Editions Cosmopolis

Le quatrième rassemblement – Cyril Carrere

Voilà déjà deux semaines que j’ai terminé ce roman, et pourtant le temps m’a manqué pour rédiger cette chronique et lors de la rédaction de mon bilan d’octobre je me suis dit « et merdeuuhhhh ! ».

J’ai découvert les romans de Cyril Carrere en début d’année, avec Grand froid, qui avait été une belle découverte et une bonne entrée en matière. Il revient aujourd’hui avec un nouvel ouvrage inédit, et mon petit doigt me dit qu’il a fait sortir de sa zone de confort la lectrice que je suis.

Je vous parle aujourd’hui du petit dernier de chez Cosmopolis, Le quatrième rassemblement, écrit par Cyril Carrere.

L’histoire (4ème de couverture)

Trois associés, un cadavre, un butin, une embrouille.
Un coup de maître.

Visalia, Californie centrale.

William, l’homme d’affaires, rêve de créer un nouveau pôle d’excellence dans la région qui l’a vu naître, loin de la Silicon Valley et de la Baie de San Francisco. Lorsque sa société Educorp fait faillite, étourdi par le désir de revanche, il accepte l’aide d’un fonds privé sans en avertir ses associés.
Quand Carl, l’avocat fiscaliste, met son nez dans les affaires d’Educorp, ce qu’il découvre va l’aspirer au cœur d’un engrenage incontrôlable.

Philip s’active pour offrir une fin de vie décente à sa mère. Pour y parvenir, le lieutenant de police est prêt à tout.

Le destin de ces trois hommes va se télescoper quand William doit revoir ses associés, une semaine plus tard, à l’occasion du Rassemblement, rituel instauré depuis la fin de leur aventure commune. Parfaite symétrie des situations et des hommes : dans ce dédale de faux-semblants, de violences feutrées et de trahisons, le face-à-face s’annonce comme la plus dangereuse réunion à laquelle ils aient jamais participé.

Après Grand Froid, plébiscité par les lecteurs, Cyril Carrère tisse avec Le Quatrième Rassemblement une toile dangereuse très cinématographique qui va incontestablement marquer le lecteur. Thriller efficace et racé, Le Quatrième Rassemblement dépasse les frontières du genre et se clôture sur une séquence finale magistrale.

Cyril Carrère partage sa vie entre la France et le Japon depuis 2018. Pharmacologue, ce surdoué des fausses pistes a longtemps travaillé dans l’industrie pharmaceutique, avant de devenir chef de projet d’ingénierie d’application.

Un roman visuel !

Embarque ton passeport, direction la Californie babyyyyy ! (calme-toi Anaïs, pas d’main la veille que tu pourras y retourner). Bon, ce n’est pas dans la Californie que tout le monde connaît que l’auteur nous emmène, avec ses célèbres plages de Malibu et Santa Monica, mais plutôt la Californie des grandes entreprises et start-ups qui brassent bien plus de pognon en une semaine que vous et moi ne pourrons en accumuler en toute une existence. Je dois vous avouer que j’ai flippé à la lecture de la quatrième de couv’ car un thriller qui se déroule dans le milieu des affaires ne fait a priori pas partie de mes envies de lecture mais soit, je fais confiance à cette maison d’édition, et j’ai bien fait !

L’auteur a su rendre accessible, par ses talents de conteur, ses fausses-pistes et rebondissements, le milieu des affaires qui peut paraître barbant de prime abord. Grâce à une écriture très visuelle, des chapitres courts qui donnent le rythme, et un jargon à la portée de tous, Cyril Carrere a écrit un roman cinématographique qui ne laisse que peu de temps mort. Si le démarrage se fait de manière plutôt calme, l’intrigue prend son envol d’un coup, au détour d’une page et sans que tu t’y attendes BADABOUM prends-toi ça dans la tête ! Dès lors, accélération du rythme, et l’ouvrage se lit d’une traite.

Le milieu des affaires est terrifiant, l’argent est maître et gouverne tout. Il en faut toujours plus, quitte à user de magouilles et de grandes trahisons pour y arriver. Il est intéressant de voir à quel point les choses peuvent dégénérer quand il y a de gros sous en jeu, l’auteur montre une réalité peu reluisante, où l’humain est complètement annihilé au profit du pognon. L’auteur se joue de ses lecteurs en les menant là où il veut, vous enfonçant parfois dans des certitudes qu’il balayera vite, à votre plus grande surprise !

Le mot de la fin

Un ouvrage bien maîtrisé, qui donne envie de continuer à découvrir cet auteur !

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