Editions Taurnada, Polar/thriller français

Goliat – Medhy Brunet

Voilà quelques temps qu’il patientait dans ma longue pile à lire, mais il m’était incapable d’envisager de lire un roman dont une partie se déroule en Norvège, le sujet étant devenu absolument tabou pour moi depuis que j’ai dû annuler ce voyage en septembre dernier en raison de Ce-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom (#CoviDeTaMère). C’est le troisième voyage annulé pour moi cette année, et surtout le plus douloureux vu que je rêvais du grand nord norvégien depuis des lustres et que je dois repousser ce rêve pour une durée indéterminée.

Fin de la complainte de la globe-trotteuse en dépression nerveuse, parlons bouquin !

Mehdy Brunet est l’auteur de deux romans, Sans raison qui fait partir de mon top 10 toute lecture confondue, et Le fruit de ma colère.

Je vous parle aujourd’hui du troisième roman de Mehdy Brunet, Goliat, publié chez Taurnada.

L’histoire (4ème de couverture)

La mer de Barents, au large des côtes norvégiennes : Goliat, une plateforme pétrolière en proie aux éléments déchaînés, est le sinistre théâtre d’une série de meurtres odieux. David Corvin, ex-agent du FBI, va devoir utiliser toutes ses compétences pour stopper l’hécatombe. Mais au bout du chemin, il risque de perdre son âme… Et bien plus encore…

La vengeance est un plat qui se mange froid

Plusieurs lieux, plusieurs époques, plusieurs personnages différents, accrochez vos ceintures car malgré la petite taille du roman, à peine plus de 200 pages, l’auteur va réussir à construire plusieurs intrigues qui se catapulteront pour n’en faire qu’une seule dans les dernières pages du roman. Il n’a pas toujours été facile pour moi de m’y retrouver dans toutes ces périodes différentes, et j’ai rapidement compris qu’il fallait que je sois hyper attentive à cette temporalité dans ma lecture. Une fois ce constat fait, la lecture s’est enchaînée toute seule et je l’ai lu assez rapidement grâce à une action quasi incessante.

Moi qui ai repoussé la lecture de ce roman car il se déroulait en Norvège, j’ai été vite rassurée, pas l’ombre d’un fjord ni d’une aurore boréale dans les pages de Goliat (tant mieux !). Nous nous retrouvons isolés aux côtés d’un couple qui vient d’arriver sur une plateforme pétrolière pour y travailler durant quelques mois, en pleine tempête et au milieu de la mer déchaînée. Avouez que ça ne fait pas rêver ! D’étranges morts vont survenir assez rapidement après leur arrivée, le tout s’enchaîne un peu trop vite à mon goût mais l’ouvrage étant relativement court, il faut aller vers l’essentiel et l’auteur n’en oublie pas malgré tout de ménager son suspense et de donner envie de continuer. L’effet huis-clos fonctionne ici plutôt bien, moi qui ai peur de l’eau je pense que le fait de me retrouver coupée du monde en pleine tempête et loin de la terre ferme serait pour moi une des pires choses qui pourraient m’arriver ! Je me suis imaginée à la place des personnages et ça n’a fait que renforcer ce sentiment d’insécurité qui règne parce que qui dit morts et huis-clos, dit danger imminent. On se doute que les cadavres retrouvés ne sont pas morts d’une mort naturelle, on comprend rapidement que quelqu’un, dans ce petit microcosme, a décidé de semer la terreur, le tout est maintenant de savoir pourquoi et… « à qui le tour ? ».

Je dois avouer que j’ai un chouia plus accroché aux autres intrigues qui se déroulent aux Etats-Unis, notamment car Mehdy Brunet a réussi à écrire plusieurs scènes poignantes qui n’ont pas manqué de remuer mes émotions. Et ça, il sait bien faire Mehdy, et à l’image de son fabuleux prologue dans Sans raison, il arrive à chaque fois à écrire des scènes puissantes, qui marquent vraiment son lectorat, sans jamais tomber dans le pathos ni dans le voyeurisme. Il y a une certaine sensibilité dans l’écriture de ces passages qui font que j’apprécie beaucoup cet auteur, et bien qu’il ait laissé de côté les scènes plus violentes, il a gagné ici en intensité.

Le mot de la fin

Mon seul regret est qu’il n’ait pas été un plus long pour développer de manière plus approfondie certains personnages, et qu’il n’ait pas plus pris le temps de développer l’intrigue qui se déroule sur la plateforme pétrolière. Ça reste un détail, l’ouvrage m’a plu, et je vous le recommande, d’autant plus si comme moi vous n’avez pas envie de vous lancer dans un roman de 600 pages en ce moment.

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