éditions folio, Norvégien, Polar/thriller nordique

L’usurpateur – Jørn Lier Horst

Voilà bien longtemps que je n’avais pas enchaîné plusieurs romans d’une même série. J’ai commandé les trois ouvrages d’un coup (les couv’ étaient belles, j’ai envie de nordique, je prévois du stock pour le futur confinement 3 – ressenti 87648756) et vu comme j’ai accroché dès le début, je me suis dit que tant qu’à faire, autant tout lire d’une traite !

Je vous ai parlé, dans mes deux derniers articles, de Fermé pour l’hiver et Les chiens de chasse. Si le premier avait été une bonne entrée en matière pour moi, le second a été un véritable coup de cœur, coup de cœur qui ne s’est pas réitéré cette fois, mais je dirais néanmoins que L’usurpateur est aussi bon que Fermé pour l’hiver. Il m’en restera un à lire, Le disparu de Larvik, mais j’attends sa sortie en format poche, sinon la collection va être dépareillée dans ma bibliothèque et la madame hyper carrée que je suis risquerait de ne pas le supporter =)

Je vous parle aujourd’hui de L’usurpateur, de Jørn Lier Horst, publié chez Folio.

L’histoire (4ème de couverture)

Dans la petite ville de Larvik, à deux pas de la maison de l’inspecteur Wisting, un homme mort depuis quatre mois est retrouvé chez lui, devant sa télé allumée. La fille de l’enquêteur, Line, décide d’écrire un article sur ce voisin disparu dans l’indifférence générale en pleine période des fêtes. Pendant ce temps, Wisting apprend la découverte d’un autre cadavre dans une forêt de sapins avec, dans la poche, un papier portant les empreintes d’un tueur en série recherché par le FBI. À quelques jours de Noël, par moins quinze et sous la neige, s’engage une des plus incroyables chasses à l’homme que la Norvège ait connues…

Retour en Norvège

C’est l’hiver, il fait froid, il neige, on retrouve un cadavre dans une sapinière, l’enquête policière commence, de même que l’enquête menée par Line, journaliste et fille de l’enquêteur Wisting, au sujet de la mort d’un voisin, retrouvé momifié devant sa télé plusieurs mois après son décès. Deux enquêtes, deux manières de procéder, en bref rien de nouveau sous le soleil mais ça reste les bons ingrédients qui ont fait leur preuve pour l’écriture d’un polar.

L’inconvénient d’enchaîner plusieurs lectures d’une même série, c’est qu’il est compliqué de donner un avis sur l’écriture du l’auteur ou sur son style au bout d’un moment car on a déjà tout décortiqué dans les précédents articles. Je dirais donc que L’usurpateur est la digne suite des ouvrages précédents, qu’on reste dans une sorte de continuité au niveau stylistique et quand on a accroché aux précédents, il n’y a pas de raison que ça change ici. Donc là où votre opinion et votre ressenti se feront, c’est sur l’intrigue en elle-même.

Ce que j’ai d’abord aimé ici, c’est que l’intrigue est à l’image d’une poupée russe : il y a d’abord « le gros morceau » qu’on voit dans un premier temps et qui est installé direct dans les premières pages histoire d’appâter le lecteur de polar qui n’aime pas trop quand ça traîne à se mettre en place, et puis au fil du récit on découvre qu’il y a bien plus qu’une simple intrigue. Il y a des histoires qui s’emboîtent, qui sont liées, qui posent parfois plus de questions qu’ils n’apportent de réponse, dans un premier temps du moins. Et pourtant ce que j’aime chez Jorn lier Horst, c’est qu’il m’emmène à chaque fois là où je ne m’y attends pas. C’est ce qui contrebalance le côté plutôt classique de ses polars et qui fait que j’accroche malgré tout. Certes, il y a l’enquête de police, on ne peut plus banale quand on est lecteur assidu du genre, mais l’auteur réussit à faire partir ses enquêtes dans quelque chose de différent, à chaque fois, auquel on ne s’attend pas forcément. Donc classicisme oui, mais admirablement bien mené. Il faut dire qu’il est bien placé pour écrire un polar, étant lui-même un ancien policier.

Le petit reproche que je pourrais formuler, c’est que par moment ça traîne quand même en longueur. Alors certes, on ne lit pas du polar nordique pour lire une intrigue décapante hein, mais il y a eu des moments où le récit m’a paru long… Au début c’est sympa, la neige, le climat, le froid, la nuit, ça te met dans l’ambiance d’une certaine lenteur de vivre propre aux pays du nord, mais je pense quand même que certains passages auraient pu être évités pour aller un peu plus droit au but. Là sera mon seul reproche.

Peu de sujets de société abordés ici contrairement aux deux précédents ouvrages, mais le thème de la solitude revient régulièrement, apportant son lot de constats et nous mettant face à une réalité qui fait parfois mal au ventre, d’autant plus qu’elle peut faire écho à certaines situations qu’ils auraient vécu depuis un an, entre le confinement, l’isolement des personnes âgées etc. La solitude est traitée ici de manière juste, sans apitoiement, mais elle pose quand même des questions et ne manquera pas de faire réagir.

Le mot de la fin

Katia, de l’excellent blog « Encore un livre » a dit très justement un jour : « Quand Anaïs a aimé un bouquin, vous en bouffez toute l’année ». Je n’arrêterai donc pas de vous parler de Jorn Lier Horst dans les semaines et mois à venir.

Il ne sera pas mon préféré de la série mais il se lit bien, sans réfléchir, qui nous distrait, et c’est tout ce que j’attends d’une lecture en ce moment. Je ne sais pas quand est-ce que Le disparu de Larvik sortira en poche, mais j’ai hâte de retrouver cet auteur !

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