Editions Hugo Thriller, Polar/thriller français

Je ne t’oublie pas – Sébastien Didier

J’ai trouvé le Harlan Coben français !

Ouais je sais, c’est un peu pompeux et putàclic comme démarrage de chronique, mais je ne me voyais pas commencer autrement. Plusieurs lecteurs qui me connaissent bien m’ont dit, au moment où je l’ai commencé « moi j’ai adoré, mais pour toi qui aimes quand ça tabasse sévère, ça risque de te paraître trop gentil » c’te réputation de viking que je traîne quand même…

Bon, je dois te dire en effet que le titre m’a un peu fait flipper, parce que ça sonne très Harlan Coben, que je ne lis plus depuis des années alors que j’ai commencé ma vie de lectrice de polars avec lui, mais après plusieurs échanges avec l’auteur autour de son bouquin je me suis dit « allez, pourquoi pas ».

Verdict ? Juste après la quatrième de couverture !

Je vous parle aujourd’hui de Je ne t’oublie pas, de Sébastien Didier, publié chez Hugo Thriller.

L’histoire (4ème de couverture)

Bellevue Park. Ses villas d’architecte, ses espaces verts, ses prestations luxueuses… Pour Marc Vasseur, c’était un rêve. Mais lorsque sa femme disparaît en ne laissant qu’un simple SMS pour toute explication, le rêve tourne au cauchemar.Les autorités ne tardent pas à classer l’affaire. Un abandon de domicile conjugal comme il s’en produit des milliers chaque année. Mais Marc en est sûr, Sandra ne les aurait jamais quittés ainsi, lui et leur fille Lisa.Trois mois plus tard, alors que tout espoir semble s’être évanoui, il reçoit une photo qui va bouleverser toutes ses certitudes.
Celle d’une jeune fille, une inconnue, qui arbore un médaillon.Ce bijou, Marc en est persuadé, c’est celui de Sandra. Celui qu’elle ne quittait jamais.

Un premier roman prometteur !

Echange avec mon bootubeur préféré :

I.E.P.Q.N : « Alors, il est bien le bouquin de Sébastien Didier ? Je vais le lire prochainement. »

A.S.L : « J’en suis page 200, il ne se passe rien, mais putain, j’arrive pas à lâcher le bouquin ! »

Ne te sauve pas mon cher lecteur, c’est normal qu’il ne se passe rien dans un bouquin qui traite d’une affaire de disparition… L’auteur ne va quand même pas nous retrouver la disparue au bout de 150 pages hein, quel intérêt pour l’intrigue sinon ?

Nous évoluerons donc au sein d’une petite famille composée d’un richissime papa, de son ado de fille et du grand-père paternel qui les soutient continuellement dans l’épreuve qu’ils traversent, à savoir la disparition mystérieuse de Sandra, la mère de famille. A-t-elle mis les voiles avec un bel amant ? A-t-elle voulu prendre l’air, écrasée sous le poids de sa vie de famille dans son riche quartier de notables bouclé et surveillé en permanence pour garantir la sécurité de ses habitants (enfin si toutes les nanas confinées en ce moment devaient mettre le voile hein….), ou se cache-t-il quelque chose de plus grave derrière cette disparition, comme un enlèvement par exemple ?

C’est ce que nous allons essayer de comprendre durant les 570 pages de ce petit pavé. Petit, mais costaud, car comme je vous le disais précédemment, l’auteur m’a embarquée dans son intrigue et ne m’a lâchée qu’une fois la dernière page tournée. Sur un jeu de multiples fausses pistes et de voies sans issues, nous allons creuser, chercher, essayer de comprendre ce qui a pu se passer, nous allons découvrir aussi que Sandra avait caché à ses proches tout un pan de sa vie, et qu’il allait falloir nous replonger dans son passé pour essayer de démêler les nœuds d’une intrigue qui elle, se déroule bien aujourd’hui. Tu le sais à force de me suivre, je ne m’étale pas concernant l’intrigue, je préfère te laisser découvrir tout ça par toi-même.

Côté écriture, l’auteur sait ménager son suspense en le déroulant tout au long de l’intrigue sans jamais faiblir, sans jamais me lasser ou m’ennuyer, sans pour autant négliger la partie émotions et psychologie des personnages, mais sans jamais tomber dans le pathos et le larmoyant non plus (chose que je déteste !). Je réfléchis depuis trois jours pour vous expliquer clairement ce qui a fait que j’ai accroché et que j’ai eu bien du mal à le lâcher, mais je ne sais pas l’exprimer clairement. L’ouvrage est divertissant, j’en ai bien besoin en ce moment et rares sont les romans comme celui-là à me déconnecter de la réalité et de l’ambiance moribonde qui plane sur nous depuis deux mois. J’ai besoin, plus que jamais, de ce genre de roman facile à lire, où je me laisse bercée par l’auteur, sans prise de tête, qui m’embarque et me divertit pendant des heures et des heures à tel point que quand je sors le nez de mes pages je me rappelle soudain que « ah ouais c’est vrai, j’avais oublié qu’il y a corona et je peux toujours pas bouger de chez moi« . Je n’ai pas envie de réfléchir sur de grands sujets sérieux de société, je n’ai pas envie de débats perpétuels, je n’ai pas envie d’un ouvrage tarabiscoté qui me perd, je veux me poser et oublier ce qui se passe en ce moment et ce bouquin est tombé à point nommé.

Les dialogues sont un chouia trop convenus par moment, mais n’oublions pas qu’il s’agit du premier ouvrage de l’auteur et qu’un style doit se chercher et s’affirmer dans le temps. Il est en tout cas une très bonne mise en bouche et ça me donne envie de découvrir le prochain roman de l’auteur qui doit paraître prochainement, je n’ai plus la date en tête alors je vous laisserai chercher =)

Mention spéciale pour la relation qui unit Marc à son père, je l’ai trouvée très touchante et le grand-père apporte une pointe d’humour et de légèreté de par son caractère ronchon, franchouillard, et un peu paumé dans la vie de son fils nouvellement riche alors que lui, son kiffe, c’est un simple jambon-beurre accompagné d’une Heineken.

Le mot de la fin

Un polar qui pourrait convenir aussi bien aux amateurs de littérature noire ou qui veulent s’essayer au genre. Il y a bien quelques passages plus violents mais ils restent à la marge et ils sont là pour servir l’intrigue et pas pour exciter, comme j’ai pour habitude de le dire, nos plus bas instincts de voyeurs.J’ai hâte de voir ce que donne le deuxième maintenant.

Je recommande, en plus il est en format poche et donc avec un prix tout doux pour le porte-monnaie.

P.S. : je lui donne 4.746548764654/5 (coucou Sébastien) ah ah !

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