Polar/thriller français

Le cri des corbeaux – Matthieu Parcaroli

Stop, on arrête tout, c’est l’alerte cocoricooooo du jour ! J’ai trouvé un nouvel auteur de thriller lorrain !!! Je viens d’une région où les événements littéraires sont assez peu nombreux, et les auteurs de thrillers se comptent sur les doigts d’une main, donc quand j’en découvre un qui habite à 10 minutes de chez moi, forcément, je décide de suivre l’affaire de près !

Je suis Matthieu Parcaroli depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux, et j’attendais avec hâte de découvrir son premier roman. C’est chose faite, et on peut dire que pour un premier livre édité, c’est vraiment pas mal du tout comme entrée en matière !

Sans plus attendre, je vous parle aujourd’hui du livre Le cri des corbeaux, de Matthieu Parcaroli, publié aux Editions Le Masque.

L’histoire (4è de couverture)

Après avoir participé à un concours en ligne, Julie et Théo gagnent un week-end pour deux tous frais compris dans une sublime villa à la montagne près du lac des corbeaux.
Pour ce jeune couple modeste, c’est le voyage de noces qu’ils n’ont jamais pu s’offrir. Sur place, le rêve s’arrête net lorsqu’ils voient débarquer un autre couple, eux aussi vainqueurs du concours. Comble de la malchance, le lieu, perdu dans la nature enneigée, ne semble pas desservi par le réseau. Impossible de contacter les organisateurs du jeu. Mais le séjour romantique bascule véritablement dans le cauchemar lorsqu’ils se rendent compte être enfermés dans cette immense propriété et que l’un d’eux disparaît au cours d’une coupure d’électricité.
La peur est un vilain défaut… et nos personnages vont l’apprendre de la plus cruelle des façons.

 

Sortez moi de là !

Je vais être totalement honnête et transparente avec vous, j’ai eu une frayeur en commençant les premières pages du livre, en raison d’un début relativement classique qui a grandement inquiété mon âme de lectrice de thrillers qui tabassent grave… J’ai pour habitude de dire sur le ton de la plaisanterie que s’il n’y a pas un cadavre ou une scène atroce dans les 20 premières pages, c’est foutu, j’abandonne le bouquin… Les certitudes étant faites pour être bousculées, j’ai poursuivi ma lecture et j’ai été soulagée de constater que j’avais bien fait de continuer et de laisser à l’auteur le temps de poser les bases de son intrigue. Mea culpa !

L’histoire prend forme rapidement, dès l’arrivée du couple dans le chalet. Le livre étant relativement court, pas le temps de tergiverser, l’auteur plante son décor en plein cœur des paysages vosgiens et dès lors, les mystères surviennent et ont tendance à se multiplier à mesure de notre avancée dans l’intrigue. Grâce à des chapitres courts, à un nombre de personnages très restreint, quatre au total, et à un seul lieu qui voit se dérouler toute l’intrigue, c’est une immersion complète que nous propose Matthieu Parcaroli.

Je voue une passion sans limite pour les huis-clos dans mes lectures, à petite ou grande échelle d’ailleurs. Je trouve ce procédé hyper intéressant dans les thrillers car il permet de créer une tension narrative très forte, très angoissante. Bien que l’intrigue ne soit pas seulement canalisée à l’intérieur du chalet mais dans son environnement proche, on est rapidement en proie à une sensation de claustrophobie et ici, le confinement procure un réel sentiment d’étouffement, de peur aussi. Qui aurait envie de se retrouver coupé du monde en plein hiver, en plein cœur d’un paysage inquiétant, sans réseau téléphonique pour appeler de l’aide, de surcroît avec une personne qui disparaît mystérieusement durant quelques minutes d’une panne de courant ?

L’écriture d’un huis-clos est délicate, le procédé est régulièrement utilisé dans ce genre littéraire et les auteurs doivent ruser pour tenter de faire quelque chose de différent afin de ne capter l’attention du lecteur sans le lasser. Mission accomplie ici, c’est parfaitement bien mené !

Plus que le huis-clos, la force de ce bouquin, c’est que tu ne vois rien venir, et à quelques pages seulement de la fin je me demandais comment il était possible que l’auteur boucle son livre en si peu de pages, sans le bâcler. Et bien, il l’a fait ! Ce n’est pas une chute que nous offre Matthieu Parcaroli, c’est un gouffre, un ravin dans lequel il plonge son lecteur, sidéré par un pareil dénouement. Terminer sur un effet de sidération aussi important aura pour effet de marquer durablement les lecteurs, bien joué !

Le mot de la fin

Comme je vous le répète à chaque fois que je vous parle d’un auteur émergent, il y a tant à découvrir chez les nouveaux auteurs de thrillers français, il faut juste leur donner une chance et avoir envie de découvrir autre chose que les éternels gros vendeurs et têtes de gondole.

Les avis sont unanimement positifs autour de ce livre, je ne peux que vous le recommander chaudement !

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