Editions Plon

Je ne suis pas un monstre – Carme Chaparro

Ouiiiii je suis vivante ! Fort occupée (c’est peu de le dire) en ce moment dans ma vie personnelle et professionnelle, je n’ai eu que peu de temps à consacrer à mon blog et j’ai un retard effroyable dans mes chroniques, interviews, et je suis moins présente sur les réseaux en ce moment pour ces mêmes raisons.

Je crois que c’est une première, c’est d’un polar espagnol que je vais vous parler aujourd’hui !

Ce livre a rejoint ma PAL depuis peu de temps, et pourtant il est passé un peu devant tout le monde parce que les divers avis des blogueurs que je suis allaient tous dans le même sens : c’est une roman à lire en urgence ! Bon, soit ! Alors on y va !

Je vous parle aujourd’hui de Je ne suis pas un monstre, de Carme Chaparro.

L’histoire (4ème de couverture)

24 décembre. Un enfant disparaît dans un centre commercial de Madrid.
Même lieu et même mode opératoire qu’une ancienne affaire : l’enlèvement de Nicolás Acosta deux ans plus tôt. Et si tout recommençait ?
L’inspectrice Ana Arén, qui a failli lors de l’enquête précédente, se lance à corps perdu dans une course contre la montre pour retrouver le petit garçon. Mais certains journalistes viennent contrarier son enquête, avides de scoops et d’audience.
Les fausses pistes s’enchaînent, les rumeurs enflent et les politiques s’en mêlent. La ville tremble, sans répit, devant la menace d’un tueur en série, d’un prédateur à l’affût des proies qu’il veut faire siennes.
Alors que la vérité est sur le point d’éclater, l’inspectrice se retrouve face à une effroyable réalité qui pourrait la consumer.

Excellent !

Je sais mon cher lecteur, à la lecture de la quatrième de couverture, tu te dis « oh pffff encore une énième histoire d’enlèvement de gosse ! ». Ouais j’te rassure, j’ai pensé pareil. J’imaginais le truc larmoyant à souhait, trop dans le pathos et terriblement orienté public féminin… Mais vu l’enthousiasme de quelques blogueurs à son sujet, je me suis dit qu’il devait avoir un petit quelque chose en plus celui-là.

Vous le savez, moi les histoires de famille, de gosse, de mère éplorée et de couple en crise, AU SECOURS ! Je vais vous faire une confidence honteuse, je suis bien du genre à regarder un bon téléfilm dramatique de bonne femme le dimanche en plein hiver quand c’est la dépression totale, mais pas dans mes bouquins, faut pas déconner non plus ! Et ici, on est bien plus dans le p’tit polar dramatique pour bonne femme.

L’auteur nous met dans le bain dès le prologue, en nous plaçant dans la tête du tueur qui, à la manière d’un chasseur tapi dans l’ombre en attendant sa proie, s’apprête à enlever un gamin. J’aime les prologues percutants, qui insufflent assez d’horreur et/ou de mystères en quelques pages pour me donner envie de continuer ma lecture.

Et puis rapidement l’enlèvement, qui fait écho à une vieille affaire qui hante encore l’inspectrice. À aucun moment elle ne sera posée en position d’héroïne (je déteste les personnages parfaits qui arrivent en superhéros ! ), jamais caricaturale non plus, j’ai apprécié ce personnage tout en humanité et en finesse. C’est d’ailleurs le réalisme des situations et des sentiments dégagés qui rendent ce bouquin si accrocheur, parce que finalement tout le monde peut se reconnaître dans ce que traversent les personnages, y compris lorsque leur vie n’a rien à voir avec la nôtre. J’ai beau avoir l’instinct maternel d’une huître morte sur un plateau de Noël, la souffrance des parents à laquelle nous assistons tout au long du roman m’a remué les tripes, même à moi. J’ai eu le sentiment d’être le témoin de ces dames, de vivre à leurs côtés leurs moments d’abattement, de désarroi, de souffrance à en faire perdre la raison. C’est écrit de manière à ne jamais tomber dans le pathos, c’est d’une crédibilité déconcertante, la souffrance est exposée de manière intelligente, grâce à l’écriture de l’auteure, dotée d’une sensibilité très féminine.

Outre l’enquête, il est aussi question ici de thèmes très actuels qui trouveront un écho en chaque lecteur : relation entre la police et les médias, rapidité des médias à s’engouffrer dans la moindre brèche (ça parlera à tout le monde je pense quelques heures après l’emballement médiatique liée à la prétendue arrestation de Xavier Dupont De Ligonnès…)

Le mot de la fin

Terrible page-turner que voilà ! Je dirais que je n’ai rien de négatif à dire à son sujet, c’est le thriller parfait par définition et je ne peux que le recommander chaudement.

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