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Summit – Mo Malø

J’vous présente Pétou, l’ours polaire qui m’accompagne depuis ma naissance, et qui explique, peut-être, mon amour pour le grand nord =)

Ai-je besoin de vous présenter une nouvelle fois la série Qaanaaq ?

A moins de débarquer pour la première fois sur mon blog, vous savez l’amour que je porte à cette série de polars, dont le premier ouvrage a été publié en 2018.

Mo Malø revient aujourd’hui avec Summit, je l’ai lu avant ma pause blog mais je n’avais pas pris le temps d’en parler car j’ai eu besoin de me mettre en retrait quelques semaines. Il est temps aujourd’hui de vous le présenter, et de vous en recommander évidemment sa lecture.

Le roman peut se lire de manière indépendante, mais ça serait fort fort fort dommage de ne pas lire les autres avant. Dans l’ordre : Qaanaaq, Diskø, Nuuk.

En toute fin d’article, je vous ai remis les liens vers tous les articles que j’ai écrits autour de cette série, chroniques et diverses interviews avec l’auteur, ainsi que ceux rédigés à quatre mains avec lui en 2019 lors de son voyage sur les traces de Qaanaaq au Groenland.

Je vous parle aujourd’hui de Summit, de Mo Malø.

L’histoire (4ème de couverture)

Splendeurs et misères dans les contrées sublimes du Groenland.

Quand la magie du polar scandinave coule dans les veines du plus redoutable des thrillers.

Au cœur des profondeurs glacées du continent blanc, les plus grands flics scandinaves se sont réunis pour résoudre ensemble une affaire qui menace l’intégrité de leurs pays respectifs. L’inspecteur Qaanaaq Adriensen, chef de la police locale, prend la tête de l’expédition qui les emmène sur le territoire hostile de l’inlandsis – un désert glacé de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Mais des événements troublants surviennent. Et Qaanaaq doit affronter une blessure ancienne qui le met en péril – au pire moment.

Quand un membre du groupe disparaît, tout bascule définitivement. Et si quelqu’un cherchait à provoquer leur perte et celle de la police groenlandaise tout entière ?

Au milieu du blizzard, ils sont désormais coupés du monde. Si la faim et le froid n’ont pas raison d’eux, ce pourrait bien être la folie polaire…

Retour au Groenland !

Il faut être un peu zinzin, je crois, pour se rendre dans l’Inlandsis, étendue désertique groenlandaise où les températures atteignent des records de froid. Ce n’est pas ce qui va faire peur à notre cher Qaanaaq qui ne se contente pas d’aller s’y balader seul, il y emmènera plusieurs personnes dans un trek qui réunit quelques grands pontes des services de polices scandinaves : islandais, danois, norvégiens et finlandais. (L’amatrice de polars nordiques que je suis aime ça.) Sauf qu’à l’aéroport, l’un d’entre eux, l’islandais, semble s’être volatilisé. Les autres membres du groupe prennent malgré tout le départ, et le moins qu’on puisse dire c’est que rien ne va se passer comme prévu.

De là démarre une sorte d’immense huis-clos polaire, où nous suivrons les différents protagonistes à travers ce désert de glace particulièrement inhospitalier. Pourquoi l’utilisation du terme huis-clos ? Imaginez-vous braver les températures les plus froides sur terre, avec pour seuls compagnons une poignée d’hommes que rien ne prépare à un tel périple, quelques vivres et chiens de traîneaux, pour partir à la découverte d’un secteur de la planète inhabité, sans route ni moyen de se réfugier en cas de tempête. L’horizon a beau être loin, à perte de vue, je ressentirais très certainement une sensation d’étouffement à la place des personnages ! La sensation d’être coincée au milieu de nulle-part sans avoir la possibilité de m’y échapper ne m’a pas quittée de toute ma lecture, créant ainsi quelque chose d’assez angoissant qui ajoute à l’intensité dramatique à ce qu’ils vont vivre.

Dépaysement garanti !

C’est encore et toujours ça, la grande force de Mo Malø : il ne se contente pas d’écrire un énième polar lisse et plat composé d’un meurtre, d’une enquête banale trop vite résolue et dont on aura tout oublié d’ici 15 jours. Le romancier excelle dans l’art de décrire les paysages et les univers dans lesquels il fait évoluer ses personnages, il s’en empare pour créer une sorte de bulle dans laquelle il plongera ses lecteurs, le faisant voyager au gré de ses envies. Je vous l’ai dit des dizaines de fois dans mes articles mais j’accorde une importance immense à l’environnement dans lequel se déroulent mes lectures, et ils sont peu nombreux à le faire aussi bien, dans le monde de la littérature noire, que Mo Malø. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’il est un passionné, et que quand il se lance dans quelque chose il y va à fond et ne se contente pas de rester en surface. Il s’imprègne de la culture locale, de la langue, du contexte social, politique et environnemental pour nous offre un ouvrage riche et dense.

L’auteur n’en oublie pas de ménager son suspense, à grand renfort de mystères et de toute la panoplie de rebondissements dont est capable un auteur de polars. Je ne vous en parlerai pas ici, je trouve inutile le fait de raconter plus de détails qu’il n’en faut, et je préfère vous laisser découvrir ça par vos propres moyens.

En plus du soin apporté à la description des paysages et du froid et à l’enquête policière, l’auteur continue de nous faire découvrir le personnage de Qaanaaq, levant le voile sur certains mystères de sa vie pour le moins agitée, refermant ainsi la boucle et clôturant admirablement bien la série.

Le mot de la fin

Mo Malø est le plus nordique des auteurs français. D’autres s’y sont essayés mais jamais avec autant de talent, de justesse et de précision (oops, vilaine blogueuse !). Je dirais même qu’il fait ça mieux que certains auteurs scandinaves, et il a parfaitement sa place dans ma bibliothèque nordique parmi de grands noms tels qu’Arnaldur Indridason, Hjorth & Rosenfeldt, ou encore Lars Kepler.

J’ai refermé le dernier roman de la série Qaanaaq avec une nostalgie immense parce que je sais que Summit est le dernier ouvrage de cette saga groenlandaise qui a fait vibrer mon cœur de lectrice.

J’ai non seulement passé d’excellents moments de lecture avec les quatre ouvrages, mais j’ai aussi et surtout fait la connaissance grâce à elle de la personne formidable qui l’a écrite.


Pour aller plus loin…

Comme je vous le disais en introduction, je vous rappelle les différents articles

Si vous souhaitez redécouvrir les chroniques précédentes :

Si vous souhaitez relire nos différents échanges/interviews, voici les liens à suivre :

Si vous souhaitez redécouvrir nos différents articles écrits à quatre mains autour de la série Qaanaaq et du voyage de l’auteur au Groenland en 2019 :

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