éditions folio, Polar américain

Noyade – J.P. Smith

Je profite d’une courte pause entre deux polars nordiques pour retourner un peu du côté des Etats-Unis !

Je lis trop peu de romans de chez Folio policier, et j’ai décidé de m’y mettre parce qu’on trouve de sacrés polars, thrillers et romans noirs dans cette maison d’édition ! Lors de mon gros craquage du mois dernier, j’ai donc acheté plusieurs romans de chez eux, dont celui-ci, Les marécages de Joe R. Lansdale ou encore plusieurs norvégiens que je garde bien précieusement pour ma valise dans un mois !

Noyade est mon premier roman de l’auteur, j’ai vu qu’il en avait publié un second et je pense le lire prochainement !

Je vous parle sans plus attendre de Noyade, de J.P. Smith, publié chez Folio policier.

L’histoire (4ème de couverture)

Joey, huit ans, passe l’été dans un camp de vacances au milieu des bois. Le moniteur de natation, Alex Mason, s’est juré qua la fin du séjour tous les garçons sauraient nager. Or Joey a peur de l’eau. La veille du départ, Alex l’abandonne sur un radeau au milieu du lac, le mettant au défi de rentrer tout seul à la nage. Joey ne se présente pas au réfectoire ce soir-là. Les recherches s’organisent : il n’est plus sur le radeau. Il n’est nulle part. On ne le retrouvera jamais. Vingt ans après… Alex est devenu promoteur immobilier à New York. Ses méthodes et sa morgue lui ont attiré de solides inimitiés, mais sa réussite est éclatante. Jusqu’au jour où ça dérape. Du sang dans l’eau de la piscine, des photos compromettantes qui arrivent sur le smartphone de sa femme, un ascenseur bloqué entre deux étages… Les épisodes perturbants se succèdent, transformant en cauchemar le quotidien d’Alex et des siens. Joey serait-il de retour ?

Sans prise de tête !

Direction le fin fond des Etats-Unis, dans un camp de vacances où nous assistons dès les premières pages à un drame. Joey est laissé par son entraîneur de natation au beau milieu d’un lac alors qu’il n’est qu’un jeune enfant, ne sait pas nager et qu’il est de surcroît terrifié par l’eau et la profondeur. Forcément, le gamin disparaît au milieu des eaux. L’enquête est rapidement bouclée, à grand renfort de battue et de plongeurs qui sondent le lac… Joey s’est tout bonnement volatilisé. Affaire classée ? Certainement pas ! Car le jeune moniteur de 19 ans a bien grandi depuis le malheureux épisode, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a réussi sa vie, le bougre ! Gros promoteur immobilier à New York, son visage fait régulièrement la une des journaux les plus branchés, il est le maître tout puissant de son empire, et il vit dans une coquette maison avec femme aimante et enfants. Jusqu’au jour où sans crier gare, le passé lui revient en pleine poire avec des choses mystérieuses qui se passent autour de lui, dans son quotidien… Il ne tardera alors pas à faire le rapprochement avec cette histoire qu’il pensait loin derrière lui…

J’ai tellement détesté le personnage d’Alex que je dois avouer que j’ai pris un plaisir quasi jouissif à être spectatrice de cette véritable descente aux enfers et à le voir affronter tout ce qui lui tombe soudainement dessus. L’auteur peint son personnage principal en monstre d’égocentrisme, incapable de ressentir de la culpabilité pour avoir causé la disparition d’un jeune garçon, prêt à tout pour sauver sa vie de rêve et sa réputation. En complète  opposition avec le portrait brossé de Joey, frêle enfant craintif et particulièrement touchant, la haine que l’on voue à ce personnage qu’on se plaît à détester réveille en nous le désir de le voir plonger pour qu’il paye ses conneries.

Tout le suspense réside ici dans la capacité de l’auteur à créer ce climat de tension et d’angoisse autour d’Alex. On frissonne en même temps que lui, on se retournerait presque durant notre lecture en sentant quelqu’un nous épier, derrière les arbres de notre jardin. Quelle sensation plus désagréable que d’avoir l’impression d’être suivi jusqu’à dans son intimité ?

La vengeance, ce thème qui est l’un de mes grands favoris dans mes lectures, est ici au centre de tout. La vengeance est un plat qui se mange froid, et elle est d’autant meilleure quand elle est restée là à mariner, au creux des tripes de ceux qui ont souffert pendant des décennies.

Le mot de la fin

Il ne sera pas le roman de mon année 2022, mais il se lit d’une traite sans réfléchir.

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