Editions Albin Michel

A même la peau – Lisa Gardner

Voilà quelques jours déjà que j’ai terminé ce livre, et on peut dire que j’ai traîné à rédiger ma chronique car quand je suis dans une période de boulimie de lecture, j’ai beaucoup de mal à me poser et à rédiger mes articles. Du coup je me retrouve en galère les premiers jours du mois de février, à devoir préparer le bilan de janvier avec plusieurs chroniques de retard !

A même la peau est mon premier livre de Lisa Gardner, je vois régulièrement passer ses couvertures sur la blogosphère mais je n’avais jamais eu l’occasion de la lire, je passe tellement de temps à lire du polar français que j’en délaisse presque les auteurs étrangers !

Bref, j’ai lu mon premier Lisa Gardner, A même la peau, paru chez Albin Michel, et je vous en parle juste après la 4è de couverture !

L’histoire (4è de couverture)

Fille d’un tueur en série et sœur d’une meurtrière à 14 ans, Adeline est devenue médecin, comme son père adoptif. Sa spécialité : la douleur, qu’une anomalie génétique l’empêche pourtant de ressentir. C’est dans son cabinet qu’elle rencontre l’inspectrice D. D. Warren, blessée à l’épaule sur une scène de crime. Elle a été poussée dans l’escalier mais n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé. Alors qu’elle se laisse doucement séduire par les méthodes de sa thérapeute, D.D. Warren découvre que les meurtres sur lesquels elle enquête, des jeunes femmes écorchées, ressemblent étrangement à ceux commis par le père d’Adeline il y a plus de vingt ans…

Des craintes…

Quand j’ai posté ma photo sur Instagram comme quoi je commençais ce livre, les commentaires ont fusé : « c’est trop calme et gentil pour toi« . Visiblement, j’ai une sacrée réputation de sauvageonne moi, ah ah ! Je vous avoue que j’ai eu un peu peur en voyant la couverture, très féminine, je me suis dit « c’est un polar pour gonzesse ça et ça ne va pas me plaire« … Clairement, je n’apprécie pas les lectures trop soft, trop féminines (histoires d’amour, de maternité et tout le tralala me font fuir à grandes enjambées et j’abandonne avant la moitié du bouquin) et il est vrai que je suis plus friande des thrillers qui tabassent. Malgré tout, il m’arrive aussi d’apprécier des thrillers plus « gentils » et conventionnels, et ça a été le cas ici, ouf, je n’ai pas eu le sentiment de lire « un livre pour gonzesse » (mille excuses pour celles qui les aiment !) !

Et finalement…

J’ai bien accroché ! Derrière une intrigue somme toute assez classique, A même la peau se révèle être un thriller efficace, parfait entre deux horreurs histoire de souffler un peu ! Si le rythme n’est pas toujours des plus entraînants, j’y ai malgré tout trouvé mon compte car ça se lit bien, vite, et que les thèmes abordés ont été assez accrocheurs pour que je m’y intéresse.

Le thème majeur de ce polar est celui de la gestion de la douleur : l’enquêtrice principale, D.D Warren, se retrouve dans une incroyable souffrance physique suite à un mystérieux accident survenu durant une arrestation, tandis qu’Adeline, l’autre personnage important du livre, ne ressent aucun douleur car atteinte d’une pathologie qui l’empêche de ressentir quoi que ce soit. J’ai trouvé intéressant de mettre en opposition deux personnages aussi importants sur ce sujet, car on se rend compte de la place qu’occupe la douleur dans la vie d’un individu : lorsqu’elle est constante, elle fatigue, fait souffrir et affaibli le psychisme d’une personne qui deviendra peu à peu l’ombre d’elle-même, et lorsqu’elle n’existe pas elle met en danger, car la douleur est un mécanisme de protection, elle prévient d’un danger immédiat pour le corps (et pour l’esprit).

Je n’ai pas forcément beaucoup accroché au personnage de D.D Warren pour cette première rencontre avec elle, mais je pense que son rôle a été mis un peu en second plan dans l’intrigue en raison de son état de santé qui n’était pas favorable pour mener une enquête de front. Je l’ai sentie très frustrée, très enfermée dans ce corps qui la handicape, et du coup j’ai moi-même été un peu frustrée vis-à-vis d’elle. Ça n’a pas forcément entaché ma lecture, je n’ai pas besoin de m’attacher à un personnage pour apprécier un bouquin.

Le mot de la fin

Sans forcément être un coup de cœur, j’ai passé un bon moment de lecture. C’est pour moi un thriller tout public, idéal pour découvrir le genre de manière assez douce histoire de ne pas traumatiser les plus sensibles.

A même la peau fait partie d’une série, je n’ai aucunement été dérangée dans le fait de ne pas avoir lu les précédents.

à découvrir !

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