Interview

Lumière sur… Jack Jakoli !

 

Il vient de sortir son premier thriller, La catabase, l’occasion de revenir sur son parcours d’auteur.

  • Bonjour Jack, peux-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore stp ?

Bonjour à toutes et tous ! D’avance, un grand merci à toi pour cette interview. J’ai l’habitude de lire celles des autres et je peine encore à croire que c’est mon tour.

Pour te répondre, mon pseudo est Jack Jakoli et j’ai 39 ans. Je suis obligé d’écrire sous un pseudo à cause de mon boulot. Je suis enquêteur à la criminelle de la police fédérale de Mons en Belgique. Avant cela, j’étais à l’anti-banditisme et anti-terrorisme à Bruxelles.

Mon boulot m’a énormément appris sur la nature humaine, sur les rouages d’une enquête judiciaire mais surtout, sur l’importance du moment.

  • Peux-tu nous présenter ton roman stp ?

La Catabase est un thriller basé sur des faits réels. J’ai voulu parler d’une pratique qui m’était inconnue et qui m’a choqué. Dans le cadre de mon métier, j’ai eu un cours sur le darkweb, sur ce qu’il s’y passe et sur son évolution surtout. J’ai appris que la dépravation humaine n’y trouvait pas de limite et j’en ai eu des frissons. J’ai extériorisé cela dans un roman noir.

  • Tu es policier de profession et La Catabase est ton premier roman publié, peux-tu nous expliquer ce qui t’a amené à l’écriture ?

Je me suis lancé, sérieusement, dans l’écriture suite à une jambe brisée qui m’a fait passer de minimum 55 heures/semaine à… rien. Le calme et l’ennui m’ont permis de me trouver en quelque sorte. L’écriture est devenue addictive. J’adore ça et j’ai beaucoup de choses à dire, à partager, à raconter.

  • En combien de temps l’as-tu écrit ?

Pour le premier jet, cela a pris deux mois (j’étais encore en convalescence). Les corrections ont été plus fastidieuses. Je débute et j’apprends tous les jours. Mon écriture s’en ressent, mes constructions de phrases et de chapitres également.

  • Comment as-tu vécu cette nouvelle aventure ? 

Cela a été surtout un concours de circonstances. Anaïs, tu y es d’ailleurs pour quelque chose. Souviens-toi, il y a près de deux ans, lorsque tu as commenté une publication de ma part sur Instagram, un post du 27 août 2018 montrant la fin du premier de mon second roman (La Catabase donc), tu as dit : Quelle fierté ça doit être. Cela a été le début des encouragements de ta part, ceux qui m’ont poussé à oser tenter une publication. Même chose en rencontrant Marc-Olivier Rinchart et Salvatore Minni. Idem en étant publié pour la première fois avec ma nouvelle « Punition ». Les messages échangés avec Ghislain Gilberti. De la pure chaotique qui m’a donné l’occasion de découvrir cet univers. Je n’y connaissais rien, j’ai encore beaucoup à apprendre, mais que de rencontres jusque-là, que de sensations ! Le plaisir d’écrire contraste avec le stress de réussir à divertir ou de marquer le lecteur.

Il faut bien avouer que de pondre un roman n’est pas chose aisée. Il faut beaucoup de travail de corrections, de la remise en question, revoir encore et encore son texte pour qu’il soit le plus parfait possible. Et heureusement que les correcteurs viennent aider parce qu’à un certain moment, l’auteur ne voit plus que des phrases ou des paragraphes. On m’avait prévenu et j’ai pu le constater par moi-même.

Il est arrivé ensuite une chose extraordinaire lors de la sortie en avant-première du livre, ça a été le salon Iris Noir de Bruxelles. Il y avait des lecteurs partout, une ambiance de folie, et j’ai ressenti ce qu’on m’avait décrit. On m’avait dit : tu verras, un salon, quand les lecteurs sont au rendez-vous, c’est juste génial. Et après, tu subiras la fameuse dépression post-salon.  Et c’était vrai. Dur de revenir au métro-boulot-dodo après ça.

Même chose lors d’un petit-déjeuner littéraire à la librairie Mot Passant. Lors de mon arrivée, Martine (pour ne pas la citer) me dit : Hey Menneke (garçon en bruxellois), j’ai ajouté des chaises, c’est full de chez full et il y a une journaliste pour t’interviewer. J’ai fait le dur, j’ai fait le malin mais je n’en menais pas large. Je débute moi et dans mon travail quotidien, je ne fais pas partie des gens qu’on aime voir débarquer.

Clairement, rencontrer des gens qui veulent en savoir plus sur ce que vous avez pondu est une sensation inimaginable. Il faut la vivre. Et d’ailleurs, j’en profite pour remercie tout le monde. Tous ceux qui m’ont offert cette sensation.

  • Comment envisages-tu la suite de carrière littéraire ? As-tu d’autres projets en cours ?

Je n’ai pas l’intention d’arrêter d’écrire. Loin de là. Pennac a dit que beaucoup de gens veulent avoir écrit un bouquin mais ne veulent pas être en train de l’écrire. J’ai vite compris ce qu’il voulait dire mais cela ne m’a, ni effrayé, ni découragé. Au contraire. Je trouve qu’avoir le cerveau en ébullition au milieu de la nuit et le teint pâle même en été, ça peut avoir un certain charme !

Donc oui, j’ai des projets en cours. Pour l’heure, je m’attache à la suite de « La Catabase ». Mais il y a aussi deux ou trois autres romans en cours et au moins deux nouvelles.

  • Quelles sont tes inspirations ?

La réalité de mon métier. La tourmente de mes peurs. La lie de l’humanité.

  • Je te laisse carte blanche pour terminer cette interview !

Très mauvaise idée….  De quoi voulez-vous parler ? On peut discuter du coronavirus, de Gandhi, du vide quantique ou des sacrifices aztèques à la gloire des dieux oubliés ? Je vous laisse quelques secondes pour choisir.

Bon… Si personne n’est d’accord, je vais me lancer.

Plus sérieusement, je voudrais simplement revenir sur une question que m’a posée une personne au détour d’un salon. Est-ce que La Catabase sera ton meilleur bouquin ? Sur le coup, j’ai répondu que je n’en savais rien. Mais je sais maintenant une chose, du moins je l’espère. J’espère que mon meilleur bouquin sera le seizième. Parce que cela voudra dire que les lecteurs m’auront déjà fait confiance quinze fois.

Je ne peux pas promettre d’écrire de bons livres, cela, je peux juste essayer. Mais je peux jurer d’y faire percevoir un bout de réalité, un morceau de cette société dans laquelle chacun évolue. Mon métier m’offre malheureusement le côté noir de chaque être humain.

Pour conclure sur une note plus joyeuse, je souhaite aux futurs lecteurs de passer un bon moment avec « La Catabase ». Le premier chapitre est dur, il n’est que le reflet « adouci » de ce que j’ai pu voir. Je l’ai écrit pour qu’il puisse être zappé sans bloquer l’histoire. (Je viens de faire une rime, c’est marrant). Bref, bonne lecture à vous et merci infiniment de me suivre dans cette folie !

 

2 réflexions au sujet de “Lumière sur… Jack Jakoli !”

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