Prix Nouvelles Voix du Polar Pocket 2019

Emma dans la nuit – Wendy Walker

Prix Nouvelles Voix du Polars – Jour 1

Courant août, alors que je réfléchissais aux articles que je pouvais vous préparer pour que mon blog vive un peu pendant mon absence, j’ai eu l’idée de consacrer une semaine spéciale au « Prix des Nouvelles Voix du Polar Pocket 2019« , afin de vous faire partager mon expérience en tant que jury, bien que les votes soient déjà clos. Chaque jour cette semaine, je vous présenterai un article par jour autour de ce prix. Il y aura donc :

  • 4 chroniques,
  • 2 interviews,
  • 1 article bilan.

J’avais déjà lu et chroniqué deux livres de la sélection l’an dernier, donc je vous mettrai un article « résumé » pour les deux ouvrages concernés, et deux articles complets pour ceux que je n’avais pas encore lus.


J’ai lu Emma dans la nuit courant août, et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai été agréablement surprise par ce livre qui m’a pourtant fort inquiétée lorsque je l’ai reçu. Toutes les explications, juste après la quatrième de couverture ! (c’te teasing que je fais !)

Je vous parle aujourd’hui d’Emma dans la nuit, de Wendy Walker, publié chez Pocket.L’histoire (4ème de couverture)

Deux sœurs disparaissent. Trois ans plus tard, une seule revient. Dit-elle toute la vérité ? 
Emma, 17 ans, et Cass, 15 ans, sont les sœurs Tanner, devenues tragiquement célèbres depuis leur inexplicable disparition. Après trois ans d’absence, Cass frappe à la porte de chez ses parents. Elle est seule. Elle raconte comment sa sœur et elle ont été victimes d’un enlèvement puis retenues captives sur une mystérieuse île. Emma y serait toujours. Mais la psychiatre qui suit cette affaire, le Dr Abigail Winter, doute de sa version des faits et s’intéresse de plus près aux Tanner. Elle finit par découvrir, sous le vernis des apparences, une famille dysfonctionnelle régentée par une mère narcissique. Que s’est-il réellement passé trois ans auparavant ? Cass dit-elle toute la vérité ? 

Les certitudes sont faites pour être bousculées !

A la lecture de la quatrième de couverture, je me suis dit « oulaaalaaaaa ça fleure bon le thriller familial pour gonzesse et ça va pas me plaire !« . Oui bon, vous le savez, moi les thrillers axés sur le cercle familial, les enfants et compagnie, c’est vraiment pas ma tasse de thé… Je trouve ça habituellement trop gentillet, trop dans le pathos, trop mièvre même la plupart du temps (pardon !), et je n’arrive que très rarement à accrocher parce que ce n’est pas assez tordu pour moi.

Pourtant celui-ci a quelque chose de spécial, quelque chose de malsain même. J’ai rapidement plongé dans l’intrigue, dès les premières pages à vrai dire, parce que l’auteure a su capter mon attention en insufflant un climat très pesant qui donne envie de se tirer en courant de cette maison de dingue. L’ambiance est absolument détestable, et l’intrigue mêle drame familial, personnalités toxiques, parent narcissique… Le climat de suspicion est perpétuel, et même si j’ai pu deviner certains éléments de l’intrigue, le dénouement m’est tombé sur le coin de la schness – « gueule » pour les non mosellans qui ne connaissent pas encore le patois que j’utilise régulièrement =) – sans que je comprenne ce que j’avais pu louper durant ma lecture. Bien joué Wendy Walker !

Le récit est froid, quasiment chirurgical, les personnages sont décortiqués sur le plan psychologique mais à part le sentiment de me sentir mal à l’aise d’assister à la déchéance d’une famille, je n’ai éprouvé aucune émotion ni aucune empathie envers les personnages. J’ai plutôt eu envie de les étrangler pour certains… Je n’ai pas besoin de m’attacher aux personnages pour apprécier ma lecture, et ce n’est pas un point qui m’a gênée.

Il y a bien eu des moments qui m’ont paru un peu longs durant ma lecture mais ils n’ont pas duré assez longtemps pour me perdre et me faire arrêter (et pourtant, août a été le mois des abandons pour moi !). J’ai tendance à penser que c’est un peu la norme dans les thrillers psychologiques, cette redondance de scènes et ces intrigues qui prennent leur temps. C’est un des éléments moteurs du suspense du thriller psychologique, il faut l’accepter, il faut accepter aussi qu’il n’y ait pas de scènes de castagne, de violences, ni d’intrigue qui va à cent à l’heure. Et pourtant il est tout à fait possible d’y trouver son compte.

Le mot de la fin

Si vous pensiez que votre famille est tordue, attendez de découvrir celle-là !

Un thriller psychologique bien mené, une écriture soignée et entraînante, il n’en fallait pas plus pour me plaire !

Je recommande !

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