Interview

Lumière sur… Solène Bakowski !

Rappelez-vous, c’était il y a quelques semaines, je vous parlais d’un ouvrage qui avait mis mes émotions en miettes. Rappelez-vous également mon best of 2019, dans lequel cet ouvrage figurait.

Solène Bakowski vient de publier aux Editions Cosmopolis son dernier ouvrage, à mi-chemin entre thriller et littérature blanche. L’occasion pour moi de la passer sur le gril de mes questions/réponses.

Lumière sur Solène Bakowski !

Bonjour Solène, peux-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore stp ?

Bonjour Anaïs, merci beaucoup de m’accueillir sur ton blog.
J’ai 38 ans, j’ai une fille formidable, un mari merveilleux et un chien magique. Nous vivons à Paris depuis toujours. J’y suis née. C’est une ville dans laquelle je me sens bien.
Auparavant, j’étais professeur des écoles. Mais depuis trois ans, j’ai la chance de vivre de l’écriture. Ce qui signifie, en substance, que je passe le plus gros de ma journée en pyjama à m’arracher les cheveux sur des virgules.

Peux-tu nous parler de Miracle, ton dernier roman publié récemment chez Cosmopolis ?

Miracle est un roman qui, je crois, est un peu difficile à classer car il flirte avec les codes de la littérature générale et du thriller. C’est un roman qui parle d’une idole tombée de son piédestal, du combat d’une jeune fille contre l’injustice.

De nombreuses lectrices et blogueuses ont terminé Miracle accompagnées de leur boîte de mouchoirs… J’ai l’impression que tu aimes faire pleurer tes lecteurs !

Je considère ça comme un vrai compliment. En fait, je pense qu’une histoire est bonne si elle crée de l’émotion, quelle qu’elle soit. Cela peut-être de la joie, de la compassion, de la peine, de la colère, de l’envie ou n’importe quoi d’autre. Toutes les émotions sont bonnes à prendre, pourvu qu’on ressorte essoré de la lecture. Si lire un roman ne nous fait pas vibrer, à quoi bon ?

Dans Miracle, tu abordes de manière très sensible la question de la maladie et de la mort. Comment ressort-on de plusieurs mois d’écriture sur des sujets aussi sensibles et douloureux ?On en ressort avec une furieuse envie de serrer ses proches contre soi. Il faut dire que je suis une personne très angoissée. Je me ronge les sangs en permanence, j’ai toujours l’impression que le pire me pend au nez. C’est la raison pour laquelle j’ai tant de mal à quitter ceux que j’aime, même le temps d’une journée. La perte de mon père lorsque j’étais enfant m’a appris très tôt que les moments perdus ne se rattrapent pas. Je me suis construite avec l’urgence chevillée au corps. Paradoxalement, ce roman m’a appris à mieux considérer la liberté de ceux qui me sont chers. Mes angoisses les entravent depuis un bail. Je sens que grâce à l’écriture de Miracle, j’ai avancé sur ce plan-là. Je suis davantage prête à accepter que mes choix ne soient pas les leurs.
Bien sûr, il y a dans cette histoire la mort et la maladie. Mais il y a surtout la vie. Certains d’entre nous ont la capacité de s’accrocher coûte que coûte, de ne jamais s’avouer vaincu. J’ignore si j’en fais partie, comment savoir avant d’être confronté à ce genre d’épreuve ? Ce roman est dédié à ceux qui se cramponnent.

  • On te sent très proche, très attachée à Laure, ton personnage principal. J’ai envie de dire qu’il y a comme un lien maternel avec elle…

Je me sens attachée à Laure, c’est vrai. C’est un personnage courageux et sensible. Pour autant, elle n’est pas dénuée de faille. Elle est fragile, j’ai eu de nombreuses fois envie de la protéger. Lui dire au-revoir n’a pas été facile. Je pense qu’elle va me suivre longtemps.
Pour écrire une histoire, j’ai besoin de vivre avec les personnages qui l’habitent. Ce sont d’ailleurs toujours les personnages qui guident l’histoire, ils la précèdent et me la racontent. Je suis incapable de partir d’autre chose.

Dans Miracle, tu abordes le thème des réseaux sociaux dans tout ce qu’ils ont de plus néfaste. Qu’est-ce qui t’a donné envie de mettre un coup de projecteur sur eux, et quel lien as-tu avec eux ?

C’est un texte qui est né d’une angoisse de mère : comment ma fille va-t-elle grandir, vivre et s’épanouir dans un monde où les réseaux sociaux sont devenus tout puissants ? Les réseaux sociaux ont changé notre rapport au monde et aux autres. Ils sont capables du meilleur comme du pire.
Je n’ai aucune opinion à leur sujet, loin de mois l’idée de dire que c’est bien ou que c’est mal. Mais ils m’interrogent beaucoup.

  • Tu abordes également le thème de la famille, et plus précisément celui du lien mère/enfant. J’ai l’impression que c’est un thème qui t’est cher…

Je m’en rends compte après coup. Il est vrai que dans chacun de mes romans, j’évoque la maternité. C’est quelque chose que je ne contrôle pas, un thème qui revient presque à mon insu. Il faut croire que c’est un sujet important pour moi. Mais je ne sais pas d’où ça vient.

  • Les lectures sont également faites de rencontres : as-tu des dates de dédicaces programmées dans les semaines et mois à venir ? Où les lecteurs pourront-ils venir à ta rencontre ?

Pas mal de dates sont prévues dans les mois qui viennent. Je serai notamment le 25 janvier au salon Lire c’est libre organisé dans la Mairie du 7ème arrondissement de Paris, à Lyon le 1er février au salon Roman noir et Magie Blanche, le 2 février à la Médiathèque d’Auvers sur Oise, à Polarlens le 28 et 29 Mars…
J’essaie de mettre à jour le planning sur Facebook et Instagram mais j’avoue n’être pas très douée !

Je te laisse carte blanche pour terminer cette interview !

Je souhaiterais remercier les premiers lecteurs de Miracle, les blogueurs et les libraires qui ont décidé de prendre ce roman par la main. J’ai reçu d’innombrables messages, ça fait tellement chaud au cœur ! Alors, voilà, merci infiniment !

Je te remercie infiniment d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

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