Editions Albin Michel, Polar/thriller nordique

Victime 2117 – Jussi Adler Olsen

Jussi Adler Olsen s’est hissé en moins de 10 ans dans le classement des auteurs nordiques les plus lus en France. Avec Arnaldur Indridason, c’est un des premiers auteurs nordiques que j’ai découverts il y a environ 7 ans, et je suis depuis les aventures de son duo de choc, Carl et Assad, avec plaisir.

L’auteur revient aujourd’hui avec un 8ème tome, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il marque un tournant majeur dans la série de l’auteur danois, et rien ne sera plus jamais pareil après Victime 2117.

Cette chronique sera un peu particulière car il s’agit de ma première lecture commune de l’année, avec le blogueur suisse Pascal de l’excellent Univers polars, une référence dans le milieu de la blogosphère polar et dont je suis une fidèle lectrice. Nous avons pu confronter nos ressentis régulièrement durant notre lecture, nous l’avons quasiment terminé en même temps, et je vais inclure, juste après la 4ème de couverture, une partie de son article ici sur mon blog, et il en fera de même sur le sien.

Nous vous parlons aujourd’hui de Victime 2117, de Jussi Adler Olsen, paru chez Albin Michel.

L’histoire (4ème de couverture)

Le journal en parle comme de la « victime 2117 » : une réfugiée qui, comme les deux mille cent seize autres qui l’ont précédée cette année, a péri en Méditerranée dans sa tentative désespérée de rejoindre l’Europe.
Mais pour Assad, qui oeuvre dans l’ombre du Département V de Copenhague depuis dix ans, cette mort est loin d’être anonyme. Elle le relie à son passé et fait resurgir de douloureux souvenirs.
Il est temps pour lui d’en finir avec les secrets et de révéler à Carl Mørck et à son équipe d’où il vient et qui il est. Au risque d’entraîner le Département V dans l’oeil du cyclone.


L’avis de Pascal – Univers Polars

 

« Ce récit est une vengeance, un cri, un hurlement de douleur et de rage ! L’intensité de cette intrigue nous trouble d’abord, nous broie ensuite pour finir par nous flinguer. C’est dur, c’est rageant, c’est irritant bref, ça fait mal.

Ce huitième épisode du Département V est pour moi le plus abouti, le plus touchant et le plus captivant. Coup de cœur !! »

Retrouvez sa chronique complète en cliquant ici.


L’avis d’Anaïs

 

Ahhhhh tu voulais des révélations mon cher lecteur, eh bien tu vas en avoir !

La quatrième de couv’ ne nous aura pas menti, on attendait ces révélations depuis des années, ces révélations qui feraient la lumière sur les pans mystérieux de la vie d’Assad, personnage récurrent de la série, eh bien nous les avons eues, et elles ont dépassé de loin toutes mes espérances ! Je me demandais bien comment allait faire l’auteur pour lever le voile sur tous ces mystères, je pensais que l’intrigue allait prendre son temps comme habituellement et que les révélations finales arriveraient en apothéose dans les dernières pages du livre… Que nenni ! C’est au moment que tu t’y attends le moins que ça commence, assez tôt dans le récit à vrai dire, et que ça s’étale durant des centaines de pages. Quelle incroyable maîtrise du suspense chez Jussi Adler Olsen, et pas seulement concernant les révélations sur le passé d’Assad. car j’ai fini le cœur au bord des lèvres dans les cinquante ou soixante dernière pages tant mon stress était important ! Je ne peux rien vous dire de plus, impossible de résumer quoi que ce soit sans vous spoiler l’intrigue, mais notez juste que les dernières pages du roman sont explosives et qu’elles laissent une porte ouverte béante pour une suite (encore heureux !)

L’alternance de chapitre fait que nous suivons à chaque fois un personnage différent, ce qui nous apporte un éclairage particulier sur l’intrigue et une même scène peut être vue par plusieurs personnages différents, le lecteur est donc en position d’omniscience et j’aime beaucoup ce procédé car je le trouve très immersif.

La cerise sur le gâteau, c’est ce personnage d’Assad, qui écrase tous les autres par son charisme, par son vécu, par le fait qu’on le voit tantôt abattu et au bord du gouffre, mais jamais vaincu et toujours prêt à combattre pour ce qui lui semble être important. Les liens entre Carl et Assad sont surpuissants, plus que des liens professionnels, ce sont des profonds liens d’amitié qui unissent les deux hommes. Carl, cet homme bourru, froid, toujours sarcastique et sans sentiments se dévoile ici humain à en crever.

L’auteur aborde des thèmes très forts et terriblement actuels, il est question de migrants dans la souffrance, de terrorisme, du passé qui te revient en pleine tronche comme un boomerang, de la place des médias « Putàclic » dans la société, tu vois mon cher lecteur c’est pas une lecture joyeuse qui t’attend, et pourtant je ne peux que te la conseiller, parce qu’elle est puissante, et je te conseille le reste de la série d’ailleurs…

Le mot de la fin

Clairement, je ne vous conseille pas de lire ce tome de manière indépendante. Si je l’ai autant apprécié, si j’ai autant vécu cette histoire de l’intérieur, c’est parce que je me suis sentie concernée par tout ce que j’ai traversé avec ces personnages, par toutes ces révélations aussi, aussi sombres soient-elles.

Je me demande aujourd’hui ce qu’il en sera des prochains ouvrages de l’auteur, parce que le passé mystérieux d’Assad étant ancré dans les gènes de la série du Département V et j’espère que cet ouvrage ne brisera pas le charme qui opérait jusqu’alors.

Nous sommes deux à vous le recommander chaudement cette fois, donc si vous ne m’écoutez pas moi, écoutez Pascal !

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