Islandais

Les roses de la nuit – Arnaldur Indridason

C’est un des événements de mon mois d’octobre ! Vous savez l’amour que je porte à cet auteur, et à quel point je suis une de ses plus fidèles lectrices depuis que je l’ai découvert il y a plusieurs années.

Ce livre est le tout premier qui réunit le trio d’enquêteurs d’Indridason, Erlendur, Sigurdur Oli et Elinborg. Bon, j’ai prévu de vous rédiger un article complet sur Indridason dans les semaines à venir histoire de vous aider à vous repérer dans toute sa bibliographie car elle est constituée de plusieurs séries, plusieurs one-shots également, et vu la multitude d’ouvrages traduits de cet auteur en France, je pense qu’un petit point pour vous aider à vous y retrouver ne fera pas de mal. Je prévois ça certainement début décembre pour l’inclure dans une série d’article que je compte publier à ce moment. Je vous en parlerai un peu plus en détail courant novembre !

Je vous parle aujourd’hui du dernier livre de l’islandais Arnaldur Indridason, Les roses de la nuit, paru ce jour aux Editions Métailié et traduit par l’incontournable Éric Boury.

L’histoire

La vengeance des victimes.
Elle est condamnée, il l’aime, elle l’entraîne dans sa vengeance mortelle.

A la sortie d’un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s’éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse. Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d’un grand homme politique originaire des fjords de l’Ouest.
La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s’intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l’Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d’immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s’intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. Pendant ce temps, contre toute déontologie, Sigurdur Oli tombe amoureux de son témoin.

Avec son duo d’enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l’Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l’originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l’intrigue exceptionnelle.

Erlendur revient !

Après plusieurs années passées sans parution de roman autour de l’équipe d’enquêteurs constituée d’Erlendur, de Sigurdur Oli et Elinborg, enfin nous les retrouvons !

Ce roman est en fait le premier de la série avec ces trois personnages, donc c’est un super bon moyen de découvrir Indridason si vous ne l’avez encore jamais lu.

Rares sont les personnages que je connais aussi bien que ceux de cette série, et pour cause, la série est conséquente, plus de dix ouvrages, je les ai forcément tous lus et j’ai le sentiment de les connaître personnellement tant l’auteur s’est attaché à les faire vivre et évoluer à travers sa bibliographie.

Ce roman s’inscrit dans une pure tradition nordique, si vous cherchez de l’action à toutes les pages et des meurtres sanguinolents, je pense qu’Indriadson n’est pas fait pour vous. Si par contre vous êtes attirés par les ambiances confinées, les questions sur une société islandaise en plein mouvement, et par l’ambiance qui s’en dégage, il est fait pour vous !

Arnaldur Indridason a ce don d’écrire des polars classiques sans jamais tomber dans une quelconque redondance, et bien que les intrigues tournent systématiquement autour d’un meurtre, fait peu banal dans ce pays paisible, il réussit à chaque fois à captiver notre attention tant son écriture est entraînante. Le côté polar est bien marqué je trouve, le livre est court donc l’auteur a forcément été obligé de faire avancer l’enquête rapidement. Je ne dirais pas que l’intrigue est nerveuse, mais elle néanmoins assez vive pour ne pas perdre les lecteurs qui aiment quand ça déménage.

Comme d’habitude, Arnaldur Indridason se sert de ses intrigues pour évoquer des problèmes de société, avec des thèmes qui reviennent continuellement ou presque dans ses romans : trafic de drogue, désertification des campagnes, capitale du pays en plein boom immobilier, américanisation de la société islandaise, tourisme de masse… le personnage d’Erlendur, haut en couleur, pas forcément toujours très agréable et ronchon affirmé et assumé, porte en quelque sorte la voix de l’auteur. Réfractaire à tout changement ou presque, il vit cloîtré chez lui la plupart du temps, et tente tant bien que mal de composer avec son exubérant et jeune collègue qui sort tout juste de l’Université américaine. Un mélange détonnant, attachant, des personnages qui dégagent une émotion pure et dont je ne me laisserai jamais.

Le mot de la fin

Jamais de déception avec le plus célèbre auteur islandais, on sait que c’est bon, et on y va les yeux fermés.

Peu importe qu’il ne s’agisse pas de la dernière enquête, peu importe que le livre soit paru en Islande il y a longtemps, moi je suis toujours conquise par la plume de l’auteur. Mon seul regret est qu’il est trop court, trop vite lu, et qu’il me laisse comme d’habitude avec un sentiment de vide profond une fois terminé. Un ouvrage parfait pour débuter cette série.

6 réflexions au sujet de “Les roses de la nuit – Arnaldur Indridason”

    1. Hello,

      Mais non, faut pas avoir honte ! si tu savais le nombre de gros auteurs que je n’ai pas encore pris le temps de découvrir ! On ne peut pas tout lire, à moins d’avoir des semaines seuls à la maison, sans emploi, etc… Et encore !

      Je pense publier mon article courant décembre, je prépare un petit quelque chose qui nécessite un peu de temps de préparation 🙂 Si tu veux commencer par celui-ci, tu peux foncer car c’est le premier de la série comme je l’expliquais. Sinon, si tu ne veux pas prendre de risque et de tenter un poche, tu peux lire La cité des jarres 🙂 c’est par celui-ci que j’ai commencé en 2013.

      Bonne fin de week-end !

      Amicalement,

      Anaïs

      J'aime

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