Coup de coeur, Editions Pocket, Français, Non classé, Polar/thriller français

Le manuel du serial killer – Frédéric Mars

J’vous ai déjà parlé de Frédéric Mars ? Non parce que j’ai un doute là… Quoique, à bien y réfléchir… Ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ou encore ici… (mais c’est qu’il squatte sur mon blog lui !)

Dernier thriller de mon chouchou que je n’avais pas encore lu, Le manuel du serial killer a accompagné mon temps libre durant mes premiers jours au soleil et il a été, une fois de plus, à la hauteur de mes espérances. C’est toujours compliqué pour moi de me lancer dans la découverte d’un nouveau bouquin d’un auteur que j’apprécie parce que je veux toujours rester objective et découvrir mon nouveau roman de manière neutre sans être influencée par mes précédentes lectures ou par mes affinités. Donc j’te rassure mon cher lecteur, cet article sera, comme d’habitude, écrit de manière totalement objective et si un jour je n’aime pas un de ses bouquins, ma foi je boirai un bon coup de rhum et j’essaierai d’expliquer pourquoi, de la manière la plus argumentée possible ! (t’imagines un peu l’Anaïsgate si un jour je chronique de manière négative un bouquin de lui ? Nannnn mais je préfère même pas imaginer !)

Je vous parle aujourd’hui du Manuel du serial killer, de Frédéric Mars, publié chez Pocket.

L’histoire (4ème de couverture)

Thomas Harris, 21 ans, est étudiant en lettres à Harvard. Grand amateur de littérature policière, il se retrouve momentanément mêlé à une enquête en cours, portant sur une série de meurtres, dont les victimes sont toutes des enfants. C’est aussi à cette période que le jeune homme commence un stage au service des manuscrits d’une maison d’édition spécialisée dans les romans de gare et le thriller. Chargé du tri au service des manuscrits, il y fait la lecture du Manuel du serial killer, soumis de façon totalement anonyme, et qui ne propose rien moins qu’un mode d’emploi détaillé du tueur parfait ! Entre horreur et fascination, Tom choisit de rejeter le texte. Quelle n’est donc pas sa stupéfaction lorsque, quelques semaines plus tard, il découvre ce livre en vitrine de toutes les librairies… et publié sous son propre nom, Thomas Harris ! Commence alors une véritable descente en enfer, à la limite de l’absurde : ce livre dont on lui impute la paternité et dont les réimpressions s’enchaînent à un rythme hallucinant, fournit tous les détails des meurtres qui ne cessent d’ensanglanter la région. Et chaque tentative pour prouver à la police, à la justice, mais aussi à ses proches et à lui-même, qu’il est innocent, rapproche Thomas Harris de la cellule où croupit un redoutable prédécesseur, qui avait terrorisé le pays avec des crimes comparables, dix ans plus tôt. Qui est réellement le coupable, qui est l’auteur ? Et qui est Thomas Harris ?

Un roman ambitieux

Le problème avec ce roman, c’est qu’il va falloir te déconnecter de ta réalité pour le découvrir, parce que la spécialité de l’auteur c’est de te choper dès les premières pages et de te garder prisonnier(ère), te donnant l’envie furieuse de continuer son bouquin jusqu’à la dernière page du dénouement final.

Frédéric Mars n’aime pas les choses simples, et il nous le prouvait déjà en 2013 au moment de la publication du Manuel du serial killer (mais non j’suis pas du tout en retard, qu’est-ce que tu racontes !). Tu peux pas t’ennuyer dans un bouquin de cet auteur, t’es pas normalement constitué si tu t’ennuies avec un de ses romans… Il te passe le cerveau dans une centrifugeuse, te mène sur de fausses pistes, brode son récit de telle manière que tu ne peux pas savoir par avance comment ça va se terminer, tu te prends finalement le dénouement en pleine schness, à chaque fois, sans que jamais ça ne te paraisse too-much. C’est crédible, profondément intelligent et bien mené. C’est du haut degré de littérature policière, c’est ce genre de bouquin qui a permis au genre de se faire une bonne place dans les librairies, prouvant ainsi à tous les vieux réacs’ que le polar/thriller n’est pas un sous-genre de littérature comme j’ai pu l’entendre durant toutes mes études littéraires, mais bel et bien un genre qui a quelque chose de fort à apporter.

Et puis quand on cherche un peu plus loin que l’intrigue policière à proprement parler, il y a toujours quelque chose de plus profond que la partie divertissante du polar dans les ouvrages de Frédéric Mars. Lui ce qu’il aime, ce caméléon de l’écriture comme j’ai l’habitude de l’appeler, c’est mixer plusieurs genres dans un seul et même roman : un chouia de psychologique par-ci, beaucoup de polar par-là, et que j’te règle mes comptes avec le monde impitoyable de l’édition… Le tout, est toujours bien documenté, de manière à renforcer encore le côté crédible du récit.

Le mot de la fin

Je réitère encoooore ce que je dis de lui depuis deux ans (ouais je sais, je radote beaucoup !), mais il fait partie, avec une petite poignée d’autres auteurs, de mes plus belles découvertes littéraires de ces dernières années.

Une totale réussite, je regrette d’avoir publié mon Best of 2019 mi-décembre, car il en aurait assurément fait partie (m’en fous, je tricherai et il passera sur celui de 2020 !)

Je recommande plus que chaudement !

P.S. C’est bon Fred, je suis à jour de ta bibliographie thriller maintenant ?

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