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La catabase – Jack Jakoli

Voilà quelques jours que j’ai terminé ce roman, mais je procrastine sévère au niveau de mes chroniques et je n’ai aucune envie de m’y mettre, vous êtes d’ailleurs plusieurs à m’avoir dit sur Instagram « tiens on n’a pas vu ta chronique de La catabase » (c’est pour voir si vous suivez en fait !).

La catabase est le premier thriller publié de l’auteur belge Jack Jakoli. On peut dire que je l’attendais de pied ferme car j’échange avec l’auteur depuis des mois via les réseaux sociaux, j’ai connu sa période d’écriture, j’ai vécu sa recherche d’éditeur, j’ai assisté à sa naissance et il était temps, enfin, que j’en prenne connaissance.

Alors verdict ? C’est juste après la quatrième de couv’.

Je vous parle aujourd’hui de La catabase, de Jack Jakoli, publié chez Phénix noir.

L’histoire (4ème de couverture)

Elle émerge lentement, aveuglée par un projecteur. Nue et enchaînée à une table métallique. Près d’elle, un homme portant un masque de porc installe une caméra. Il se retourne vers l’objectif et prononce quelques mots avant de saisir un marteau : « J’ai bien reçu vos paiements. Nous allons pouvoir commencer conformément à vos directives. » Belgique, été 2006. Un promeneur découvre un corps sauvagement mutilé. Contraint d’intégrer la section criminelle d’un village tranquille, Matt entame sa première enquête. Rien ne pouvait le préparer à ce qu’il va découvrir. Tiré de faits réels, Jack Jakoli vous invite à prendre part à une terrible descente aux Enfers…

Un premier roman réussi

Je ne cherche même pas à vous faire du suspense, Jack Jakoli a réussi ce premier boulot d’auteur en remplissant le contrat d’écrire un thriller, un vrai.

Bon alors j’te préviens mon cher lecteur, si tu es un peu sensible, le premier chapitre risque de te chatouiller un peu le ventre – enfin plutôt l’entre-jambe si t’es une nana – et pas forcément de manière très agréable si tu vois ce que je veux dire. Il n’en faut pas plus pour séduire la lectrice barbare que je suis, oui c’est dur, oui c’est violent, mais te sauve pas quand même parce que les 300 et quelques pages du bouquin ne se résument pas qu’à ça non plus. Le reste, c’est de l’enquête, avec ce qu’il faut comme rebondissements, ni trop ni pas assez, ça reste crédible, c’est bien foutu et l’auteur montre sa bonne maîtrise de la construction d’une intrigue policière.

Le côté enquête policière est bien développé, on assiste à toutes les investigations et à la procédure en elle-même, forcément me diras-tu vu que l’auteur est flic, donc non seulement il sait de quoi il parle, mais en plus il le fait de manière à être au plus près de la réalité (on en parlera sans doute dans une interview qui sera publiée très prochainement).

J’aime les polars réalistes parce que, pour me faire frissonner d’effroi, il faut que je crois en ce que lis, il faut que je m’imagine vivre les épreuves que traversent les personnages, il faut que je me dise, en sortant de chez moi « j’espère ne pas tomber sur un cinglé pareil ». Pari réussi, bravo Jack !

Quelques réserves…

Vous savez comme d’habitude que je n’ai pas ma langue dans sa poche et que, quand quelque chose me chiffonne, j’en parle, peu importe de quel auteur ou de maison d’édition il s’agit. Oui j’ai aimé mon bouquin, oui l’auteur a fait le boulot et plutôt bien, mais je suis un peu chagrinée parce que j’ai l’impression, et ça n’engage que moi, que le roman aurait mérité d’être par moment un peu plus travaillé sur la forme. Je n’ai pas grand chose à dire sur le fond, l’intrigue est plaisante vous l’aurez compris si vous avez lu le début de ma chronique, je sais qu’il a été relu et corrigé et je ne remets pas en cause le travail qui a été fait, mais j’ai parfois été un peu gênée par certains passages qui auraient mérité d’être retravaillés (je prends pour exemple trois phrases très similaires dans un dialogue, ou des phrases qui auraient mérité une construction plus complexes par moment). Pas de quoi entacher ma lecture certes, mais je souhaitais malgré tout en parler, et j’ai d’ailleurs longuement échangé avec l’auteur à ce sujet.

Le mot de la fin

En Belgique, il y a du bon chocolat, de la bonne bière, (Marc Dutroux pour fournir de bonnes idées d’intrigues), et des nouveaux auteurs à suivre de près. Pas de toute que l’écriture de l’auteur va gagner en maturité, s’affiner, et je serai là pour le prochain !

6 réflexions au sujet de “La catabase – Jack Jakoli”

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