Editions La bête noire, Polar/thriller français

La chute de la maison Whyte – Katerina Autet

J’ai beaucoup vu tourner ce roman au moment de sa parution, mais comme je suis farouchement toujours décidée à ne pas lire que des nouveautés, j’ai différé mon achat, et le voilà qui a rejoint ma PAL le mois dernier.

C’est bizarre d’avoir lu ce roman à la suite de Noyade de J.P. Smith, car j’ai eu l’impression que cette lecture complétait la précédente. Je suis retournée aux Etats-Unis, dans un milieu ultra friqué dans lequel se déroule un drame. Les deux romans n’ont aucun autre point commun que ces deux-là, et il a été pour moi une chouette découverte.

Je vous parle de La chute de la maison Whyte, de Katerina Autet, publié chez La bête noire.

L’histoire (4ème de couverture)

Les secrets de famille tuent plus sûrement qu’une arme.

Cape Cod, ses belles villas aux bardages de bois, ses millionnaires discrets qui, par-dessus tout, ont peur du scandale… Mais, justement, le scandale fait vendre. Bien qu’elle s’en défende, c’est ce qu’Edith Whyte a en tête lorsqu’elle publie un livre accusant son célèbre père, grand collectionneur d’art, de crimes abominables. Père et fille n’ont pas le temps de s’expliquer : William Whyte est retrouvé assassiné et le frère d’Edith, Skip, est accusé du meurtre. Tandis que la famille se déchire, les rumeurs les plus folles bruissent dans la bonne société…

Un premier roman prometteur !

Je vais vous avouer deux choses : la première c’est que j’ai acheté ce roman sans regarder la quatrième de couverture (quelle faible femme je fais !), la seconde c’est que je déteste les intrigues qui se déroulent dans le milieu de l’art. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas ! C’est juste un thème qui me gonfle en temps normal…

Donc une fois cette surprise passée (ça t’apprendra Anaïs à ne pas lire les quatrièmes de couvertures et à te laisser influencer par Bookstagram), surprise qui a manqué de me faire avaler de travers mon coulant au chocolat du dimanche, mais vu que ça se passait drôlement bien entre cette lecture et moi, je me suis dit « Anaïs, arrête donc de faire ta tête de bélier et laisse sa chance à l’auteure ! ». Et… J’ai bien fait !

Direction Cap Code dans la famille Whyte, ou devrais-je plutôt dire dans l’empire Whyte ! Cette richissime famille se retrouve au cœur d’un scandale lorsque le vieux père est retrouvé mort, un tableau à la main. Très rapidement, un des fils du vieil homme est arrêté par la police et il est soupçonné d’avoir zigouillé son paternel, témoin oculaire à l’appui ! Il va donc faire appel à son ancien ami, qui est avocat, en criant à corps et à cri qu’il n’y est pour rien dans cet assassinat.

L’auteure nous propose ici de laver le linge sale de cette famille en public. J’adore les histoires de famille ! Autant que les histoires de vengeance d’ailleurs. La famille, c’est ce microcosme duquel on ne peut pas se défaire, auquel on est lié à jamais et où on se doit d’arrondir les angles tout en mettant de l’eau dans notre vin afin d’éviter les embrouilles, les drames et le sentiment de culpabilité que ça engendre. Sauf qu’ici, loin du tableau lisse de la gentille famille qui a réussi, Edith, une des filles du défunt, met un énorme coup de pied dans la fourmilière en publiant un ouvrage où elle balance… tout ! Imaginez donc le double séisme dans cette famille, qui sera propulsée encore plus qu’habituellement sur le devant de la scène !

L’auteure alterne la narration au présent, durant l’enquête de l’avocat pour tenter de faire blanchir son ami et client, et passages du livre en question. C’est grâce à ces chapitres du « livre dans le livre » qu’on verra s’emboîter tel un puzzle les différents éléments, qui nous apporteront des indices importants en nous laissant entrevoir les failles du clan.

Il y a de l’action, des rebondissements, une envie de continuer à découvrir la vie de cette famille même dans les moments plus creux où il ne se passe pas grand-chose. Pourtant aucune lassitude, aucun ennui, ça se lit tout seul ! Et quand on croit que c’est fini, l’auteure remet une bonne couche de suspenses et de rebondissements. Bravo Katerina !

Le mot de la fin

Une belle découverte, et une auteure que j’ai envie de continuer de suivre ! Il me semble avoir vu qu’elle allait publier prochainement un nouveau roman, je serai donc au rendez-vous dans les mois à venir !

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