Editions Ring, Interview

Lumière sur… Cyril Carrere !

Je vous ai parlé il y a quelques jours de Grand froid, paru à La mécanique générale. L’occasion de passer sur le gril son auteur, et d’en apprendre un peu plus sur lui et sur ce qu’il nous réserve pour les mois à venir.

Lumière sur Cyril Carrere.

  • Bonjour Cyril, peux-tu te présenter aux lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore ?

 

Cyril Carrère, 36 ans. Messin de naissance (et oui 😊), j’ai grandi près de Nîmes. Je vis près de Tokyo depuis 2 ans. J’ai aussi passé 5 ans en Angleterre. Au final, j’ai passé la majeure partie de mon temps à l’étranger ces dix dernières années. Je suis quelqu’un de curieux, touche à tout, travailleur. L’intégrité et l’humilité sont des valeurs très importantes pour moi.

Aujourd’hui je suis chef de projet (applications mobiles/web tous secteurs) en freelance.

Avant cela, j’ai bossé dans l’industrie pharmaceutique (recherche & développement mais aussi affaires réglementaires). Puis j’ai pas mal évolué en interne jusqu’à devenir chef de projet de développement d’applications (notamment pour le suivi d’essais cliniques et la mise en place de stratégies réglementaires). J’en ai profité pour toucher à d’autres domaines, dont le sport, l’une de mes grandes passions avec le voyage, le café et… la bonne bouffe (on ne se refait pas !)

  • Grand froid fait partie des grands succès de l’autoédition de ces dernières années, et j’ai le sentiment que tu as un public fidèle qui attendait de pied ferme que tu sois édité en maison d’édition. Grand froid vient de renaître aujourd’hui grâce à La mécanique générale, et nombreux sont les lecteurs à m’interroger sur les réseaux sociaux pour me demander ce qui change par rapport à la première version. Ne l’ayant pas lu en autoédition, peux-tu nous en dire plus sur le travail réalisé dessus par ton éditeur ?

J’ai participé à un concours en ligne, fin 2017. C’est là que j’ai écrit la toute première version du texte, qui a été finaliste. Une expérience qui m’a permis de me lancer et d’avoir mes premiers lecteurs. Le texte a ensuite été édité aux Editions Nouvelle Bibliothèque. C’est vrai qu’il a reçu un très bon accueil, entre ceux qui l’attendaient depuis la fin du concours et le nouveau lectorat.

Aujourd’hui, il s’offre une deuxième vie grâce à La mécanique générale. J’en profite pour les remercier de la confiance qu’ils me témoignent.

Côté travail éditorial, c’est une phase qui pour moi s’imposait, simplement parce que je n’avais pas pu en bénéficier par le passé et que je tenais à profiter de l’occasion pour peaufiner le texte. Cependant, Grand Froid ayant déjà une première vie, il n’était pas question de toucher à l’intrigue ou de remanier le texte en profondeur. On s’est attardé sur des reformulations, des précisions à apporter ou des lourdeurs à gommer… Un travail méticuleux (et formateur) au final, même s’il ne s’applique que sur environ 1% du texte.

  • Tu viens aujourd’hui de signer chez Cosmopolis pour un nouveau roman qui devrait paraître en mai 2020, peux-tu déjà nous en parler un peu ou est-ce que c’est encore top confidentiel ?

J’aime m’imposer de nouveaux challenges à chaque nouveau texte. Cette fois, on change de pays pour aller en Californie. Pas celle que tout le monde connait (L.A., San Francisco, etc…) mais la Californie centrale, la vallée de San Joaquin. J’y exploite le thème de l’intégrité, avec une question en toile de fond : jusqu’où serions-nous prêts à aller pour défendre nos acquis, notre réputation ? Je n’en dirai pas plus côté intrigue, mais elle repose sur des personnages forts et imprévisibles. Je me suis régalé avec ce texte et j’espère qu’il trouvera son public. Il devrait sortir le 7 mai.

  • Comment te sens-tu à trois mois de la parution de ton prochain ouvrage ?

J’ai hâte ! Si on m’avait dit il y a un an, que je publierai mon troisième roman chez Cosmopolis, j’aurais eu du mal à le croire… En plus, je serai en France à ce moment-là. C’est la première fois que je vivrai la sortie d’un de mes textes en « temps réel » si j’ose dire !

On est en train de finaliser le texte, donc ça bosse dur, comme d’habitude. Sans pression. Probablement l’un des gros avantages quand on habite aussi loin.

  • Tu partages ton temps entre l’écriture, ton emploi au Japon, et divers allers-retours entre la France et le Japon, où tu vis depuis plusieurs années maintenant. A quoi tu carbures ? =)

Je me demande aussi ! L’adrénaline, jour et nuit ? Le décalage horaire y est pour beaucoup. +8 heures en hiver, +7 en été. Si je me couche à minuit, il n’est que 16h pour vous ! Je loupe beaucoup de choses, l’activité sur les réseaux sociaux est en général plus importante en fin d’après-midi et en soirée. Sans parler des événements sportifs (comme le tournoi des 6 nations de rugby en ce moment…) Ça me tient en alerte malgré moi. Quand je me lève, c’est vous qui dormez : en général, j’en profite pour bosser et écrire. J’essaie de me discipliner un maximum, sinon c’est ingérable.

Le fait de bosser en freelance aide beaucoup. Je bosse dans un espace de coworking à deux pas de chez moi. Pas de comptes à rendre au quotidien. Flexibilité maximale. Je gère mes projets sans pression. Sans parler du plus gros avantage au Japon (en plus du prix des sushis) : la tranquillité de vie. C’est le pays où tu laisses ton ordinateur portable sur la table du café du coin avant de faire la queue ; où tu retrouves ton portefeuille intact alors que tu l’avais paumé dans une station de métro (c’est l’expérience qui parle). Tout ça aide et au final, j’arrive à jongler entre les deux pays. Pour l’instant.

  • Est-ce que les lecteurs français auront l’occasion de te rencontrer en 2020 dans des salons ou dédicaces en librairies ?

Oui 😊 – je viens de mi-avril à fin juin, et je remets ça en fin d’année (novembre et décembre). J’en profite toujours pour me déplacer un maximum. Pas mal de salons et de dédicaces au programme. Pêle-mêle, les prochains rendez-vous (avril-mai-juin) : Neuilly-Plaisance, Trith Saint-Léger, Libourne, Saint-Maur en poche, entre autres. J’espère avoir plus d’infos à communiquer très prochainement.

  • Je te laisse carte blanche pour terminer cette interview !

Merci à tous ceux qui prennent le temps de découvrir les jeunes auteurs, et merci à tous ceux qui soutiennent mes livres. C’est une expérience incroyable et j’espère rencontrer le maximum d’entre vous cette année. Et bien sûr, merci à toi Anaïs pour cet échange !

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