Editions Albin Michel, Fantastique

Brume – Stephen King

J’ai reçu récemment un chouette colis des Editions Albin Michel, comportant deux ouvrages réédités de Stephen King, Brume et Le corps. Comme j’ai renoué cette année avec l’auteur, délaissé après mon adolescence, cette réception tombait bien, d’autant plus que les deux ouvrages sont très courts et que j’apprécie lire un livre plus court quand je viens de terminer un pavé.

Bon, je sais que vous êtes sur un blog polar ici, mais je lis à un nouveau un tout petit peu de fantastique (tout petit peu j’ai dit !), et je pense que personne ne m’en voudra de vous parler d’autre chose que de polar (ou de Groenland) pour une fois.

Les fans de King seront certainement nombreux à l’avoir déjà lu, Brume est à la base un recueil de nouvelles paru en 1985, mais ça a été une totalement découverte pour moi.

Je vous parle aujourd’hui de Brume, de Stephen King, publié chez Albin Michel.

L’histoire (4ème de couverture)

La fumée recouvrir tout comme de la brume.Après un violent orage, la ville de Bridgton se retrouve encerclée par un bloc de brume opaque et menaçant. Piégés dans un supermarché, Billy et son père vont vite comprendre que l’horreur qui se cache dans le brouillard n’est que le reflet de celle qui vit dans le cœur des hommes.

« Nous allons entrer dans des lieux sombres mais je crois connaître le chemin. Maintenant, écoute. » – Stephen King

Comme je vous le disais en introduction, Brume est une nouvelle, avec un total de 280 pages. L’intrigue s’ouvre sur une violente tempête, qui laisse une brume tenace après son passage sur une petite ville des Etats-Unis. Dès lors, démarre un huis-clos glaçant et relativement… Perturbant…. Oui perturbant c’est le mot, déjà parce qu’on va assister à des événements plutôt étranges, mais en plus parce que le style d’écriture a été déconcertant pour moi qui n’ai plus vraiment l’habitude de lire cet auteur. J’ai bien du mal à mettre des mots sur mon ressenti, mais je dirais que je me suis parfois sentie perdue dans la narration qui n’est pas vraiment conventionnelle, sans que ça m’ait pour autant donné envie d’arrêter ma lecture.

Là où par contre, j’aime énormément King, c’est dans sa capacité à retranscrire l’environnement américain dans lequel nous baignons dans chacun de ses ouvrages, et c’est encore plus palpable pour moi depuis que j’y suis allée en septembre dernier. Sans tomber dans un étalage de descriptions à la manière d’un dépliant touristique, il réussit à me faire sentir la chaleur de l’Arizona, à me faire sentir le vent se lever, la tempête s’abattre, et finit par me frigorifier par cette brume épaisse et inquiétante qui m’enveloppe et d’où jailliront bien des monstres cachés.

La mécanique du huis-clos est ici bien huilée : peu de personnages, un lieu commun qui va se transformer en une sorte de cage dans laquelle nous nous retrouverons prisonniers aux côtés des personnages, d’où nous ne pourrons qu’assister impuissants aux événements dramatiques qui vont suivre : sensation d’étouffement, sentiment d’urgence pour sortir de cet espace clos, j’ai ressenti le besoin de me jeter sur la porte pour me tirer fissa de cette ambiance glauque dans laquelle le danger règne. Mais King a décidé de me garder prisonnière jusqu’au bout, c’est lui qui décide quand lâcher son lecteur, vous n’êtes maîtres de rien lorsque vous lisez du King.

Là où je trouve Brume intéressant, c’est que malgré la consonance fantastique que l’auteur a donné à son récit, il s’attache malgré tout à disséquer les comportements humains. Il décrypte ici les agissements des personnes qui se sentent en danger et qui craignent pour leur vie. Qui sait, comment il réagirait, s’il devait sauver sa peau ? La palette des caractères rencontrés est aussi diverse que variée, et confère au récit un réel ancrage dans la réalité.

Le mot de la fin

Ce qui est étrange avec cet auteur, c’est que bien que parfois je ressente des longueurs et un certain égarement en raison de son style d’écriture, à chaque fois lorsque j’ai terminé ma lecture, je reste comme nostalgique de celle-ci et je mets quelques jours à m’en défaire et à revenir dans ma réalité.

Cette nouvelle aurait très bien pu être un excellent roman si l’auteur avait souhaité développer de manière plus approfondie les personnages et les événements. Cependant, et je vais conclure cet article en ne parlant que de la nouvelle, je la trouve suffisamment bien construite pour qu’il ne me manque à ma lecture.

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