Editions Pocket, psychologique

Un amour parfait – Gilda Piersanti

Je repoussais la lecture de ce roman, arrivé chez moi par hasard il y a quelques mois déjà, parce que le titre et la couverture me faisaient craindre un roman hautement féminin (pardon pour ceux que ça hérisse quand je dis ça, mais j’y tiens !) et on va dire que je ne suis pas franchement friande du genre… Je ne m’attendais pas à aimer ce livre, clairement, et pourtant les certitudes étant faites pour être bousculées, je l’ai lu d’une traite ! Commencé le 11 novembre au matin, terminé quelques heures plus tard dans l’après-midi, il a eu le mérite de m’occuper en ce funeste jour férié enfermée à la baraque (tu sens l’agacement de 2020 là ?)

Je vous parle aujourd’hui d’Un amour parfait, de Gilda Piersanti, publié chez Pocket.

L’histoire (4ème de couverture)

Ah la vache !!!

Encore un thriller psychologique, c’est le second que je lis ce mois-ci, mais celui-ci est différent de tous ceux que j’ai pu lire jusqu’à maintenant car l’intrigue n’est pas abordée du côté du personnage féminin, mais du côté du personnage masculin et ça, ça me plaît car ça casse littéralement un des principaux codes du genre ! Je n’ai pas souvenir avoir déjà lu un roman du genre abordé de ce point de vue, n’hésitez pas à m’envoyer un petit commentaire si vous en avez d’autres à me proposer, et j’ai été aussi étonnée qu’agréablement surprise.

Un amour parfait, c’est l’histoire d’un mec qui a tout pour être heureux : un bon job, une vie de couple réussie, deux enfants charmants, un meilleur pote dévoué. A croire que certains se sentent étriqués dans leur bonheur et cherchent les emmerdes… Crise de la quarantaine, crise d’une vie routinière ou que sais-je, les ennuis ici vont arriver par une femme, forcément ! Pas une simple femme non, la femme fatale qui ferait tourner toutes les têtes sur elle dans la rue, celle qui a fait tourner la tête de notre gentil papa plutôt rangé malgré quelques parties de jambes en l’air durant ses déplacements, alors qu’ils n’étaient que de jeunes adultes, et qui l’a lâchement largué laissant une plaie jamais vraiment cicatrisée dans sa vie. Alors quand il la croise un jour par hasard, seule accoudée à un bar lors d’un déplacement professionnel, c’est tout le passé qui remonte (et y a pas que le passé qui remonte !), et c’est l’occasion de reprendre le cours de quelque chose qui ne s’est jamais vraiment terminé pour lui. Ca aurait pu s’arrêter là, à quelques sauteries dans des chambres d’hôtels, sauf que Laura va en demander bien plus. Nous assisterons alors à la déchéance de cet homme, à une lente descente aux enfers, et à l’anéantissement de tout ce qu’il avait réussi. (bien fait pour ta schness !)

Gilda Piersanti a eu cette faculté de décortiquer ses personnages sous toutes leurs coutures, surtout Lorenzo le personnage principal, qu’on découvre dans son intimité la plus proche. J’ai détesté ce personnage, que j’ai trouvé naïf, égocentrique au possible, aveuglé par son amour pour sa maîtresse au point d’en revenir complètement con, se trouvant des excuses à chaque fois qu’il sentait pointer une once de culpabilité. Cette relation n’a évidemment rien de parfait, on n’est pas dans une réconfortante romance non, on est sur un amour toxique, une passion dévorante qui prend le dessus sur tout le reste. Et quand on se rend compte que c’est allé trop loin, il est souvent trop tard. Et c’est le drame.

Certains passages sont répétitifs, comme dans tout bon thriller psychologique qui se respecte, et donnent un certain côté linéaire au récit. Il permet également d’ancrer fortement nos émotions ressenties dans notre lecture, colère, haine, jubilation de voir l’histoire tourner au vinaigre… Le final explosif, que je n’avais pas vu venir, a réussi à contrebalancer les passages plus calmes, et scelle admirablement bien cette intrigue simple, et pourtant efficace. Mis à part le fait que le personnage central est un homme, rien de révolutionnaire, et pourtant c’est tout ce dont j’avais besoin en ce moment.

Le mot de la fin

Un conseil messieurs, méfiez-vous !

Je recommande !

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