Coup de coeur, Polar/thriller nordique

Le disciple – Hjorth & Rosenfeldt

Si vous me suivez régulièrement sur Instagram et ma page Facebook, vous aurez constaté que je vis, dors, rêve Hjorth & Rosenfeldt ces derniers temps. Je n’ai plus eu d’aussi grand coup de cœur pour une série depuis un certain Qaanaaq, et moi qui avais tendance à fuir les séries ces derniers mois, je n’arrive plus à lâcher celle-là et j’enchaîne tous les tomes les uns après les autres.

J’ai mis pas mal de temps à lire ce deuxième tome, d’une part car il est très long (plus de 800 pages en format poche papier), et d’autre part car je suis entre temps partie profiter des paysages italiens (et des bars et restaurants il faut bien l’avouer) et je n’ai eu que peu de temps pour lire, comme à chaque voyage d’ailleurs. Ayant direct enchaîné avec le troisième tome, et étant actuellement en plein quatrième, j’ai le recul nécessaire pour vous dire que ce second tome et pour l’instant mon préféré de la série.

Je vous parle aujourd’hui du deuxième roman de la série suédoise Dark Secret, de Hjorth & Rosenfeldt, publié chez Prisma.

NB : retrouvez ma chronique du premier roman de la série, Dark Secret en cliquant ici.

L’histoire (4ème de couverture)

Quand le profiler Sebastian Bergman enquête sur le copy-cat d’un serial killer qu’il a lui-même mis derrière les barreaux, l’affaire devient personnelle

Stockholm est frappée par une atroce série de meurtres visant des femmes. Lorsque le profiler Sebastian Bergman s’empare du dossier, il découvre que l’assassin reproduit la façon de procéder d’Edward Hinde, un serial killer manipulateur et cruel qu’il a lui-même mis derrière les barreaux. Il ne peut s’agir que d’un imitateur. Malgré son comportement peu professionnel lors de sa précédente mission, Bergman est réintégré dans son ancienne équipe. Mais en progressant dans l’enquête, il comprend que toutes les victimes ont un rapport avec lui : l’affaire devient alors personnelle.

Les enquêtes de Sebastian Bergman, signées par le créateur de la prestigieuse série The Bridge, ont été adaptées à la télévision et traduites dans vingt-trois langues.

Cœur de lectrice en émoi

Nous retrouvons notre équipe d’enquêteurs là où nous l’avions laissée avec ce qui s’apparente, dans un premier temps, à une nouvelle enquête de meurtres de femmes. Sauf que plus ils vont creuser leurs investigations, plus ils vont se rendre compte que ces assassinats font drôlement écho à une affaire passée, et que cela ne peut pas être qu’une simple coïncidence… Le mode opératoire est trop précis, d’autant plus quand certains éléments ont été tus à la presse et qu’ils se retrouvent sur ces nouvelles scènes de crime. Le hic, c’est que le coupable est déjà derrière les barreaux… Le deuxième hic, c’est que toutes les femmes se sont retrouvées un jour dans le lit de Sebastian Bergman, éminent profiler qui intervient régulièrement en appui de la police dans leurs affaires criminelles, coureur invétéré de petites culottes qui ne restent jamais très longtemps sur les fesses de leurs propriétaires, et accessoirement détesté de la totalité de l’équipe d’enquêteurs suite à des histoires passées.

Sebastian Bergman, ou le personnage le plus intéressant, le plus abouti, le plus construit qu’il m’ait été donné de rencontrer dans une série. Si j’ai un attachement particulier à Erlendur d’Arnaldur Indridason, si j’ai un amour inconditionnel pour Qaanaaq de la série éponyme de Mo Malø, j’ai eu un véritable coup de foudre  pour Sebastian Bergman même si, de prime abord, le bonhomme est détestable. C’est justement ça que j’aime, j’aime le détester, j’aime même sa méchanceté et son cynisme parce que lorsque ce n’est pas gratuit, ça permet de mettre le doigt sur les travers des gens sans faire preuve de bienséance. Je ne supporte plus les personnages lisses, gentils, qui rentrent dans le moule et qui se ressemblent tant qu’on finit par les confondre d’une série à l’autre. J’veux du badass moi maintenant, j’veux des personnages qui ont des particularités et qui sont différents, et j’ai trouvé ça en Sebastian Bergman. Je lui pardonnerais presque les saloperies qu’il fait subir à certains de ses collègues, d’autant plus que les auteurs le rendent parfois sympathique grâce à des scènes cocasses, ou certaines de ses réflexions qui prêtent à sourire. Suis-je, comme ses conquêtes d’un soir, sous le charme de ce goujat égocentrique ? Assurément ! Je dois être un peu maso…

Côté enquête, diable que c’était intéressant ! Le gros suspense tient à une simple question : à qui le tour ? Parce que Sebastian, il en a eu des femmes dans son lit au cours des dernières décennies, elles sont donc nombreuses à courir un grave danger. C’est une véritable course contre la montre qui commence, et cela ne fera que renforcer l’aversion des flics envers lui qu’ils tiennent directement pour responsable. Chaque personnage tient un rôle important au sein du roman, ce qui explique en partie sa taille plus que convenable. J’apprécie le fait que les auteurs ne misent pas tout uniquement sur Sebastian, mais qu’ils prennent le temps d’élaborer des parcours de vie, des caractères différents plus ou moins affirmés. La vie d’une équipe de flics n’est pas un long fleuve tranquille, et nous serons à leurs côtés aussi bien dans leurs moments personnels que professionnels.

Le mot de la fin

Encore encore encore ! J’en redemande !

Foncez sans tarder découvrir cette série incroyable, n’oubliez pas de les lire dans les ordres (d’habitude je suis une rebelle et je lis dans l’ordre que je veux mais je vous assure que c’est très important cette fois), et n’oubliez pas de m’en dire des nouvelles !

Je recommande (ai-je besoin de le préciser ?)

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