Déceptions, Editions Calmann Lévy

Tenir – Graham Moore

J’aime les thrillers judiciaires depuis que j’ai découvert au début des années 2010 John Grisham, grand maître du genre.

Je suis tombée un peu par hasard sur ce bouquin alors que je cherchais une nouvelle lecture, et mon ressenti n’est vraiment pas terrible… Force est de constater que n’est pas John Grisham qui veut.

Ma chronique ne sera pas bien longue car j’ai été autant inspirée pour l’écrire que durant ma lecture, c’est-à-dire pas des masses !

Je vous parle aujourd’hui de Tenir, de Graham Moore, publié chez Calmann-Lévy.

L’histoire (4ème de couverture)

Un thriller judiciaire haletant (ajout de la blogueuse : bof)

Bobby Nock, un professeur afro-américain, est accusé d’avoir assassiné une de ses élèves. Alors que le procès débute, personne ne doute de sa culpabilité. Mais la jeune Maya Seale persuade le jury, dont elle fait partie, de l’innocence de Nock, lequel est acquitté.
Dix ans plus tard, une chaîne de télévision décide d’adapter l’affaire en série et convoque tous les jurés dans les lieux mêmes où ils ont délibéré. De vieilles querelles et des secrets enfouis remontent à la surface et soudain, l’un des jurés est retrouvé mort… dans la chambre de Maya. Celle-ci, devenue avocate, va devoir donner le meilleur d’elle-même pour révéler une vérité trop longtemps cachée.
Racisme, défaillances du système judiciaire américain, personnages aux motivations douteuses, Tenir est un roman dérangeant, captivant, et un véritable tour de force.

Moooooffffffff

Si le démarrage de l’intrigue était prometteur, ma lecture est retombée comme un soufflé au fromage sorti trop vite du four.

Nous assistons dans un premier temps aux retrouvailles d’une dizaine de personnes qui ont pour expérience commune le fait d’avoir fait partie d’un jury, plusieurs années en arrière, dans le cadre d’un procès pour meurtre. L’accusé, après une longue phase de délibération, a été innocenté car une des membres du jury n’était pas convaincue de sa culpabilité. Stupeur et sidération, tant parmi ses collègues que dans l’opinion publique. Lors de ces retrouvailles, l’un d’entre eux sera retrouvé mort dans sa chambre et il semblerait que sa mort ne soit pas naturelle. Dès lors, l’auteure nous plonge dans deux périodes qu’elle déroule alternativement : le temps du procès et le temps de l’enquête sur la mort du membre du jury.

C’est à partir de ce moment que mon intérêt s’est étiolé peu à peu. Que de longueurs dans ce roman qui manque cruellement de dynamisme ! Et pourtant c’est une habituée des polars nordiques qui vous dit ça, donc imaginez un peu que si j’aime les nordiques calmes et lents, mais que je m’ennuie ici, c’est qu’il y a du level en matière d’ennui mortel et profond ! L’auteure fait pourtant tout pour nous faire douter de chacun et nous faire soupçonner tout le monde. Si par moment je me suis sentie intéressée vis-à-vis de ça, ça avait quelque chose de superficiel et de forcé et donnait le sentiment d’une intrigue cousue d’énorme fils blancs. Une fois les doutes dissipés sur un des personnages, au suivant ! Et puis encore au suivant, et au suivant ! Et ce jusqu’à la fin du roman. L’envie de poursuivre ma lecture ne durait jamais et je finissais toujours par reposer mon roman que j’ai mis plus de 15 jours à lire, trouvant toujours mieux à faire pour meubler mon temps libre.

La fin rattrape un peu le reste, mais j’ai sauté par moment de nombreux passages sans avoir l’impression d’avoir manqué quelque chose…

Aussitôt lu, aussitôt oublié. Next !

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