Editions Pocket, Polar/thriller français, Prix Nouvelles Voix du Polar 2018 - Pocket

Le cri – Nicolas Beuglet

Ce n’est pas que j’ai envie de vous servir « du réchauffé »sur mon blog mais je publie à nouveau cette chronique du premier livre de Nicolas Beuglet, Le cri, car il fait partie de la sélection Prix Nouvelles Voix du Polar 2018 des Editions Pocket et j’ai souhaité crée un enchaînement de chroniques pour vous qui me suivez pour mettre en lumière les 4 titres sélectionnés.

J’ai lu Le cri sa sortie, et je vous publie donc à nouveau ma chronique, d’autant plus qu’il est sorti en poche et que ça pourra permettre aux lecteurs qui ne l’ont pas encore lu de le découvrir.

Je ne suis pas forcément hyper fière de mon article après relecture aujourd’hui, je l’avais publié aux balbutiements de mon blog et je suis contente d’avoir évoluer autant dans l’argumentation de mes chroniques. Mais c’est ainsi, je ne vais pas la changer aujourd’hui…

Chronique

A vous, Serial Lecteurs, qui allez lire ma chronique, prenez note de ces quelques avertissements :

  1. Commencez par acheter ce livre,
  2. Prévoyez 24 à 48h en fonction de votre rythme de lecture,
  3. Dites à votre époux/épouse de sortir ce soir boire un verre avec ses potes,
  4. Mettez les gosses chez les grands-parents,
  5. Commencez votre lecture,
  6. Pensez à boire ou à manger de temps en temps,
  7. Essayez de vous en remettre une fois terminé.

J’ai eu le plus grand mal à écrire ma chronique, tant j’ai été passionnée par ce livre et que j’ai l’impression de rester KO après l’avoir terminé. Je n’avais qu’une envie, c’est de vous dire « faites-moi confiance aveuglément, il FAUT que vous le lisiez à tout prix très rapidement». Ça fait un peu light comme chronique je vous l’accorde, donc j’ai laissé un peu ce bouleversement se tasser, pour revenir vers vous et essayer de vous expliquer de manière objective, ce que j’ai aimé dans ce livre.

L’histoire

A quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés quil porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

Un rythme oppressant

Le rythme de lecture est haletant, à couper le souffle, j’ai eu l’impression d’être en permanence en apnée et de m’arrêter à certains moments pour respirer une grande bouffée d’air avant de replonger dans les abysses de l’enquête. A aucun moment l’auteur ne vous laissera reprendre votre souffle et vos esprits, c’est un enchaînement de rebondissements et d’indices nouveaux qui apparaissent au fur et à mesure des investigations et qui apportent plus de questions, dans un premier temps, que de réponses aux protagonistes mais aussi aux lecteurs. L’auteur, Nicolas Beuglet, est scénariste de profession et il use de toutes les techniques cinématographiques pour créer un rythme et une tension extrême, poussant le lecteur à tourner les pages de manière compulsive jusqu’à la dernière.

Un thriller scientifique

Ma principale crainte avant de commencer ma lecture a été l’aspect scientifique qui allait être développé durant l’enquête. Je ne suis pas forcément amatrice des thrillers scientifiques, je n’ai jamais été attirée par les sciences, je n’y ai jamais compris grand-chose d’ailleurs et je trouve certains passages passablement compliqués dans certains livres, comme dans certains de Franck Thilliez qui m’ont contrainte à arrêter ma lecture tant ce n’était pas agréable pour moi comme lecture. Pourtant, Nicolas Beuglet a réussi à ancrer son histoire dans des recherches scientifiques assez complexes, tout en utilisant un langage vulgarisé qui permet à l’histoire d’être accessible au plus grand nombre, notamment aux réfractaires comme moi, et en trouvant un certain équilibre entre l’enquête policière et les révélations scientifiques.

L’histoire est intrigante, j’ai beaucoup aimé le fait d’avoir l’impression de déterrer de vieux secrets d’Etats enfouis dans les archives secrètes des grandes institutions comme la CIA, le FBI ou la Nasa. Il est en effet question ici d’expériences secrètes réalisées sur le cerveau, la psyché d’individus tests, utilisés comme des animaux de laboratoires, totalement annihilés par des années d’expériences, subissant d’atroces souffrances et complètement coupés du monde.

Ce livre nous interpelle également sur de grandes questions de l’humanité : religion, vie après la mort, questionnement sur l’origine de la vie. Ce que j’ai aussi apprécié, c’est que Nicolas Beuglet n’essaie pas de nous faire adhérer aux thèses mises en avant dans ce livre, aux doctrines énoncées, ce n’est pas un livre de propagande. Certes, il nous amène à nous questionner sur de grandes énigmes, mais en aucun cas il ne s’agit d’un ouvrage moralisateur.

Des personnages profondément humains

Sarah, qui est le personnage principal de ce livre, est une femme brisée. Elle vient d’apprendre que son mari l’a trompée et qu’il souhaite demander le divorce. Au fil de notre lecture, nous allons apprendre à la connaître. Nous découvrons d’abord une personne froide, rigide, elle ne souhaite pas serrer la main aux personnes qu’elle rencontre car selon elle, cela crée un lien qui peut la détourner de l’objectivité qu’elle se doit d’avoir durant son enquête. Elle souhaite rester maîtresse d’elle-même, de ses actions et de ses émotions. C’est donc une personne rigide qui apparaît au premier abord. Et puis, on soupçonne un passé difficile, on comprendra finalement pourquoi elle est tellement mal à l’aise en entrant dans l’hôpital psychiatrique, on comprend qu’elle garde des cicatrices émotionnelles, gravées en elle de manière indélébile et qui ont poussé cette jeune femme à se murer derrière une solide carapace. J’ai le sentiment qu’elle commence à montrer son côté humain en rencontrant Christopher, qui est un des personnages les plus puissants, émotionnellement parlant, de ce livre et que j’ai beaucoup apprécié.

Le mot de la fin

L’enchaînement des événements est entraînant et une fois commencé, ce livre m’a complètement obnubilée et je ne suis revenue à la réalité qu’au moment où j’ai refermé la dernière page, c’est-à-dire le soir-même du jour où je l’ai commencé.

Je recommande !

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