Editions XO, Polar/thriller français

La forêt des disparus – Olivier Bal

J’ai décidé de faire une petite pause dans les polars nordiques histoire qu’il m’en reste encore à lire dans les mois à venir, et je me suis tournée tout naturellement vers un auteur français que je suis depuis le tout début de sa carrière en autoédition.

Les avis positifs sont légion sur ce roman, il était temps de le sortir de ma PAL pour le découvrir à mon tour !

Je vous parle aujourd’hui du roman La forêt des disparus d’Olivier Bal, publié chez XO Editions.

N.B : pour découvrir mes précédentes chroniques d’Olivier Bal, ainsi que l’interview :

L’histoire (4ème de couverture)

 » Dans cette forêt, tu peux toujours y entrer, mais tu n’en sortiras jamais… « 

Des murs d’arbres géants, séquoias millénaires qui se referment comme un piège. Des randonneurs qui disparaissent sans laisser de traces. Il ne fait pas bon traîner dans les bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l’Oregon.

Au cœur de cette forêt maudite, un homme vit isolé de tous. Ici, on l’appelle l’Étranger. En réalité, son nom est Paul Green, un ancien journaliste qui a connu son heure de gloire avec l’affaire Clara Miller.

Un soir, une jeune adolescente, Charlie, vient frapper à sa porte. Elle est blessée, paniquée. Pour elle, Paul est le seul à pouvoir l’aider. Car là-bas, au milieu des arbres, Charlie a connu l’horreur…

L’histoire d’un secret terrifiant.
Un thriller diabolique et haletant.

Promenons-nous dans les bois…

Direction les Etats-Unis ! ça tombe bien, j’ai à nouveau une crise d’américanite aigue et je compte bien me refaire un mois de lectures US en octobre ! Nous retrouvons Paul, journaliste rencontré dans L’affaire Clara Miller, publié en plein confinement 1, qui a fait table rase de son passé et qui est parti vivre comme une sorte d’ermite dans une cabane abandonnée dans un bled perdu de l’Oregon. Ce qui s’annonçait être une retraite paisible fait renouer Paul avec sa précédente carrière, car il sera impliqué bien malgré lui dans une affaire de disparitions mystérieuses, qui durent depuis plusieurs années.

 J’A-DO-RE ce genre d’intrigue qui se situe dans des petites communautés qui vivent en autarcie et perdues dans la cambrousse profonde, surtout quand c’est situé dans des pays qui font rêver mon cœur de voyageuse. Sans trop vous dévoiler d’éléments du dénouement, on se doute bien quand on commence ce type de roman que forcément, certains personnages que nous allons rencontrer et qui sont à priori loin de tout soupçon, se trouvent impliqués dans les meurtres ou les disparitions. Ça crée un sentiment d’insécurité en nous, on ne sait pas à qui se fier, on surveille la moindre ligne tendancieuse qui nous ferait nous dire « tiens, il est bizarre lui ». Et on finit par se planter de toute façon car l’auteur fait fort pour brouiller les pistes.

 Les personnages sont forcément peu nombreux, ça crée un lien particulier avec eux car nous les suivrons dans leur quotidien, à travers leurs drames et leurs moments d’introspection également. L’auteur a une nouvelle fois pris le parti d’écrire un roman choral, comprenez par-là qu’il y a une alternance de narration dans les personnages et que cela nous permet de voir évoluer la situation de différents points de vue. Olivier Bal s’éclate dans ce procédé d’écriture qu’il maîtrise à la perfection. Ce qu’il maîtrise également, c’est le rythme de l’intrigue, alternant passages particulièrement mouvementés et d’autres plus calmes, sans pour autant faire retomber la pression. Aucun ennui durant cette lecture, aucune envie de sauter des passages non plus, l’écriture d’Olivier Bal est captivante, réfléchie, travaillée à l’extrême.

Il y a quelque chose d’inquiétant dans cette forêt, avec ces habitants qu’il ne connaît pas et qui ne l’intègrent d’ailleurs pas au sein de leur communauté. Considéré comme L’étranger, il est au centre des suspicions et des chuchotements,  et cela ne fait que renforcer son besoin viscéral d’isolement et de vivre en retrait de la société. La seule présence qu’il tolère, c’est celle de son fidèle chien Flash, et d’une drôle d’adolescente qui va finir par se réfugier chez lui, bien malgré lui.

J’ai énormément aimé la relation qui unit ces deux personnages, lui l’ex journaliste bougon et taciturne, bousculé dans sa petite vie pépère par une ado au passé déjà bien difficile, pleine de vie et au besoin d’amour débordant.  

Le mot de la fin

Moi qui vais souvent faire des séances photos toute seule en fin de journée dans la forêt au bout de mon quartier, j’y réfléchirai à deux fois maintenant !

Une bonne dose d’adrénaline, un soupçon de mysticisme et beaucoup d’action ! Le talent d’Olivier Bal n’est plus à démontrer, je vous avais dit en le découvrant il y a quelques années qu’il était un auteur français à suivre à tout prix, je suis contente de constater que je ne m’étais pas trompée !

Je recommande !

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