Coup de coeur, Editions Pocket

Juste avant de mourir – S.K. Tremayne

Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui est une de mes meilleures lectures depuis le début d’année. Ni plus, ni moins. J’ai déjà lu deux romans de l’auteur : Le doute et La menace. Les deux m’ont laissé un ressenti très positif, et il semblerait que j’accroche vraiment à ce que fait l’auteur car ça s’est à nouveau très bien passé entre lui et moi.

Amateurs de rebondissements à foison et de course-poursuites, vous pouvez quitter cette chronique immédiatement car cet ouvrage est tout sauf un roman qui va à cent à l’heure.

Je vous parle aujourd’hui de Juste avant de mourir, de S.K Tremayne, publié chez Pocket.

L’histoire (4ème de couverture)

On le lui dit, le lui répète : en précipitant sa voiture dans ce lac gelé, Kath a voulu mettre fin à ses jours. Frappée d’amnésie rétrograde, la jeune femme se demande bien pourquoi. Cette vie qu’elle mène avec Adam et leur fille, au milieu d’une lande sauvage et spectrale, elle l’aime, pourtant. Mais depuis son retour à la maison, son Ranger de mari semble de plus en plus hostile, distant. Quant à Lyla, elle passe de plus en plus de temps à courir les bruyères, ou à aligner des cadavres d’oiseaux – qu’essaye-t-elle de lui dire ? Que s’est-il donc passé, juste avant de mourir ?

Un trésor dans ma PAL !

Il trainait dans ma PAL depuis un moment, je ne sais pas pourquoi mais j’étais moyennement tentée de l’en sortir. Grossière erreur.

Moi qui aime les romans d’atmosphère, mes attentes ont été plus que comblées !

Direction le fin fond du comté de Devon, à l’ouest de l’Angleterre. Déjà, ça commence bien, parce qu’on a un projet voyage dans ce secteur, ainsi qu’en Cornouailles, depuis longtemps (faudra d’ailleurs qu’on se décide un jour… Monsieur Viking, si tu me lis… =) ).  Nous rencontrons une famille qui vit isolée, loin de la civilisation et en parfaite communion avec la nature. Un drame a fait basculer l’équilibre du couple lorsque l’épouse s’en sort miraculeusement d’un grave accident de voiture. Si les souvenirs de la jeune femme se sont envolés durant l’accident, cela n’est pas le cas pour son mari et ses enfants qui semblent lui en vouloir férocement de quelque chose qu’elle ne comprend pas.

Que de mystères dans ce roman ! On erre dans les eaux troubles de cette intrigue en essayant de comprendre ce qui a bien pu se passer, et les suppositions seront nombreuses tout au long de notre lecture. Comme dans tout roman psychologique, ne comptez pas sur des rebondissements à outrance ni sur un rythme de tous les diables pour vous apporter du suspense. Ce suspense ne réside pas dans les actions, mais plutôt dans tout ce plane autour de cette famille. Le mari semble fuir la maison, les gosses sont ingrats avec leur mère, on sent peser le secret qui écrase tout et qui rend la situation invivable.

L’énorme point fort de ce roman réside dans la capacité de l’auteur à décrire les paysages et l’environnement dans lesquels évoluent nos personnages. Ils prennent vie sous sa plume, on se projette sans problème dans la lande anglaise, froide, humide et inhospitalière. C’est la nature dans tout ce qu’elle a de plus brut et ça colle très bien à l’ambiance pas folichonne qui règne dans la maison. L’auteur se plaît à réveiller tous nos sens grâce à ces descriptions précises des lieux, des odeurs et des sensations qu’ils éveillent chez les personnages. Il nous les fait ressentir grâce à un vocabulaire choisi avec soin et beaucoup de descriptions.

Le sentiment d’isolement est ici terrible et il a quelque chose d’inquiétant. J’ai coutume de dire que je voudrais vivre en autarcie, loin de la civilisation et au cœur de la nature, mais lorsque les événements deviennent inquiétants, on se sent piégés dans cette maison du bout du monde, incapables de fuir pour chercher de l’aide et se protéger.

L’auteur fait la part belle au folklore local, mystifiant et rendant encore un peu plus inquiétants les lieux.

Les allers-retours dans le passé, les souvenirs qui refont surface par bribe et qui finissent par s’assembler tel un puzzle, les révélations de certains personnages, sont au service d’un suspense discret mais tenace et donnent leurs lettres de noblesse à ce thriller psychologique de haute volée.

Le mot de la fin

Du tout bon pour moi, de la première à la dernière page !

Je recommande plus que chaudement sa lecture, confortablement installé sous un plaid avec bon chocolat chaud (attendez quand même la fin de l’été  !).

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