Editions Pocket

La disparue de la cabine n°10 – Ruth Ware

Je suis rentrée il y a presque une semaine en Métropole, et je prends seulement maintenant le temps de rédiger mes chroniques en retard ! J’ai pas mal lu pendant mon voyage (merci le décalage horaire et la nuit qui tombe tôt aux Antilles !) et je publierai mes retours de lecture dans les jours à venir, voire même début janvier car je vous avoue que je n’ai aucune envie de m’y remettre en ce moment.

J’ai lu tout et son contraire sur ce bouquin niveau chronique, certains l’avaient bien aimé, d’autres pas du tout, mais moi le résumé me bottait assez bien, son format court et de poche passait bien dans ma valise… Lu rapidement, il ne sera pas mon livre de l’année mais il a été néanmoins un bon moment de lecture.

Je vous parle aujourd’hui de La disparue de la cabine n°10, de Ruth Ware, publié aux Editions Pocket.

L’histoire (4ème de couverture)

Être témoin d’un meurtre ? Angoissant. Que personne ne vous croie ? Terrifiant.
Une semaine à bord d’un yacht luxueux, à sillonner les eaux de Grand Nord avec seulement une poignée de passagers.
Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d’une meilleure occasion de s’éloigner au plus vite de la capitale anglaise.
D’ailleurs, le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l’ Aurora rivalisent de jovialité. Le champagne coule à flot, les conversations ne manquent pas de piquant et la cabine est un véritable paradis sur l’eau.
Mais dès le premier soir, le vent tourne. Laura, réveillée en pleine nuit, voit la passagère de la cabine adjacente être passée par-dessus bord.
Le problème ? Aucun voyageur, aucun membre de l’équipage ne manque à l’appel. L’ Aurora poursuit sa route comme si de rien n’était.
Le drame ? Laura sait qu’elle ne s’est pas trompée. Ce qui fait d’elle l’unique témoin d’un meurtre, dont l’auteur se trouve toujours à bord…

Un bon livre pour les vacances !

C’est quoi, un bon livre pour les vacances ? C’est un livre qui vous distrait, ne vous fait pas trop réfléchir, c’est un livre que vous pouvez lâcher pendant deux ou trois jours sans vous sentir perdu lorsque vous le reprenez, et surtout qui se lit vite et sans prise de tête. Pari réussi pour celui-ci !

L’intrigue est classique, rien de nouveau sous l’soleil, et pourtant c’est bien passé chez moi justement parce que j’avais besoin d’un polar plus léger que d’habitude, et surtout qui ne titille pas trop mes émotions car je n’aime pas être chagrinée quand je suis en vacances ! Je pense que tous les livres ne peuvent pas être lus au même moment dans une année ou dans une vie. Il y a un temps pour tout, un temps pour être malmenée par un livre difficile comme Le manufacturier, et un temps pour se ménager un peu aussi et ça a été mon cas en cette fin d’année.

Fin de la parenthèse « Journal intime d’une blogueuse en vacances », place au concret !

La disparue de la cabine n°10 c’est d’abord un huis-clos : vous vous retrouverez à bord d’un petit bateau de luxe qui part faire son premier voyage inaugural dans les mers froides du nord de l’Europe, avec à son bord des journalistes et personnes influentes. Petit nombre de personnages, espace restreint, impression d’étouffement, les codes du huis-clos sont respectés. Ce que j’aime dans ce procédé d’écriture, c’est qu’on sait que c’est forcément un personnage que l’on côtoie qui est dans le coup, et on se met rapidement à suspecter tout le monde. Ça crée un sentiment d’inconfort immédiat, de méfiance, on essaie d’analyser les mots et les comportements de chacun, on craint aussi, pour la vie de notre personnage principal qui cherche à faire la lumière sur l’événement dramatique auquel elle a assisté. J’ai bien accroché d’ailleurs, à ce personnage, car bien qu’étant profondément agaçante, il y a un petit quelque chose qui m’a plu en elle et dans lequel je me suis retrouvée. Peut-être est-ce sa propension à ne pas savoir gérer ses émotions, ou bien est-ce peut-être la poisse qui semble l’habiter et qui me fait penser à la mienne… Anti-héroïne par excellence, j’ai apprécié Laura et son côté ingérable, incapable de contrôler ses angoisses et ses émotions. C’est quelqu’un de vrai et qui ne sait pas masquer ce qu’elle est, et je préfère ça à quelqu’un qui met un masque, qu’il laissera tôt ou tard tomber pour vous décevoir.

Le récit lié à la disparition de la cabine n°10, et l’enquête menée par Laura occupe la quasi totalité du livre, il est cependant ponctué de messages laissés sur les réseaux sociaux par son petit-ami resté sur la terre ferme, et qui s’inquiète de ne plus avoir de nouvelles de sa compagne, coupée du monde en raison d’un problème avec le système de navigation d’internet censé être présent sur le bateau. Ces messages ajoutent un peu de piment au roman car ils ont lieu, chronologiquement parlant, quelques jours plus tard par rapport à la période à laquelle nous suivons les aventures de Laura (est-ce bien compréhensible et français ce que je viens d’écrire ?!). L’incompréhension domine dans notre esprit qui se retrouve un peu brouillé, et accentue ainsi le suspense présent.

Le mot de la fin

Il ne sera pas mon roman de l’année, mais il a rempli la mission que j’attendais de lui, à savoir me divertir sans me prendre la tête.Je recommande !

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