Coup de coeur, Editions JC Lattès

L’épouse et la veuve – Christian White

Je vais tenter de reprendre les chroniques après plus d’un mois d’abandon de mon blog. J’ai toujours dit que je ne me forcerai à rien niveau blog et que quand je n’ai pas envie, je ne force pas et je m’occupe à autre chose… J’étais en plein dedans pendant des semaines, occupée à bien d’autres choses dans ma vie personnelle, et j’ai eu envie de reprendre les chroniques le week-end dernier entre deux bocaux de confiture et décoration de la maison pour l’automne.

Vous l’avez lu sur mes réseaux sociaux ces dernières semaines, mais j’ai vécu une panne de lecture effroyable après avoir terminé Blackwater, et il semblerait que l’envie de me poser avec un roman soit revenue en même temps que l’automne est arrivé.

Je vais donc chroniquer les quelques ouvrages lus depuis ces dernières semaines, six ou sept si mes souvenirs sont bons, et mon blog va reprendre vie peu à peu dans les jours à venir (pour combien de temps ? ah ah !)

Je vais commencer par vous parler du dernier roman terminé car il a été une vraie grande et bonne surprise et j’ai envie de crier sur tous les toits. Il s’agit de L’épouse et la veuve, de Christian White.

L’histoire (4ème de couverture)

L’île de Belport, au large de l’Australie, est un lieu dont on ne revient pas indemne. Abby y vit depuis Longtemps. Passionnée de taxidermie, elle est mariée à Ray, avec qui elle a un fils et une fille. Kate, mère d’une petite fille, est venue de Melbourne pour élucider la mystérieuse disparition de son mari. Sans imaginer que sa famille est liée à Abby par un terrible secret enfoui au coeur de ce décor ensorcelant, et qui menace d’anéantir tout ce que l’épouse et la veuve croyaient savoir sur les hommes de leur vie.
Alternant les points de vue de Kate et d’Abby, Christian White, l’auteur du Mystère Sammy Went, explore dans ce huis-clos troublant les thèmes de la filiation, de la dissimulation et du sacrifice.

Oh yeah !

J’ai vécu un truc qui ne m’était pas arrivé depuis plus de deux mois avec ce roman. J’étais plongée dans ma lecture, confortablement installée dans l’avion du retour lors de mon retour à Madère. Vraiment plongée dedans. Pas comme ces dernières semaines où je lisais deux pages et où je retournerais traîner sur Instagram en quête d’idées décos ou voyages, oubliant tout de ce que je venais de lire tellement ma tête était ailleurs. J’étais réellement immergée dans l’histoire, sans plus rien entendre autour de moi, sans entendre le brouhaha des passages et le vrombissement des réacteurs. Quand j’ai pris conscience de cet état quasi hypnotique, je me suis dit « Oh merde, ça fait longtemps que je n’ai pas vécu ça, et qu’est-ce que ça fait du bien ! ».

Parlons maintenant du roman !

Direction l’Australie ! J’arrête de choisir des romans en fonction des pays où ils se situent (mes préférences vont bien évidemment vers les pays nordiques et vers les Etats-Unis) vu qu’en ce moment, force est de constater que ces choix ne sont pas judicieux vu comme je suis chiante… (J’éviterai malgré tout les pays qui ne me passionnent ni au niveau culture, ni au niveau des projets voyages) L’histoire est immédiatement particulièrement intrigante et pour cause, nous sommes aux côtés d’une jeune femme qui attend son mari désespérément à l’aéroport, mari qui ne reviendra… Jamais ! Poussée par sa volonté de faire la lumière sur cette disparition et avec l’aide de son beau-père, elle se rendra sur une petite île reculée où le couple a ses habitudes afin de tenter de comprendre où a bien pu passer celui qui partage sa vie et surtout, pourquoi est-ce qu’il a disparu du jour au lendemain sans laisser d’adresse alors que rien ne laissait présager un quelconque problème professionnel ni personnel.

L’auteur aborde son intrigue du point de vue de la famille du disparu mais également d’une autre famille qui vit sur l’île. Construction binaire classique me direz-vous mais les liens entre les deux familles se révèleront pour le moins surprenants. Le couple, et les secrets qui le gangrènent, sont au cœur du roman. Il doit être effroyable de se rendre compte, dans un des pires moments de sa vie, que la personne avec laquelle on vit a des secrets si lourds à porter qu’ils conduisent, parfois, à des situations sans retour en arrière possible. L’empathie envers les personnages naît parce que l’auteur réussit à créer un trouble chez le lecteur qui finira invariablement par se demander : est-ce que je connais si bien que ça la personne qui partage ma vie ?

Parce que quand on cherche, on trouve ! Et la vérité peut parfois être dévastatrice. Alors, est-il préférable de se conforter dans un doux mensonge plutôt que d’être confronté à une amère vérité ? J’ai personnellement mon avis sur la question !

L’environnement et les lieux de l’intrigue occupent une place prépondérante dans le roman. L’île de Belport ressemble à une petite île écossaise, battue par les bourrasques de vent, le froid et la pluie. Il y a quelque chose de lugubre dans ce petit bout d’Australie où tous se connaissent, tous vivent en communion autour des activités et des commerces de l’île. J’aime terriblement ce genre d’atmosphère qui me rappelle ces pays que j’aime tant visiter, il faut dire que ça colle parfaitement à l’ambiance meurtre/enquête et que ça ajoute de l’intensité dramatique à la situation.

Le mot de la fin

L’épouse et la veuve est un savant mélange de tous les ingrédients que j’aime retrouver dans un thriller à savoir : un secteur géographique restreint donnant le sentiment de se trouver dans un huis-clos, peu de personnages, et une immersion totale grâce à l’auteur qui décrit les lieux à la perfection. Quand tout ça est réuni, je suis une lectrice conquise.

Bravo Christian White, c’est une prouesse de me mettre dans cet état en ce moment ! Vous entrez dans le cercle très fermé des auteurs dont je n’ai pas envie de cramer de colère et de désespoir le bouquin en ce moment !

2 réflexions au sujet de “L’épouse et la veuve – Christian White”

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