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Mr Mercedes – Stephen King

Toujours animée par mon envie de lire des polars et thrillers US, j’ai décidé de me plonger dans la trilogie de King composée de Mr Mercedes, Carnets noirs et Fin de ronde. Je n’aime plus le fantastique, ou alors très peu, mais j’avais vraiment envie de lire du Stephen King après avoir renoué avec lui lors de la parution de L’outsider il y a deux ans. On m’a dit à plusieurs reprises « cette trilogie te plaira » alors je me suis lancée dans la gueule du loup et j’ai littéralement bouffé ce roman en deux jours.

Je n’ai pas pour habitude de participer à des challenges de lecture, mais cette fois j’ai bien eu envie de me greffer à celui organisé depuis deux ans par l’excellent Tomabooks et qui s’appelle L’automne du King.

Je vous parle aujourd’hui de Mr Mercedes, de Stephen King, publié chez Albin Michel.

L’histoire (4ème de couverture)

Foncer sur une foule dans sa SL500 12 cylindres : le moment le plus grisant de la vie de Mr Mercedes. Et le carnage lui a tellement plu qu’il n’a qu’une envie : recommencer. Au plus vite…

IN-LÂ-CHA-BLE

J’ai bien mis une cinquantaine de pages à réussir à rentrer dans l’histoire, la faute à un style d’écriture vraiment particulier, parfois fouillis (ou alors est-ce un problème lié à la traduction ?) mais une fois que j’en étais bien imprégnée, il m’a été impossible de lâcher le bouquin. J’ai eu franchement peur de ne pas réussir à accrocher à ma lecture car je garde encore en mémoire mon abandon de L’institut en début d’année, roman dans lequel je me suis royalement emmerdée, n’ayons pas peur des mots.

L’intrigue démarre ici par un carnage, une voiture qui fonce dans la foule, une file d’attente de chômeurs qui attend d’assister à une sorte de job dating. Forcément ça réveille de bien mauvais souvenirs, on a tous encore en mémoire les attentats de Nice en 2016. Ajoutez à ça que je travaille pour le grand service public de l’emploi en France, je me suis carrément projetée dans la situation et j’ai trouvé ce démarrage de roman absolument effroyable. Après cette entrée en matière explosive, le roman se fait plus cadencé, alternant avancées dans l’enquête et phases moins rythmées. Comme d’habitude avec Stephen King, ne vous attendez pas à avoir de l’action et des rebondissements tous les deux chapitres. Il peut se passer une centaine de pages durant lesquelles il ne se passe rien, et pourtant l’atmosphère incroyable qui se dégage du récit fait qu’on est pris dans le tourbillon de l’intrigue et  qu’il est franchement difficile de poser son bouquin pour dormir un peu, manger, ou vaquer à ses occupations.

Deux personnages forts se démarquent particulièrement ici : Mr Mercedes, le responsable du carnage dont nous connaîtrons l’identité de manière très précoce dans le romain, et Bill Hodges, vieux flic à la retraite qui se lancera à sa poursuite. D’autres personnages graviteront autour d’eux, bien sûr, mais ces deux-là se démarquent dans le sens où ils sont plus détaillés sur le plan psychologique, bien qu’il reste des zones d’ombres, notamment dans la vie familiale de Hodges, que j’espère pouvoir éclaircir dans mes prochaines lectures. L’auteur les a placés tous les deux en position dominante, et il est bien connu que deux hommes dominants que tout oppose ne peuvent que se vouer une haine réciproque. Tel un combat de chevaliers, ils chercheront tous les deux à anéantir l’autre, quitte à causer des dommages collatéraux importants.

Là où je suis fan de Stephen King, c’est qu’il ne se contente pas d’écrire une histoire pour nous divertir. Tous les ouvrages que j’ai lus de lui récemment mettent en avant une certaine critique des Etats-Unis, égratignant par-ci par-là ce qui fait la singularité de cette société et de sa population. Je vous l’ai dit, je traverse une crise depuis mon retour des Etats-Unis l’an dernier, et je n’ai qu’une envie c’est de vendre la baraque, sauter dans le premier avion qui passe et m’envoler pour parcourir ce pays que je trouve tellement fascinant pendant des mois, même si je ne le fantasme absolument pas, que je suis très consciente que derrière l’American Dream se cachent de nombreux travers, et que je serai incapable d’y poser mes valises définitivement d’ailleurs. J’aime lire du King parce qu’il me transporte mentalement là-bas, qu’il me fait voyager par procuration et qu’en plus j’y trouve mon compte en matière de suspense.

Le mot de la fin

Carnets noirs et Fin de ronde, les deux autres ouvrages qui composent cette trilogie sont commandés, ils devraient arriver chez moi demain ou après demain, et je les lirai très certainement courant octobre et novembre.

Stephen King prouve à nouveau son talent, et sa capacité incroyable à se mouvoir dans l’univers du thriller en se renouvelant sans cesse.

Je valide, je recommande, et à très vite pour la suite Mr King !

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