Polar américain, psychologique

Reine de beauté – Amy K. Green

Dernière chronique du mois, j’ai anticipé mes lectures de romans qui se déroulent aux USA (voir article ici) sans le vouloir et j’ai sorti de ma pile à lire ce roman paru en mai dernier après l’avoir vu passer récemment sur Instagram.

J’ai bien accroché à ce bouquin, mais j’ai eu un mal de chien à rédiger ma chronique et je n’ai pas grand-chose à vous dire à son sujet, mais je vais tenter sans être trop relou =) …

Je vous parle aujourd’hui de Reine de beauté, d’Amy K. Green, publié chez Belfond Noir.

L’histoire (4ème de couverture)

Dans la lignée de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, un premier roman noir d’une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l’innocence de la jeunesse.

La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d’être retrouvé à l’orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main.
Le coupable ? Tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss.

Seule Virginia, la demi-sœur de la victime, récuse cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu’elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n’en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles…Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s’accorder sur un coupable ? Pourquoi prendre le risque de souffrir, encore ?Mais Virginia veut savoir. À tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible. Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs…

Et encore une histoire de famille !

Je n’ai pas fait exprès d’enchaîner les lectures de ce type au mois de juillet mais mon choix s’est porté régulièrement sur des thrillers psychologiques, et qui dit thriller psychologique dit bien souvent « couple » ou « famille ». Est-ce que je vous répète encore une fois que j’adoooore ce type d’ouvrage ou ça ira ? =)

L’intrigue s’articule ici autour de la mort d’une toute jeune ado, ex Mini Miss qui a raccroché l’écharpe en refusant de participer à un énième concours de beauté, au grand dam de sa mère d’ailleurs qui voit en elle la future Miss USA. En pleine crise d’adolescence et avec le besoin de s’affirmer et surtout de se confronter à ses parents, la jeune fille sera sauvagement assassinée après avoir été violée. L’auteure met en lumière tantôt la grande sœur qui enquête sur la mort de sa cadette qu’elle n’appréciait pas franchement, tantôt sur la jeune fille alors qu’elle était encore en vie. Deux points de vue, deux périodes, qui vont aboutir au meurtre de la gamine et au dénouement que personne ne peut voir venir (ou si vous le voyez venir, jouez au Loto parce que je pense que vous avez un don ! ). Rien de nouveau dans cette construction mais ma foi, ce n’était pas désagréable pour autant…

L’idée de suivre l’enquête du côté de la grande sœur est intéressante : jeune femme approchant la trentaine, un peu paumée mais drôlement lucide sur sa famille et sur le monde qui l’entoure, elle n’est absolument pas proche de sa petite sœur et est un peu considérée comme le mouton noir de la famille… La tension psychologique réside dans el fait que l’enquête est abordée de son point de vue à elle et non de celui des policiers. Ca change, ça permet de découvrir la vie de cette famille, ses secrets aussi, et toutes ces choses qu’on veut cacher aux autres en s’enfermant à double tour chez soi.

L’ouvrage évoque des thèmes très actuels qui font froid dans le dos et qui ancrent ce roman dans quelque chose de résolument moderne. Difficile d’en dire plus sans vous dévoiler une partie de l’intrigue ! Contrairement à ce que laisse évoquer le titre, l’univers des Mini Miss est relégué ici au second plan et il sert à démarrer l’intrigue uniquement. Tant mieux, parce que moi l’univers de petites filles capricieuses qui ont l’équivalent d’un an de maquillage sur le visage à chaque concours, j’avoue que ça ne me passionne pas des masses !

L’auteure s’attache aussi bien à développer son intrigue à suspense qu’à pointer du doigt les dérives d’une certaine Amérique profonde qu’elle fustige, sans pour autant tomber dans un pamphlet qui en ferait perdre la saveur piquante du thriller. D’ailleurs je suis très contente d’avoir terminé mon mois de juillet avec cette lecture car elle me permet d’entrer dans mon mois de lectures US sans me sentir trop dépaysée subitement (7 mois sans voyager pour cause de COVID + confinement + méchante entorse, il ne faudrait pas me dépayser et me donner de liberté trop vite hein, je risquerais de ne pas supporter ! (rires )) !!

Le mot de la fin

Un bon roman, à mi-chemin entre le roman noir et le thriller, quelques longueurs auraient pu parfois être évitées mais elles n’ont pas entaché ma lecture et ne m’ont pas donné envie de l’arrêter malgré tout.

J’avais peur d’un thriller trop orienté public féminin, on ne va pas se mentir, il l’est, mais on est loin du gentil thriller pour femmes en manque de frisson, il y a quelque chose de plus dérangeant ici… Un roman facile à lire, parfait pour les vacances !

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