Editions Métailié Noir, Islandais, Nordique

Les fils de la poussière – Arnaldur Indridason

20 ans qu’on attendait qu’il soit traduit en France ! Voilà enfin la toute première enquête de la série Erlendur ! Je suis partagée entre une grande joie et une infinie émotion de retrouver ce personnage que j’ai tant aimé découvrir à travers la longue série que l’auteur islandais lui consacre depuis plus de 20 ans…

Je ne sais pas pourquoi ce livre n’avait jamais été traduit en France, mais qu’importe, grâce au fidèle traducteur français de l’auteur, Eric Boury, les lecteurs peuvent retrouver, l’espace de quelques centaines de pages, le célèbre Erlendur qui a fait explosé la notoriété de l’auteur à travers le monde.

Je vous parle aujourd’hui du dernier livre traduit en français de l’auteur islandais Arnaldur Indridason, Les fils de la poussière, paru hier aux Editions Métailié.

L’histoire (4è de couverture)

Paru en 1997, Les Fils de la poussière, premier roman d’Arnaldur Indridason, a ouvert la voie au polar islandais en permettant à ce genre littéraire d’accéder enfin à la reconnaissance et d’acquérir ses lettres de noblesse en Islande.

Le récit s’ouvre sur le suicide de Daniel, quadragénaire interné dans un hôpital psychiatrique de Reykjavík. Au même moment, un vieil enseignant, qui a eu Daniel comme élève dans les années 60, meurt dans un incendie. Le frère de Daniel essaie de découvrir ce qui liait ces deux hommes et comprend graduellement que, dans les années 60, certains enfants ont servi de cobayes dans le cadre d’essais pharmaceutiques et génétiques qui ont déraillé…

L’enquête est menée parallèlement par le frère de Daniel et par une équipe de policiers parmi lesquels apparaît un certain Erlendur, accompagné du jeune Sigurdur Oli et d’Elinborg.

Dès ce premier roman, on trouve tous les éléments qui vont faire le succès international qu’on connaît.

Au moment où il écrit ce roman, après des études d’histoire, Arnaldur Indridason est journaliste chargé de la rubrique cinéma dans le principal journal de Reykjavík. Il est le fils d’un écrivain reconnu, ce qui est aussi un défi.

Comme si je retrouvais un vieil ami…

J’ai eu quelques craintes avant de débuter ma lecture, car je savais que j’entamais le premier livre écrit par Arnaldur Indridason il y a plus de vingt ans, et en tant que grande fan de l’auteur, j’avais des sueurs froides en me disant qu’il ne serait peut-être pas aussi bon que ses autres livres déjà parus en France, vu qu’il s’agissait d’un premier roman. Le style et l’écriture d’un auteur évoluent et s’affirment tome après tome, et je ne savais pas à quoi m’attendre pour cette première parution. Et pourtant, je peux vous garantir que ce livre n’a rien à envier ceux qui ont suivi !

A travers une enquête complexe, l’auteur nous emmène au cœur d’une incroyable et mystérieuse histoire qui prend racine plusieurs dizaines d’années plus tôt. Et là, j’ai mon p’tit cœur de lectrice qui frétille parce que je retrouve une des caractéristiques que j’aime tant dans la plume de l’auteur, et qui consiste à mener des enquêtes sur des cold cases afin de faire émerger la vérité d’un passé que tout le monde aurait voulu oublier. Dans chaque livre de la série Erlendur, le passé prend une place importante, car chaque tome est l’occasion pour lui d’aller fouiller dans une autre époque. Ce personnage porte en lui une blessure profonde, jamais cicatrisée, celle d’avoir perdu son petit frère lors d’une tempête dans la lande islandaise lorsqu’ils étaient enfants. Erlendur est un personnage coincé dans ce passé qui l’étouffe et parasite sa vie, et je reste persuadée que cette volonté de déterrer de vieilles affaires classées est la conséquence directe du traumatisme qu’il a vécu alors qu’il était enfant. Adepte du « c’était mieux avant« , il est un personnage taciturne, à l’humeur parfois morose, mais au fond tellement attachant.

J’ai retrouvé avec joie la petite équipe qu’il forme avec Sigurdur Oli, ils sont deux hommes que tout oppose et sont malgré tout obligés de travailler ensemble. D’un côté Erlendur, dirvorcé morose et toujours prompt aux sarcasmes, de l’autre le jeune premier Sigurdur Oli qui revient tout juste des Etats-Unis où il a fait ses études. Ce dernier est un jeune homme branché qui aime être bien habillé et les appartements designs. Ca donne, entre eux, quelques scènes cocasses qui font sourire, ça donne aussi de bonnes engueulades, mais ce qui les lie c’est un profond professionnalisme, un sens du devoir et je dirais qu’il y a, entre eux, une sorte de relation filiale.

Et côté style ?

Si je suis tombée amoureuse de l’écriture de cet auteur il y a plusieurs années déjà, c’est parce qu’il a su conquérir mon cœur de voyageuse en plongeant ses intrigues en plein cœur de son magnifique pays qu’il sait si bien mettre en avant. Je n’ai pas vraiment retrouvé cette immersion au niveau des paysages cette fois, mais ça ne m’a pas forcément gênée car il a réussi à compenser ça avec une intrigue intéressante, riche et où le rythme de narration est relativement intéressant. Que ça soit clair, vous ne serez pas dans un rythme digne de 24h chrono, mais je ne cesse de vous dire qu’on ne lit pas des thrillers nordiques pour ça ! On s’imprègne de l’ambiance, et finalement quand on sait la capter et la ressentir, on se laisse porter par l’auteur et on comprend qu’il n’y a pas besoin de litres de sang et de rebondissements à chaque chapitre pour apprécier un thriller.

Le mot de la fin

Jamais déçue par Arnaldur Indridason, il est le maître incontesté du polar nordique, il arrive à chaque fois à me captiver, m’émouvoir, me surprendre… Je ne peux que vous recommander ce livre, si vous avez déjà lu cet auteur, mais aussi et surtout si vous ne l’avez pas lu, car il vous permettra de découvrir, par ordre chronologique, cette incroyable série. Et j’espère retrouver à nouveau Erlendur dans les mois ou années à venir. Je suis conquise !

Belle lecture à tous !

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