auteur de polar nordique que j’ai lu et je peux dire qu’il a changé ma vie car c’est grâce à lui que j’ai découvert la merveilleuse île d’Islande… pour la petite anecdote, au bout de 3 lectures je me suis dit « tiens ça a l’air sympa l’Islande« … 3 semaines pile après je m’envolais pour ce merveilleux pays dont je suis tombée amoureuse, et le 3è retour sur place est prévu en septembre prochain.


À quand l’aller simple? Un jour, c’est certain!