Editions Fanlac, Non classé

Springsteen-sur-Seine – Vincent Maillard

J’apprécie toujours découvrir de nouveaux auteurs de polars et de thrillers parce que j’ai pour habitude de dire qu’il n’y a pas que les têtes de gondole dans la vie d’un lecteur, et c’est sur les conseils d’un ami chroniqueur que je me suis lancée… Voilà quelques jours que j’ai terminé ce livre, et pourtant j’ai eu du mal à me mettre à rédiger ma chronique parce que je ne savais pas vraiment quoi en dire. Ressenti pas complètement positif, mais pas complètement négatif non plus, je vais essayer de vous exposer ça de la manière la plus objective possible, dans une chronique qui est sans doute la plus courte de l’histoire de mon blog =)

Je vous parle aujourd’hui de Springsteen-sur-Seine, de Vincent Maillard, paru chez Editions Fanlac.

L’histoire (4è de couverture)

Ils s’étaient résignés à une petite vie, normale, tranquille. C’est raté. Des ascenseurs qui tombent, ce n’est ni normal ni tranquille.
Antoine Tallec est agent d’entretien d’ascenseurs et batteur d’un groupe local. Callista Lazaridis est assistante dans un bureau d’études, aussi jolie que timide. Comme beaucoup de Français, ils vivent dans la France périurbaine, ce territoire mal défini, entre ville et campagne, tout au bout des lignes de transports en commun. Parvenus à la trentaine, ayant renoncé à leurs rêves de jeunesse, ils s’étaient, chacun de leur côté, habitués à faire profil bas. Leur rencontre, bouleversée par plusieurs morts, va changer la donne.
Sous l’influence de la musique populaire et sous l’autorité tutélaire de Bruce Springsteen, musicien emblématique des oubliés, ce roman noir dégage la force de ceux qui résistent malgré tout à l’écrasement et au mépris.

Mi-figue mi-raisin

Springsteen-sur-Seine, c’est l’histoire d’un mec lambda, qui mène une vie on ne peut plus banale et routinière, et qui se retrouve embarqué malgré lui dans une histoire infernale de laquelle il aura bien du mal à se sortir.

Pas vraiment un thriller, l’enquête passe au second plan, on est ici plutôt dans un roman noir sur la vie quotidienne de nos banlieues, avec nos politiciens corrompus jusqu’à la moelle qui s’enrichissent sur la misère des autres. Le sujet est intéressant, le personnage d’Antoine est pourvu d’une aura vraiment très sympathique, mais il m’a manqué un petit truc pour ma lecture, un coup de peps pour la rendre un peu moins académique et moins conventionnelle. J’ai vraiment butté sur la forme, je ne me suis pas forcément ennuyée, ce n’était pas déplaisant non plus, mais j’ai comme le sentiment que l’auteur s’est bridé au lieu de se lâcher et du coup je suis restée un peu sur ma faim.

Le mot de la fin

Pas un coup de cœur, mais pas une déception non plus. Disons que je pense ne pas être forcément la lectrice qu’il faut à ce bouquin, parce que j’ai besoin de d’intrigues assez violentes, surtout en ce moment, et que du coup même si je n’ai pas trouvé ma lecture désagréable car il y a de la matière, il m’a manqué un petit quelque chose pour vraiment m’accrocher.

Ce roman pourrait très bien correspondre à un lecteur moins barbare et plus ouvert au thriller « soft » que moi, je vous invite d’ailleurs à aller voir la chronique vidéo de mon ami Nico, Il en pense quoi Nico, qui lui, a vachement apprécié cette lecture !

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